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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2603839

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2603839

mercredi 25 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2603839
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSULTAN

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour contraindre l'administration à instruire une demande de titre de séjour et à délivrer un récépissé autorisant le travail. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés constate que la convocation du préfet pour la remise d'un récépissé a rendu la demande d'injonction sans objet. Il rejette donc cette demande mais condamne l'État à verser 720 euros au requérant au titre des frais exposés pour le procès. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 (référé mesures utiles) et L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 février 2026, M. B... A..., représenté par Me Sultan, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d’instruire sa demande de titre de séjour dans un délai d’un mois à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et de lui remettre un récépissé ou une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler dans un délai de 7 jours à compter de la même notification, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 720 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Cantié pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ».

2. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

3. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet des Hauts-de-Seine a convoqué M. A... en vue de la remise d’un récépissé de demande de titre de séjour. Par suite, les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte de M. A... ont perdu leur objet.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre, à ce titre, à la charge de l’Etat la somme de 720 euros à verser à M. A....


O R D O N N E :


Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte de la requête de M. A....

Article 2 : L’Etat versera la somme de 720 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.


Fait à Cergy, le 25 mars 2026.


Le juge des référés,

signé

C. Cantié

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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