LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2109392

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2109392

mercredi 25 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2109392
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation10ème Chambre (JU)
Avocat requérantBAFFI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2021, M. C A D, représenté par Me Baffi, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 26 décembre 2019 par laquelle le président du conseil départemental du Val-d'Oise a rejeté sa réclamation relative au bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité active d'un montant de 6 709,36 euros mis à sa charge ;

2°) d'annuler la décision du 30 juillet 2020 par laquelle le président du conseil départemental du Val-d'Oise lui a appliqué une amende administrative de 300 euros ;

3°) de lui accorder une remise gracieuse totale de sa dette.

Il soutient qu'à l'exception de brefs séjours à l'étranger il a résidé en France de manière ininterrompue entre septembre 2017 et octobre 2018.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 janvier 2023, la présidente du conseil départemental du Val-d'Oise conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête et, à titre subsidiaire, au rejet des conclusions. Il soutient que les conclusions dirigées contre la décision du 26 décembre 2019, notifiée le 3 janvier 2020, sont tardives, que la décision du 31 juillet 2020 est confirmative et non susceptible de recours, et que les conclusions dirigées contre l'amende administrative n'ont pas été précédées d'un recours administratif préalable.

M. A D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale le 12 octobre 2020.

Vu :

- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative ;

- la décision par laquelle le rapporteur public a été, sur sa proposition, dispensé de prononcer ses conclusions à l'audience ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Bories, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique.

A l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 14 octobre 2019, la caisse d'allocations familiales (CAF) du Val-d'Oise a mis à la charge de M. C A D la somme de 6 716,53 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active (RSA) portant sur la période allant du 1er septembre 2017 au 31 octobre 2018. Après que le requérant a contesté le bien-fondé de cet indu, le président du conseil départemental du Val-d'Oise lui a notifié un refus par une décision du 26 décembre 2019. Par une décision du 30 juillet 2020, le président du conseil départemental lui a appliqué une amende administrative de 300 euros. Par la présente requête, M. A D conteste ces décisions et demande au tribunal de lui accorder une remise totale de sa dette.

Sur les conclusions relatives au bien-fondé de la créance :

2. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. () ". Aux termes de l'article R. 262-5 du même code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. () En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire ". Enfin, aux termes de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. ".

3. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'enquête de la CAF du Val-d'Oise du 20 septembre 2019, que l'indu de revenu de solidarité active mis à la charge du requérant a été généré par la prise en compte de ses séjours prolongés hors de France entre le 6 septembre 2017 et le 5 octobre 2018, révélés à la faveur d'un contrôle de sa situation par la CAF. Les éléments produits par le requérant, constitués par des relevés bancaires qui ne font état d'aucun mouvement depuis la France sur la période, et de rendez-vous administratifs qu'il ne démontre pas avoir honorés, sont insuffisants pour justifier de sa présence en France.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions d'annulation de la décision du 26 décembre 2019, en tant qu'elle a maintenu l'indu de RSA mis à la charge de M. A D, doivent être rejetées.

Sur les conclusions relatives à la remise de dette :

5. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / () / La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. ".

6. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise. Lorsque l'indu résulte de ce que l'allocataire a omis de déclarer certaines de ses ressources, il y a lieu, pour apprécier la condition de bonne foi de l'intéressé, hors les hypothèses où les omissions déclaratives révèlent une volonté manifeste de dissimulation ou, à l'inverse, portent sur des ressources dépourvues d'incidence sur le droit de l'intéressé à la prime d'activité ou sur son montant, de tenir compte de la nature des ressources ainsi omises, de l'information reçue et de la présentation du formulaire de déclaration des ressources, du caractère réitéré ou non de l'omission, des justifications données par l'intéressé ainsi que de toute autre circonstance de nature à établir que l'allocataire pouvait de bonne foi ignorer qu'il était tenu de déclarer les ressources omises. A cet égard, si l'allocataire a pu légitimement, notamment eu égard à la nature du revenu en cause et de l'information reçue, ignorer qu'il était tenu de déclarer les ressources omises, la réitération de l'omission ne saurait alors suffire à caractériser une fausse déclaration.

7. Compte tenu de la réitération des omissions déclaratives de M. A D, qui n'établit pas, ainsi qu'il a été dit au point 3, avoir résidé en France entre les mois de septembre 2017 et octobre 2018, la bonne foi du requérant ne peut être regardée comme établie. L'intention frauduleuse de M. A D résulte, ainsi, de l'instruction. De sorte qu'il n'y a pas lieu d'accorder au requérant la remise gracieuse qu'il sollicite. Au surplus, le requérant ne justifie par aucune pièce l'ensemble de ses ressources et des charges de son foyer, en dépit d'une mesure d'instruction réalisée à cet effet.

Sur l'amende administrative :

8. Aux termes de l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles : " La fausse déclaration ou l'omission délibérée de déclaration ayant abouti au versement indu du revenu de solidarité active est passible d'une amende administrative prononcée et recouvrée dans les conditions et les limites définies, en matière de prestations familiales, aux sixième, septième, neuvième et dixième alinéas du I, à la seconde phrase du onzième alinéa du I et au II de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale. ".

9. Ainsi qu'il a été dit aux points 3 et 7, M. A D a délibérément omis de déclarer sa résidence hors de France, ce qui a abouti à la perception indue de sommes au titre du RSA de septembre 2017 à octobre 2018. Il en résulte que, sur le fondement des dispositions précitées, la présidente du conseil départemental du Val-d'Oise était fondée à lui infliger une amende administrative, dont ni le montant, ni l'exigibilité ne sont d'ailleurs contestés.

10. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A D doit être rejetée dans toutes ses conclusions, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées par la présidente du conseil départemental du Val-d'Oise.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. A D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A D et à la présidente du conseil départemental du Val-d'Oise.

Copie sera adressée à la caisse d'allocations familiales au département du Val-d'Oise.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 janvier 2023.

La magistrate désignée,

signé

C. BLa greffière,

signé

S. Lefebvre

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°210939

Décisions similaires

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 507200

**Solution rendue** : Le Conseil d'État rejette le pourvoi de la métropole du Grand Nancy. **Motif principal** : Aucun moyen sérieux n'est retenu, la cour administrative d'appel ayant correctement qualifié la voie d'accès d'équipement public et suffisamment motivé sa décision. **Portée** : Confirmation de la condamnation de la métropole à rembourser les frais de voirie et de signalisation imposés au pétitionnaire.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 506535

Le Conseil d’État a rejeté la requête de M. B... contre la sanction de l’AFLD. Il a jugé que la procédure était régulière et que la sanction de quatre ans était proportionnée. Cette décision confirme la rigueur de la lutte antidopage en France.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 504834

Le Conseil d'État rejette le pourvoi de M. B... contre l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille. Aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, dénaturation des pièces) n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi. La décision confirme que la requête était manifestement dépourvue de fondement sérieux.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 508061

08/04/2026

← Retour aux décisions