Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2406492

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2406492
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMERGUI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement d'instance de M. A..., qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de rapporter une décision de refus de regroupement familial pour son épouse. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, malgré une demande adressée via l'application Télérecours, il est réputé s'être désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 mai 2024, M. B... A..., représentée par la SELARL KLEROS Avocats, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine portant rejet de sa demande tendant à ce que la décision en date du 4 décembre 2023 portant refus de regroupement familial en faveur de son épouse soit rapportée et d’annuler cette décision ;

2°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d’autoriser le regroupement familial en faveur de son épouse un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 de ce code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles (…) ».

Au vu de l’état du dossier, M. A... a été, en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invité à confirmer le maintien de ses conclusions par un courrier mis à la disposition de son conseil le 28 novembre 2025 au moyen de l’application « Télérecours », que l’intéressé est présumé, en application de l’article R. 611-8-6 du même code avoir consulté deux jours ouvrables après cette date, soit le 1er décembre 2025. Ce courrier l’informait que, à défaut de confirmation de son recours dans le délai d’un mois, il serait réputé s’être désisté. En dépit de cette demande, aucune confirmation n’est parvenue à la juridiction dans le délai imparti.

M. A... doit donc être réputé s’être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement d’instance.

O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de la requête de M. A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet des Hauts-de-Seine.


Fait à Cergy, le 26 janvier 2026.

Le président de la 3ème chambre,


Signé


C. CANTIÉ

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.