mardi 5 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2203787 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | RIQUIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 7 mars, 1er septembre et 7 septembre 2022, M. A demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite du 9 janvier 2022 par laquelle le président de l'université Paris Nanterre a rejeté sa demande tendant à ce que soient installés un ou plusieurs ascenseurs ou élévateurs permettant aux personnes à mobilité réduite, aux personnes disposant d'un aménagement spécifique de la part du service de médecine universitaire ou aux personnes dont l'utilisation des escaliers porte atteinte à leur santé, d'accéder aux premiers étages des quatre bâtiments de la bibliothèque universitaire ;
2°) d'enjoindre au président de l'université Paris Nanterre de faire procéder aux travaux nécessaires à la mise en accessibilité des premiers étages des quatre bâtiments de la bibliothèque universitaire dans un délai compris entre six et douze mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
Il soutient que :
- la décision attaquée de ne pas réaliser les travaux nécessaires à l'accessibilité des premiers étages de ces quatre bâtiments aux personnes à mobilité réduite méconnait les articles 10 et 11 du préambule de la Constitution du 4 octobre 1958 ;
- elle méconnait les articles 3 et 9 de la convention relative aux droits des personnes handicapées ;
- elle méconnait les articles L. 114-1-1, L. 114-2, L. 114-3 et L. 114-4 du code de l'action sociale et des familles dès lors qu'elle ne propose pas la meilleure autonomie possible aux personnes handicapées ;
- elle méconnait les articles L. 161-1, L. 164-1 et L. 164-2 du code de la construction et de l'habitation dès lors que la bibliothèque de l'université en cause n'a pas été rendue accessible dans un délai de dix ans suivant la publication de la loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ;
- elle méconnait l'article L. 165-1 du code de la construction et de l'habitation dans la mesure où l'université Paris Nanterre qui ne s'est pas conformée aux exigences d'accessibilité définies à l'article L. 164-1 du code de la construction et de l'habitation, n'a pas davantage exécuté les travaux prévus dans l'agenda d'accessibilité programmée validé le 9 août 2016 s'agissant de l'installation des ascenseurs dans les quatre " ailes " de la bibliothèque universitaire ;
- elle méconnait les articles R. 162-9 et R. 164-2 du code de la construction et de l'habitation dès lors que les travaux réalisés sur le bâtiment " Le Pixel " ont créé de nouveaux volumes intérieurs au bâtiment impliquant d'effectuer la mise en accessibilité des premiers étages la bibliothèque universitaire aux personnes handicapées ;
- elle méconnait l'article 7 de l'arrêté du 8 décembre 2014 fixant les dispositions prises pour l'application des articles R. 111-19-7 à R. 111-19-11 du code de la construction et de l'habitation et de l'article 14 du décret n°2006-555 relatives à l'accessibilité aux personnes handicapées des établissements recevant du public situés dans un cadre bâti existant et des installations existantes ouvertes au public ;
- elle méconnait l'article 7-2 de l'arrêté du 20 avril 2017 relatif à l'accessibilité aux personnes handicapées dans les établissements accueillant du public ;
- en outre, elle porte atteinte aux principes de non-discrimination, d'égalité de traitement devant le service public, d'égalité des chances mais également à la liberté d'aller et venir et à l'intégration sociale des personnes handicapées en proposant le service " prêt aux étudiants empêchés " en guise de " solution de substitution " à l'inaccessibilité de ces bâtiments.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 31 août 2022 et 29 décembre 2023, l'université Paris Nanterre représentée par Me Riquier, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que M. A, qui n'a pas été admis au titre de la deuxième année droit philosophie et ne justifie pas d'une réinscription à l'université au titre de l'année scolaire 2022-2023, ne démontre pas son intérêt à agir contre la décision attaquée ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Le mémoire enregistré le 23 janvier 2024 présenté par M. A n'a pas été communiqué.
