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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2505314

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2505314

jeudi 3 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2505314
TypeOrdonnance
Avocat requérantCABINET ADAES AVOCATS (SARL)

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, professeure certifiée stagiaire, contestant le refus de titularisation notifié par le recteur de l'académie de Versailles. La lettre l'informant de la délibération défavorable du jury et de la transmission au ministre en vue d'un licenciement ne constitue pas une décision faisant grief, mais un acte préparatoire insusceptible de recours. Par conséquent, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n°2502721 du 24 mars 2025, la présidente du tribunal administratif de Versailles a transmis la requête enregistrée le 11 mars 2025 présentée par Mme B A.

Par une requête enregistrée le 27 mars 2025, Mme B A, représentée par Me Corneloup, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 19 décembre 2024 notifiée le 24 janvier 2025 du recteur de

l'académie de Versailles de refus de titularisation ;

2°) enjoindre au rectorat de Versailles de se prononcer de nouveau sur sa situation après une nouvelle évaluation de ses aptitudes professionnelles ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3.000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le décret n°72-581 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs certifiés ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux (), le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code dispose : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".

3. Aux termes de l'article 26 du décret du 4 juillet 1972 : " A l'issue du stage, la titularisation est prononcée par le recteur de l'académie dans le ressort de laquelle le stage est accompli, sur proposition du jury mentionné à l'article 24. La titularisation confère le certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré ou le certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement technique./ Les stagiaires qui n'ont pas été titularisés peuvent être autorisés par le recteur de l'académie dans le ressort de laquelle ils ont accompli leur stage à effectuer une seconde année de stage ; celle-ci n'est pas prise en compte dans l'ancienneté d'échelon. A l'issue de cette année, ils sont titularisés dans les conditions fixées au premier alinéa./Les stagiaires qui n'ont pas été autorisés à accomplir une seconde année de stage ou qui, à l'issue de la seconde année de stage, n'ont pas été titularisés sont soit licenciés par le ministre chargé de l'éducation nationale, soit réintégrés dans leur corps ou cadre d'emplois d'origine s'ils avaient la qualité de fonctionnaire ".

4. La requête présentée par Mme A est dirigée contre la lettre par laquelle le rectorat de l'académie de Versailles l'a informé de la délibération du jury défavorable à sa titularisation et de la transmission de cette délibération en vue d'une décision de licenciement à prendre par le ministre de l'éducation. Une telle lettre n'est pas détachable de la procédure à l'article 26 du décret du 4 juillet 1972 et ne comporte, en elle-même, aucune décision lui faisant grief susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, cette requête, qui ne saurait être régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en toute ses conclusions en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la ministre de l'éducation nationale.

Fait à Cergy, le 3 avril 2025.

Le président de la 4ème chambre,

signé

G. Thobaty

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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