391 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
391
Décisions totales
383 581
Ordonnances
288 564
Avec résumé IA
Avocat : BADJI OUALI
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 8 mars 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et 27 du code civil. Sur le fond, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de ressources suffisantes et stables de la requérante, ce qui justifiait l'ajournement de sa demande en application de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A... C..., ressortissante congolaise, contre un arrêté préfectoral du 14 mai 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation, une insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 422-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation.
Avocat : BADJI-OUALI
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard du 5 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il a également estimé que la décision de refus d'admission exceptionnelle au séjour, prise sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-marocain, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du même code a été écarté.
Avocat : BADJIOUALI
Le Tribunal Administratif de Montpellier (4ème chambre) a rejeté les requêtes de Mme A... C..., ressortissante congolaise, dirigées contre l'arrêté du 14 mai 2025 du préfet de l'Hérault lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation, une insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 422-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., une étudiante étrangère. Celle-ci demandait au juge d'ordonner au préfet de l'Hérault de lui délivrer un rendez-vous pour valider son visa long séjour "étudiant", en raison d'un dysfonctionnement du téléservice. Le juge a estimé que les difficultés administratives et les risques de précarité juridique invoqués, bien que réels, ne caractérisaient pas une situation d'urgence justifiant une intervention dans un délai de 48 heures, condition nécessaire pour l'application de cette procédure d'urgence. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet de l'Hérault du 3 février 2025. Cet arrêté refusait le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeait à quitter le territoire et prononçait une interdiction de retour de trois mois. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante marocaine, qui contestait le refus implicite du préfet de l’Hérault de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que Mme A... n’avait pas sollicité de carte de résident mais un renouvellement de titre de séjour en tant que parent d’enfant français, titre qui lui a été délivré. En l’absence de demande de carte de résident, aucune décision implicite de refus n’est née, rendant les conclusions irrecevables. Les demandes d’injonction et de frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé, avait procédé à l'examen requis de la situation personnelle de l'intéressé, et que le moyen tiré d'un vice de procédure lié au traitement des données pénales était inopérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 611-1 et L. 613-1.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour deux enfants mineurs. Le juge estime que la requête, identique à une précédente demande déjà rejetée, ne présente aucun élément nouveau créant un doute sérieux sur la légalité de la décision de la commission de recours. La demande est donc jugée mal fondée au regard des conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : AKPADJI
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 18 mars 2025 par lequel le préfet de l'Hérault refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant marocain, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que M. A... justifiait contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français depuis sa naissance. Le tribunal a également écarté la menace pour l'ordre public invoquée par le préfet, les faits de violence et de dégradation commis en 2019 étant trop anciens et les autres faits non établis. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées, y compris l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour, ont été annulées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet de l'Hérault. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, ni les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante albanaise, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Hérault. La juridiction a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a également jugé que l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an n'était pas disproportionnée.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B... d’une requête en annulation du refus implicite de visa de long séjour pour ses enfants, né du silence de la commission de recours. Après le rejet de sa demande de suspension en référé, la requérante n’a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal lui a donc donné acte de son désistement d’office.
Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 5 juin 2025 par lequel le préfet du Val-de-Marne a obligé M. B..., ressortissant portugais, à quitter le territoire français. Le tribunal retient une erreur de droit, car le préfet s'est fondé sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicable aux citoyens de l'Union européenne. En conséquence, les décisions de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour sont également annulées. L'État est condamné à verser 1 500 euros à M. B... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BASMADJIAN
Avocat : SELARL JURICADJI
Le Tribunal administratif de Strasbourg annule l’obligation de quitter le territoire français, la décision fixant le pays de destination et l’interdiction de retour d’un an prononcées par le préfet de la Moselle le 7 mai 2025 à l’encontre de Mme B..., ressortissante congolaise. Le juge estime que ces mesures portent une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de sa résidence de près de cinq ans en France, de sa relation stable avec un ressortissant français et de son insertion professionnelle. La solution retenue est l’annulation des décisions contestées, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : HADJIAT