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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2406923

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2406923

mercredi 25 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2406923
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantPRIGENT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de la requête de la société OGF. Cette décision fait suite à l'absence de réponse de la société à une demande de maintien de ses conclusions, adressée par voie électronique via Télérecours. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant est réputé s'être désisté à l'expiration du délai d'un mois sans avoir confirmé son intérêt à poursuivre l'instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 mai 2024, la société par actions simplifiée (SAS) OGF, représentée par Me Prigent, demande au tribunal :

1°) de condamner la commune de Sèvres à lui restituer une somme de 3 060,81 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 23 juin 2021, et de capitaliser ces intérêts ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Sèvres une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Une demande de maintien de ses conclusions a été adressée au conseil de la société requérante le 16 janvier 2026 en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 de ce même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles (…) ».

3. Il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de l’état du dossier, la demande prévue par les dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative a été transmise le 16 janvier 2026 au conseil de la société requérante au moyen de l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1 du code de justice administrative, dite « Télérecours », courrier dont il a été accusé réception le même jour à 11h17. Le délai d’un mois imparti à la SAS OGF pour confirmer expressément le maintien de ses conclusions est venu à expiration sans qu’une telle confirmation ne soit intervenue. Dans ces conditions, la SAS OGF doit, en vertu des dispositions ci-dessus rappelées de l’article R. 612‑5‑1 du code de justice administrative, être réputée s’être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la SAS OGF.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS OGF et à la commune de Sèvres.


Fait à Cergy, le 25 mars 2026.

Le président de la 8ème chambre,


Signé


T. Bertoncini


La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.






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