Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2500270

mardi 17 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2500270
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMORANT

Résumé IA

Sujet principal : Demande d'annulation du refus de renouvellement d'une carte professionnelle d'agent de sécurité et injonction de délivrance. Juridiction : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (ordonnance du président de la 12ème chambre). Solution retenue : Non-lieu à statuer sur les conclusions principales (annulation et injonction), le CNAPS ayant délivré l'autorisation postérieurement à l'introduction du recours. Le surplus des conclusions, notamment la demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, est rejeté. Textes appliqués : Articles R. 222-1 (notamment 3° et 5°) et L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 janvier 2025, M. A... B..., représenté par Me Morant, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 21 juin 2024 par laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de lui renouveler une carte professionnelle, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux ;
2°) d’enjoindre au CNAPS de lui délivrer l’autorisation sollicitée dans un délai de 15 jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du CNAPS la somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 janvier 2026, le conseil national des activités privées de sécurité conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…). »
2. Postérieurement à l’introduction de la requête, le conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a délivré à l’intéressé l’autorisation sollicitée. Il n’y a donc plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de sa requête.
3. Il n’y pas a lieu de mettre à la charge du CNAPS le versement à M. B..., de la somme demandée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. B....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au conseil national des activités privées de sécurité.


Fait à Cergy, le 17 février 2026.

Le président de la 12ème chambre,


signé


P.-H. d’Argenson

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.