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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2300794

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2300794

mercredi 8 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2300794
TypeDécision
RecoursAutorisation
Formation10ème Chambre
Avocat requérantDESPRAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires enregistrés le 19 janvier 2023 et le 21 juin 2023, Mme D E représentée par Me Desprat, demande au tribunal :

1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 3 août 2022, par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a refusé un titre de séjour, a édicté à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;

3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois, à compter de la notification du jugement à intervenir, sous une astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, sous réserve de son admission définitive à l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordée, la somme de 1 200 euros lui serait directement versée

Elle soutient que :

- l'arrêté en litige est signée par une autorité incompétente ;

- il est insuffisamment motivé et atteste d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- il est dépourvu de base légale et est entaché d'une erreur de droit relative au fondement de la demande de titre de séjour en litige ;

- il est entaché d'erreurs de faits ;

- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 juin 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête et fait valoir que ses moyens sont infondés.

Par une ordonnance en date du 26 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 juillet 2023.

Par une décision en date du 15 mai 2023, le président du bureau de l'aide juridictionnelle du tribunal de Pontoise a accordé à Mme E le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord du 9 octobre 1987 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Dupin, conseiller,

- et les observations de Me Desprat, représentant Mme E.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D E, ressortissante marocaine née le 29 mars 1995, est entrée sur le territoire français pour la première fois le 5 septembre 2019, sous couvert d'un visa. Par une demande en date du 17 août 2021, elle a sollicité auprès du préfet des Hauts-de-Seine, son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 3 août 2022, le préfet des Hauts-de-Seine lui a refusé la délivrance de ce titre de séjour, a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Mme E demande l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Par une décision du 15 mai 2023 du bureau de l'aide juridictionnelle, Mme E s'est vue accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur ses conclusions tendant à ce qu'elle soit admise à l'aide juridictionnelle à titre provisoire qui sont devenues sans objet.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le refus de séjour :

3. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par M. H F, attaché d'administration de l'État, adjoint au chef du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement, qui disposait d'une délégation de signature du préfet à cette fin, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme G B, directrice des migrations et de l'intégration, et de Mme C A, cheffe de bureau des examens spécialisés et de 1'éloignement, consentie par un arrêté PCI n°2022-068 du 5 juillet 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture des Hauts-de-Seine le même jour. Il n'est pas établi que Mme B et Mme A n'auraient pas été absentes ou empêchées à la date de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'un vice d'incompétence doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées dans délai des motifs des décisions individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques, ou de manière générale, constituent une mesure de police (). " Aux termes de l'article L.211-5 du même code, " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

5. La décision attaquée vise les textes dont elle fait application, notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le 3°) de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne également les circonstances de faits propres à la situation personnelle et familiale de Mme E, dont les éléments sur lesquels le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé pour prendre l'arrêté contesté, notamment la circonstance qu'elle est célibataire, sans enfant à charge et qu'elle ne démontre pas être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine, où elle a vécu jusqu'à l'âge de 24 ans. Dès lors la décision en litige apparait suffisamment motivée au regard des exigences des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il suit que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

6. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier, et particulièrement de la motivation de la décision attaquée et des pièces versées au dossier par le préfet des Hauts-de-Seine, que ce dernier a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de Mme E, notamment au regard de ses démarches afin de valider son visa de long séjour, avant de lui refuser un titre de séjour. Par suite, le moyen tiré du défaut d'un tel examen doit être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Aux termes de l'article L. 422-1 du même code et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. () " Aux termes de l'article R. 431-16 du code précité : " Sont dispensés de souscrire une demande de carte de séjour : () 13° Les étrangers mentionnés aux articles L. 422-1, L. 422-2 et L. 422-5 séjournant en France sous couvert d'un visa pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois et au plus égale à un an et portant la mention " étudiant " ou " étudiant-programme de mobilité ", pendant la durée de validité de ce visa ; () " Aux termes de l'article. R. 431-17 du même code : " Les visas mentionnés aux 6o à 18o de l'article R. 431-16 permettent à leur titulaire de séjourner en France au-delà d'une période de trois mois et dans les limites de durée mentionnées au même article, à la condition que l'intéressé, dans un délai de trois mois à compter de la date de son entrée en France, déclare notamment la date de cette entrée et le domicile qui y est le sien, au moyen d'un téléservice, dans les conditions prévues par arrêté du ministre chargé de l'immigration ".

8. Il ressort des mentions de la décision attaquée que le préfet des Hauts-de-Seine a refusé également de délivrer à Mme E un titre de séjour portant la mention " étudiant " sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif qu'elle ne remplissait pas la condition relative à la détention d'un visa de long séjour. S'il ressort des pièces du dossier que Mme E s'était vue délivrer, le 30 août 2019, un visa de long séjour par les autorités consulaires française à Fès au Maroc, elle n'a pas, dans le délai de trois mois à compter de la date de son entrée en France, réalisé les formalités exigées par les dispositions de l'article R. 431-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et son visa ne lui permettait pas de séjourner en France au-delà d'une période de trois mois. Si Mme E, qui est entrée en dernier lieu en France en décembre 2019, soutient qu'elle a été empêchée d'effectuer les formalités en cause dans le délai prescrit en raison de difficultés techniques dans l'utilisation du télé-service prévu à cet effet, elle n'en justifie pas par la production d'échanges de courriels du 25 mai 2020 au 7 juin 2021, avec l'Agence nationale des titres sécurisés, qui sont postérieurs au délai réglementaire de trois mois et ne font pas état de difficultés rencontrées par l'intéressée pour enregistrer son visa de long séjour pendant ce délai de trois mois. Il en est de même des courriels adressés par l'intéressée aux services de l'université Paris X Nanterre, dont le premier date du 15 octobre 2020, et dans lequel le référent universitaire invitait notamment l'intéressée à s'adresser aux services de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. La production d'une facture relative à des timbres fiscaux ne permet pas non plus d'établir la réalité de ces difficultés. Dans ces conditions, c'est sans erreur de fait ni erreur de droit que le préfet des Hauts-de-Seine a considéré que Mme E ne remplissait pas les conditions de délivrance d'un titre de séjour " étudiant ", posées par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'elle ne pouvait justifier d'un visa de long séjour dans les conditions prescrites par les dispositions citées au point 7 du présent jugement.

9. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

10. Mme E fait valoir qu'elle réside en France depuis le 18 décembre 2019, qu'elle y a placé le centre de ses intérêts privés et familiaux, notamment au regard de son parcours universitaire et de sa situation professionnelle et que l'une de ses sœurs réside sur le territoire français en situation régulière. Toutefois, s'il ressort des pièces du dossier que l'intéressée a obtenu, depuis son entrée en France, un Master 2 " Génie Industriel - Mécanique des Structures Composites : Aéronautique et Éco-conception " en septembre 2022, le préfet indique qu'elle a redoublé sa deuxième année et a obtenu ses deux années de master avec la mention passable. Par ailleurs, Mme E est célibataire, sans charge de famille, et n'est pas dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses parents et de deux de ses sœurs, comme il ressort des mentions de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, et où elle-même a vécu jusqu'à l'âge de 24 ans. Enfin, si l'intéressée se prévaut du bénéfice d'une promesse d'embauche émise par l'entreprise Seawing le 18 octobre 2022, d'un courriel du 15 décembre 2022 de l'entreprise Sunlog acceptant sa candidature et de la conclusion d'un contrat à durée indéterminée avec la société Capgemini le 4 avril 2023, ces éléments sont postérieurs à la décision contestée. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas porté au droit de Mme E au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, cette décision n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences qu'elle emporte sur la situation personnelle de la requérante.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

11. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

12. Il incombe à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifient sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

13. Il ressort des mentions de la décision attaquée que pour interdire à Mme E de retourner sur le territoire français pendant un an, le préfet des Hauts-de-Seine a retenu les circonstances que l'intéressée est présente en France depuis deux ans et sept mois, qu'elle est célibataire, sans enfant et que ses attaches sur le territoire français ne sont pas intenses. Toutefois, l'intéressée, qui a réalisé des études supérieures en France, n'a pas déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et il ne ressort pas des pièces du dossier que sa présence sur le territoire national représenterait une menace pour l'ordre public. Elle a également des attaches familiales en France et peut prétendre à des perspectives sérieuses d'insertion sur le marché du travail en France. Dans les circonstances de l'espèce ainsi rappelées, Mme E est fondée à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine a commis une erreur d'appréciation en prenant à son encontre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.

14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme E est seulement fondée à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine, dans son arrêté du 3 août 2022, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

15. Le présent jugement, qui ne prononce que l'annulation que de la seule décision portant interdiction de retour sur le territoire français, n'implique pas de mesure d'exécution. Par suite les conclusions à fin d'injonction sous astreinte de la présente requête, ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais du litige :

16. L'État n'étant pas, pour l'essentiel, la partie perdante dans le présent litige, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 font obstacle à ce qu'une somme soit mise à sa charge au titre des frais du litige et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à ce que l'aide juridictionnelle à titre provisoire soit accordée à Mme E.

Article 2 : L'arrêté du 3 août 2022 du préfet des Hauts-de-Seine est annulé en tant qu'il prononce à l'encontre de Mme E une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme E est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D E et au préfet des Hauts-de-Seine.

Délibéré après l'audience du 18 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Ouillon, président,

M. Goupillier, premier conseiller,

M. Dupin, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 novembre 2023.

Le rapporteur,

signé

F. Dupin

Le président,

signé

S. OuillonLa greffière,

signé

M-J. Ambroise

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2300794

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