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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 074 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 074

Décisions totales

383 581

Ordonnances

246 771

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ADOUEffacer tout
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2201121

Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de M. B, sous-officier de gendarmerie, qui contestait une sanction de dix jours d'arrêts pour avoir refusé de se soumettre à l'obligation vaccinale contre la Covid-19. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que le commandant du groupement était l'autorité compétente et que la décision était suffisamment motivée. Il estime que la sanction repose sur une base légale, l'obligation vaccinale étant prévue par le code de la défense et les instructions du ministre, et que le refus d'obéissance constitue une faute disciplinaire. Enfin, la sanction de dix jours d'arrêts avec dispense d'exécution n'est pas disproportionnée au regard des circonstances.

Avocat : CHADOURNE

5 juin 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506240

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ressortissant béninois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant était convoqué le 10 juin 2025 pour l'instruction de sa demande et la remise d'un récépissé, ce qui ne justifiait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CADOUX

4 juin 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505993

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A, ressortissante algérienne. La condition d'urgence a été présumée satisfaite, s'agissant d'un refus de renouvellement d'un certificat de résidence de dix ans, et non contestée par l'administration. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'absence de saisine obligatoire de la commission du titre de séjour était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : CADOUX

3 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402516

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France du 9 février 2023, confirmant un refus de visa de long séjour pour Mme B en tant que parent d’enfants français. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a indiqué avoir donné instruction de délivrer le visa sollicité, mais le tribunal a constaté que la délivrance n’était pas établie. Les requérants ayant conclu au non-lieu à statuer, le tribunal a donné acte de leur désistement des conclusions à fin d’annulation et d’injonction. L’État a été condamné à verser 500 euros à leur avocate au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.

Avocat : CADOUX

2 juin 2025• 10ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300246

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, salarié protégé, qui demandait l’annulation des décisions de l’inspectrice du travail et du ministre autorisant son licenciement économique dans le cadre de la liquidation judiciaire de la SARL Presse Périodique Brochage. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l’insuffisance de motivation de la décision ministérielle, et a estimé que la réalité du motif économique était établie par la cessation d’activité de l’entreprise, sans qu’il soit nécessaire d’apprécier le périmètre d’un groupe. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 1233-3 du code du travail et L. 641-10 du code de commerce.

Avocat : LADOUCE

28 mai 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300798

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision de l'inspectrice du travail du 10 mai 2022 autorisant son licenciement pour motif économique, confirmée par le ministre du travail le 18 janvier 2023. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision ministérielle était inopérant. Il a estimé que la réalité du motif économique était établie par la liquidation judiciaire de la société, entraînant la suppression de tous les emplois, ce qui dispensait l'administration de vérifier le périmètre du groupe. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 1233-3 du code du travail et les dispositions du code de commerce relatives à la liquidation judiciaire.

Avocat : LADOUCE

28 mai 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300245

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, salariée protégée, qui contestait l'autorisation de son licenciement économique accordée par l'inspectrice du travail, confirmée par le ministre. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision ministérielle. Il a estimé que la réalité du motif économique était établie par la liquidation judiciaire de la société, sans qu'il soit nécessaire de vérifier le périmètre d'un groupe. Les autres moyens, relatifs au défaut de reclassement et à l'absence de plan de sauvegarde de l'emploi, ont été implicitement rejetés comme non fondés.

Avocat : LADOUCE

28 mai 2025• 3ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2212274

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (10ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, fonctionnaire territoriale, qui contestait son régime indemnitaire après sa réintégration au sein de l'établissement public territorial Vallée Sud-Grand Paris à l'issue d'un détachement. La requérante invoquait une méconnaissance du principe d'égalité de traitement et une insuffisance de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) attribuée par un arrêté du 20 juillet 2020. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, considérant que Mme A avait eu connaissance de son régime indemnitaire dès la réception de ses bulletins de paie en août 2020, rendant son recours gracieux du 29 avril 2022 hors délai. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984.

Avocat : VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

28 mai 2025• 10ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300799

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision de l'inspectrice du travail du 10 mai 2022 autorisant son licenciement pour motif économique, confirmée par le ministre du travail le 18 janvier 2023. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision ministérielle était inopérant. Il a également estimé que la réalité du motif économique était établie par la liquidation judiciaire de l'entreprise, rendant inutile l'appréciation d'un secteur d'activité de groupe. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 1233-3 du code du travail et L. 641-10 du code de commerce.