La note en délibéré enregistrée le 21 février 2024 par l'université Paris Nanterre n'a pas été communiquée.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- l'arrêté du 8 décembre 2014 fixant les dispositions prises pour l'application des articles R. 111-19-7 à R. 111-19-11 du code de la construction et de l'habitation et de l'article 14 du décret n°2006-555 relatives à l'accessibilité aux personnes handicapées des établissements recevant du public situés dans un cadre bâti existant et des installations existantes ouvertes au public ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Zaccaron Guérin, rapporteure,
- les conclusions de M. Louvel, rapporteur public,
- et les observations de Me Gévaudan, représentant l'université de Paris Nanterre
M. A n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A alors étudiant à l'université Paris Nanterre a demandé au président de l'université à ce que soient installés, dans les meilleurs délais des ascenseurs ou élévateurs permettant aux des personnes à mobilité réduite, aux personnes disposant d'un aménagement spécifique de la part du service de médecine universitaire ou aux personnes dont l'utilisation des escaliers porte atteinte à leur santé, d'accéder aux premiers étages des quatre bâtiments de la bibliothèque universitaire, ou a minima un ascenseur ou un élévateur permettant à ces usagers d'accéder au premier étage de l'un de ces bâtiments. Par une décision du 9 janvier 2022 le président de l'université Paris La Défense a implicitement refusé sa demande. Par la présente requête, M. A demande au tribunal l'annulation de cette décision et à ce qu'il soit enjoint au président de l'université d'accéder à sa demande.
Sur l'intérêt à agir du requérant :
2. M. A produit un certificat de scolarité attestant de son inscription en deuxième année de licence de droit option " droit et science politique " au sein de cette université au titre de l'année universitaire 2022-2023, justifiant de son intérêt à agir dans le présent recours. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par l'université de Paris Nanterre ne peut qu'être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 165-1 du code de la construction et de l'habitation : " I.- Le propriétaire ou l'exploitant d'un établissement recevant du public ou d'une installation ouverte au public qui ne répond pas au 31 décembre 2014 aux exigences d'accessibilité définies à l'article L. 164-1 élabore un agenda d'accessibilité programmée. Cet agenda comporte une analyse des actions nécessaires pour que l'établissement réponde à ces exigences et prévoit le programme et le calendrier des travaux ainsi que les financements correspondants. () " En outre, l'article L. 165-2 de ce même code dispose : " I.- Le projet d'agenda d'accessibilité programmée doit être déposé dans les douze mois suivant la publication de l'ordonnance n°2014-1090 du 26 septembre 2014. / L'autorité administrative compétente peut autoriser, par décision motivée, la prorogation de ce délai pour une durée maximale de trois ans dans le cas où les difficultés financières liées à l'évaluation ou à la programmation des travaux le justifient, de douze mois dans le cas où les difficultés techniques liées à l'évaluation ou à la programmation des travaux le justifient ou de six mois en cas de rejet d'un premier agenda. / () " Aux termes de l'article L. 165-3 de ce code : " I.- La durée d'exécution d'un agenda d'accessibilité programmée ne peut excéder trois ans à compter de son approbation. / II.- La durée d'exécution d'un agenda d'accessibilité programmée peut porter sur deux périodes de trois ans maximum chacune, () III. - En cas de contraintes techniques ou financières particulières, la durée totale d'un agenda d'accessibilité programmée concernant un ou plusieurs établissements recevant du public () peut porter sur deux périodes de trois ans maximum chacune. () IV.- A titre exceptionnel, dans le cas d'un patrimoine dont la mise en accessibilité est particulièrement complexe en raison des exigences de continuité de service, () du montant des investissements nécessaires rapporté au budget d'investissement mobilisable par le responsable de la mise en accessibilité, la durée totale d'un agenda d'accessibilité programmée peut porter sur trois périodes de trois ans maximum chacune. Dans ce cas, l'agenda ne peut être approuvé que par décision motivée de l'autorité administrative compétente. () " Enfin, aux termes de l'article L. 165-4 de ce code : " En cas de force majeure, la prorogation de la mise en œuvre de l'agenda d'accessibilité programmée peut être demandée. Elle est prononcée par décision expresse de l'autorité administrative qui l'a validé pour une durée maximale de trois ans, renouvelable si les circonstances de force majeure ou leurs conséquences l'imposent. / En cas de difficultés techniques ou financières graves ou imprévues, ou en cas d'obligation de reprise d'une procédure administrative, cette autorité peut prononcer par décision expresse la prorogation de la durée de cet agenda pour une durée maximale de douze mois. ".
