LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2603808

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2603808

jeudi 19 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2603808
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCELESTE & JEAN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné une requête d'un ressortissant égyptien demandant l'injonction au préfet de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a constaté que la convocation avait été délivrée après l'introduction de la requête, privant la demande de son objet, et a estimé que le requérant ne démontrait pas l'utilité d'une injonction supplémentaire concernant le récépissé. En application des articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté les conclusions principales mais a mis à la charge de l'État une somme au titre des frais engagés pour le litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 20 février 2026 et le 6 mars 2026, M. A... B..., représenté par Me Celeste, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°)
d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous à fin d’enregistrement de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour, et de lui remettre un récépissé de sa demande, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°)
de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Il soutient que :

-
la mesure sollicitée est rendue urgente en raison de la carence manifeste de la préfecture des Hauts-de-Seine à traiter son dossier, déposé depuis vingt-cinq mois, cette inertie le privant de déposer formellement sa demande et d’obtenir un récépissé et, par conséquent, de faire valoir ses droits dans le cadre d’une admission exceptionnelle alors pourtant qu’il justifie d’une présence de près de quinze ans en France ;
-
la mesure sollicitée est utile et nécessaire, dès lors qu’elle vise à obtenir un rendez-vous à la préfecture afin d’y déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour et qu’il a besoin d’être régularisé pour pouvoir exercer son activité professionnelle ; par ailleurs, l’inertie de l’administration est fautive et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale et au principe de bonne administration ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à aucune décision administrative.

Le préfet des Hauts-de-Seine a communiqué des pièces constitutives du dossier, enregistrées le 4 mars 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne des droits de l’homme ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme Cordary, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.


Considérant ce qui suit :

M. A... B..., ressortissant égyptien né le 2 novembre 1987, a déposé le 15 novembre 2023 une demande d’admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sur la plateforme « demarches-simplifiées.fr ». Par la présente requête, il demande à la juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer afin qu’il puisse faire enregistrer sa demande de titre de séjour et se voir délivrer un récépissé de demande de titre de séjour.

Sur les conclusions à fin d’injonction :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».

D’une part, il résulte de l’instruction, et en particulier de la pièce versée à l’instance par la préfecture des Hauts de Seine, que, postérieurement à l’introduction de la présente requête, par un courrier du 4 mars 2026, M. B... est convoqué en préfecture le 14 avril 2026 en vue de l’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Il en résulte que les conclusions tendant à ce que le requérant soit convoqué en préfecture afin que soit enregistrée sa demande de titre de séjour ont perdu leur objet et qu’il n’y a, par suite, plus lieu d’y statuer.

D’autre part, si M. B... soutient que la seule convocation ne garantit pas de la remise du récépissé sollicité, il résulte de l'instruction que la convocation en préfecture mentionne que la « demande de rendez-vous pour l’admission exceptionnelle au séjour a bien été prise en compte ». Il s’ensuit qu’il s’agit bien d’une convocation faisant suite à la demande du requérant déposée le 15 novembre 2023. Dès lors, rien ne s’oppose à ce que le préfet délivre lors de cette convocation un récépissé au requérant, sous réserve de la complétude de sa demande. Le requérant ne démontre donc pas l’utilité de la mesure qu’il sollicite. Il en résulte que les conclusions tendant à ce que lui soit délivré un récépissé de sa demande doivent être rejetée, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d’astreinte.


Sur les frais du litige :

Dans les circonstances de l’espèce, il y lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction de délivrance de rendez-vous présentées par M. B....

Article 2 : Les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte de la requête de M. B... sont rejetées pour le surplus.

Article 3 : L’Etat versera à M. B... la somme de 800 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.


Fait à Cergy, le 19 mars 2026.

Le juge des référés,


signé


C. Cordary

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions