Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions en annulation de l'arrêté préfectoral du 22 juillet 2024 ordonnant la remise de ses armes, ainsi que de ses demandes de restitution et de levée du fichage au FINIADA. En conséquence, le tribunal n'a pas statué sur le fond du litige relatif à l'application de l'article L. 312-7 du code de la sécurité intérieure. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), et rejeté les conclusions du préfet sur le même fondement.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 13 mars et 11 juin 2025, M. A... B..., représenté par Me Olejniczac, avocate, demande au Tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du préfet du Val-d’Oise n° 2024-0740 du 22 juillet 2024 ordonnant la remise d’armes, de munitions et de leurs éléments à l’autorité administrative au titre de l’article L. 312-7 du code de la sécurité intérieure ;
2°) d’ordonner au préfet du Val-d’Oise de lui restituer les armes listées dans l’arrêté visé ci-dessus, dans un délai d’un mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) d’ordonner à l’administration de procéder à la levée du fichage au fonds au fichier national des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes (FINIADA) ;
4°) mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
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Par un mémoire en défense enregistré le 2 juin 2025, le préfet du Val-d’Oise conclut au rejet de la requête de M. B... et demande, en outre, qu’une somme de 700 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
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Par un mémoire enregistré le 6 novembre 2025, M. B..., représenté par Me Olejniczac, avocate, doit être regardé comme se désistant de l’ensemble des conclusions de sa requête à l’exception de celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative, notamment son article R. 222-1.
Considérant ce qui suit :
1. Le désistement de M. B... est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
2. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État une somme de 1 000 (mille) euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
3. Les conclusions du préfet du Val-d’Oise présentées sur le même fondement doivent, en revanche, être rejetées, M. B... n’étant pas, dans la présente instance, la partie perdante.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de l’ensemble des conclusions de la requête de M. B... à l’exception de celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 2 : L’État versera à M. B... la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B... et les conclusions du préfet du Val-d’Oise présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet du Val-d’Oise.
Fait, à Cergy-Pontoise, le 13 novembre 2025.
signé
K. Kelfani
La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.