4. Il ressort des pièces du dossier que l'université Paris Nanterre s'est inscrite dans la procédure dérogatoire de l'agenda d'accessibilité programmée et justifie avoir déposé un agenda pour ses vingt-six établissements recevant du public (ERP), qui a été accepté par le préfet des Hauts-de-Seine le 9 août 2016 pour deux périodes de trois ans entre le mois de novembre 2016 et le mois de septembre 2022 et que les travaux d'accessibilité des étages de la bibliothèque universitaire devaient débuter en novembre 2017 et s'achever en 2022. Toutefois, en application des dispositions de l'article L. 164-1 du code de la construction, alors qu'elle était tenue de rendre accessibles ses vingt-cinq ERP selon l'agenda d'accessibilité programmée du 9 août 2016, l'université Paris Nanterre n'a pas réalisé les travaux consistant en l'installation d'ascenseurs ou d'élévateurs permettant aux personnes à mobilité réduite d'accéder aux premiers étages des quatre ailes de la bibliothèque universitaire, avant l'expiration de la période de six ans dont elle a bénéficié dans le cadre de cet agenda. A cet égard, les études de conception menées jusqu'à la phase de l'avant-projet sommaire et les études complémentaires qui, selon l'université Paris Nanterre devraient être réalisées en 2024 dès lors qu'aucun des trois scénarios proposés n'a pu être validé en raison des conséquences fonctionnelles et financières de ces projets sur l'université, ne sont pas de nature à caractériser un quelconque commencement d'exécution de ces travaux.
5. L'université Paris Nanterre fait valoir que la bibliothèque universitaire est identifiée comme bâtiment de qualité dans le plan local d'urbanisme, que les mesures prises pour faire face à la pandémie de Covid-19 ont ralenti la mise en œuvre de l'agenda, que cinquante-et-un des cent-vingt-et-un obstacles à l'accessibilité de ce bâtiment, soit 41%, ont été levés et qu'elle a pris soin, dans l'attente de la réalisation des travaux projetés, de mettre en place des solutions de substitution permettant aux personnes à mobilité réduite d'accéder aux différents services du premier étage de la bibliothèque universitaire en mettant à leur disposition l'aide de personnel d'accueil au rez-de-chaussée du bâtiment ainsi qu'en leur proposant un service de livraison postale des ouvrages qu'ils souhaiteraient consulter. Toutefois, aucun de ces éléments n'est de nature à justifier l'absence d'installation d'ascenseurs permettant aux personnes à mobilité réduite d'accéder aux premiers niveaux de la bibliothèque universitaire au cours de la période de six ans prévue par l'agenda d'accessibilité programmée dont il ne ressort au demeurant pas des pièces du dossier qu'elle aurait été prorogée par l'autorité compétente. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'université Paris Nanterre aurait sollicité du préfet des Hauts-de-Seine une telle prorogation du délai d'exécution des travaux programmés dans cet agenda en raison de la complexité particulière de la mise en accessibilité de son patrimoine immobilier, pour une situation de force majeure ou encore en raison de difficultés techniques ou financières graves ou imprévues, sur le fondement des articles L. 165-3 et L. 165-4 cités au point 3 du présent jugement.
6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 9 janvier 2022 par laquelle le président de l'université Paris Nanterre a implicitement refusé d'installer des ascenseurs ou élévateurs permettant aux personnes à mobilité réduite d'accéder aux premiers niveaux de la bibliothèque universitaire.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
7. D'une part, aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. " Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. / La juridiction peut également prescrire d'office l'intervention de cette nouvelle décision. " Aux termes de l'article L. 911-3 du même code : " La juridiction peut assortir, dans la même décision, l'injonction prescrite en application des articles L. 911-1 et L. 911-2 d'une astreinte qu'elle prononce dans les conditions prévues au présent livre et dont elle fixe la date d'effet. ".
8. D'autre part, aux termes de l'article 7 de l'arrêté du 8 décembre 2014 susvisé : " () 7-2 I.- Usages attendus : Tous les ascenseurs peuvent être utilisés par les personnes handicapées. Les caractéristiques et la disposition des commandes extérieures et intérieures à la cabine permettent, notamment, leur repérage et leur utilisation par ces personnes. Dans les ascenseurs, des dispositifs permettent de prendre appui et de recevoir par des moyens adaptés les informations liées aux mouvements de la cabine, aux étages desservis et au système d'alarme. / II.- Caractéristiques minimales : / S'il est procédé à l'installation d'un ascenseur, celui-ci respecte les dispositions décrites au I précédent. Les spécifications de la norme NF EN 81-70 :2003 sont réputées satisfaire à ces exigences. () ".
9. Le présent jugement qui annule la décision du 9 janvier 2022 implique nécessairement que l'université Paris Nanterre procède à l'exécution des travaux permettant de rendre les premiers niveaux de sa bibliothèque accessibles aux personnes à mobilité réduite. Il y a lieu, par suite, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, d'enjoindre à l'université Paris Nanterre de faire procéder à l'installation d'un ascenseur ou d'un élévateur dans un délai de douze mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les conclusions relatives aux frais non compris dans les dépens :
10. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas la partie perdante, la somme demandée à ce titre par l'université de Paris Nanterre.
D E C I D E :
Article 1er : La décision implicite en date du 9 janvier 2022, par laquelle le président de l'université Paris Nanterre a refusé que soient installés un ou plusieurs ascenseurs ou élévateurs permettant aux personnes à mobilité réduite, aux personnes disposant d'un aménagement spécifique de la part du service de médecine universitaire ou aux personnes dont l'utilisation des escaliers porte atteinte à leur santé, d'accéder aux premiers étages des quatre bâtiments de la bibliothèque universitaire est annulée.
Article 2 :Il est enjoint à l'université Paris Nanterre faire procéder à l'installation d'un ascenseur ou élévateur dans un délai de douze mois à compter de la notification du présent jugement
Article 3 : Les conclusions de l'université Paris Nanterre présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'université de Paris Nanterre.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 20 février 2024 à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
Mme Chaufaux, première conseillère,
Mme Zaccaron Guérin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 mars 2024.
La rapporteure,
signé
C. Zaccaron Guérin La présidente,
signé
S. Edert
La greffière,
signé
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 22037872
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512959
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour de travailleur saisonnier et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction estime que l'arrêté est régulier, suffisamment motivé et ne procède pas d'une erreur manifeste d'appréciation, en relevant que la carte de séjour sollicitée est soumise à des conditions spécifiques, notamment le maintien de la résidence habituelle hors de France, prévues à l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et d'autres dispositions du CESEDA sont également écartés.
02/04/2026
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02/04/2026
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Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de trois anciens associés d'une société de traiteur. Les requérants estimaient que l'État avait commis une faute en refusant initialement l'aide du fonds de solidarité COVID-19, causant la liquidation de leur entreprise. Le tribunal a jugé que le refus initial de l'administration était justifié, car la société ne remplissait pas une condition d'éligibilité (l'absence de dette fiscale impayée au 31 décembre 2019), et que le lien de causalité entre ce refus et la liquidation n'était pas établi. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité.
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02/04/2026