Avocat : LADOUCE

28 mai 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400060

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant algérien, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur la menace à l'ordre public, malgré l'absence de condamnation, en raison de la nature récente et répétée des faits reprochés (violences, stupéfiants, outrages). Il a également écarté le vice de procédure tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, sans autre précision. La solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CADOUX

27 mai 2025• 6ème chambre
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2402572

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Riec-sur-Belon accordant un permis d’aménager un lotissement à la SARL Atlantique Foncier. Par un mémoire du 13 février 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des défendeurs tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

26 mai 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402265

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B D et de Mme A E contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer un visa de long séjour étudiant à M. D. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions de Mme E, sa sœur, faute d'intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation n'était pas fondé, M. D ne remplissant pas les conditions pour l'obtention du visa. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CADOUX

26 mai 2025• 10ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304056

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l'annulation du refus de permis de construire opposé par le maire de Landeleau pour régulariser un garage situé en zone N inconstructible. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, conformément à l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le projet ne relevait pas des exceptions prévues à l'article L. 161-4 du même code, s'agissant d'une construction neuve et non d'une simple réfection ou extension d'un bâtiment existant. La demande de frais de justice présentée par les requérants a été rejetée, et une somme a été mise à leur charge au profit de la commune.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

23 mai 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402306

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante algérienne mariée à un Français. La requérante contestait cette décision, notamment pour défaut de motivation et méconnaissance de l'accord franco-algérien. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, jugeant que la délivrance de récépissés ne fait pas obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet après quatre mois. Il a accueilli le moyen tiré du défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs dans le délai légal d'un mois suivant la demande. La solution retenue est fondée sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : CADOUX

22 mai 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316978

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 14 septembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté les demandes de visa de long séjour au titre du regroupement familial pour M. G K C et M. A J C, présentés comme les enfants de Mme B H. Le tribunal a jugé que les documents d'état civil produits, notamment les actes de naissance et le jugement supplétif, étaient probants et établissaient l'identité des demandeurs ainsi que leur lien de filiation avec la regroupante, contrairement à l'appréciation de la commission. Il a également estimé que la décision attaquée méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en portant une atteinte disproportionnée au droit des requérants à mener une vie privée et familiale normale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combinées à l'article 47 du code civil, ainsi que sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CADOUX

19 mai 2025• 9ème chambre
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400725

Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de Lorient agglomération l’affectant sur un poste d’agent d’accueil en déchetterie. En défense, la collectivité a fait valoir que la requête était devenue sans objet, Mme A ayant signé une rupture conventionnelle et ayant été radiée des cadres de la fonction publique territoriale. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions par le biais de Télérecours citoyens, Mme A n’a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal lui a donné acte de son désistement d’instance.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

16 mai 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301774

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme C, commerçante, d’une demande d’indemnisation pour la carence fautive du maire de Port-Louis dans l’exercice de ses pouvoirs de police des immeubles menaçant ruine. Elle soutenait que l’inaction du maire l’avait contrainte à évacuer son local commercial et à subir divers préjudices. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la commune n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. Il a considéré que la commune avait accompli les diligences nécessaires pour faire exécuter les travaux prescrits, et que l’évacuation était justifiée par l’état de péril. La demande de garantie formée par la commune contre l’État a également été rejetée.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

15 mai 2025• 3ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300474

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, adjudant de gendarmerie, qui contestait sa mutation d'office pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'absence de base légale, jugeant que l'instruction du 19 avril 2022, bien que de nature réglementaire, avait été régulièrement publiée et était opposable. Le tribunal a estimé que la décision de mutation, fondée sur l'article L. 4121-5 du code de la défense, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation ni de détournement de pouvoir.

Avocat : CHADOURNE

15 mai 2025• 1ère chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503783

Référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) – Tribunal administratif de Lyon. La requérante demandait au juge des référés d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui transmettre un certificat médical et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. En cours d'instance, la préfète a transmis les documents sollicités et délivré un récépissé de demande de titre de séjour, rendant les conclusions à fin d'injonction sans objet. Le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions et condamne l'État à verser 500 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CADOUX

13 mai 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501257

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du Code de justice administrative, rejette la demande de la Sci Propco visant à enjoindre à la société ENEDIS de déplacer ou supprimer des lignes électriques et un transformateur situés sur ses parcelles. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante ne justifiant pas de l'imminence d'un permis de construire ni de travaux préparatoires à court terme. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : GIRARD-MADOUX ET ASSOCIES

12 mai 2025