LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2602586

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2602586

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2602586
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMARTINEZ

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction sous astreinte pour contraindre le préfet à instruire une demande de renouvellement de titre de séjour et à délivrer une attestation de prolongation d'instruction. La juridiction constate que l'administration a, postérieurement à la requête, délivré l'attestation sollicitée et convoqué le requérant. Par conséquent, elle estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale, celle-ci ayant perdu son objet, et rejette la demande de condamnation aux frais. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 février 2026, M. B... A..., représenté par Me Martinez demande au tribunal :

1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d’instruire sa demande de renouvellement de son titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros qui sera versée à son conseil sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- l’urgence est établie dès lors que l’absence de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction méconnaît son droit de séjourner régulièrement sur le territoire français, sa liberté d’aller et venir, porte atteinte au respect de sa vie privée et familiale, ainsi qu’à son droit de travailler et rompt avec le principe d’égalité d’accès et de continuité du service public ;
- la mesure sollicitée est utile pour justifier de son droit au séjour ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 mars 2026, le préfet des Hauts-de-Seine doit être regardé comme concluant à ce qu’il n’y ait lieu de statuer sur la requête de M. A....

Il fait valoir qu’une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 12 mai 2026 a été délivrée à M. A... et qu’il est convoqué en préfecture le 18 mars 2026 pour l’enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour.




Vu les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Hérault, conseillère, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.


Considérant ce qui suit :

1. M. A..., ressortissant sénégalais, né le 12 octobre 1981, a sollicité, le 24 décembre 2025, le renouvellement de sa carte de résident sur le site de l’Administration Numérique des Etrangers en France (ANEF). Il a alors été mis en possession d’une attestation de dépôt ne valant pas document provisoire de séjour. Par la présente requête, M. A... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d’instruire sa demande et lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction.

Sur les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte :

2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ».

3. Il résulte de l’instruction que, le 6 mars 2026, postérieurement à l’introduction de la requête de M. A..., le préfet des Hauts-de-Seine l’a convoqué en préfecture pour qu’il puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et qu’il lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 12 mai 2026. Dès lors, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte de la requête, qui ont perdu leur objet.

Sur les frais liés au litige :

4. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme réclamée par M. A..., en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.






O R D O N N E :



Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A... aux fins d’injonction sous astreinte.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.



Fait à Cergy, le 16 mars 2026


La juge des référés


Signé


E. HERAULT
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions