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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 942 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 942

Décisions totales

383 581

Ordonnances

246 971

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : AGEEffacer tout
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301352

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la commune d’Alando d’une demande de condamnation in solidum des constructeurs et de leurs assureurs sur le fondement de la garantie décennale, afin d’obtenir le paiement de 119 945,06 euros pour des travaux de reprise de désordres affectant la « maison Monti » (infiltrations, moisissures, défauts de ventilation, d’isolation acoustique, carrelages fendus). La commune soutenait que ces désordres, apparus après la réception des travaux en 2013, rendaient l’ouvrage impropre à sa destination. En défense, la société Groupama Méditerranée a soulevé une exception de prescription décennale et contesté sa qualité d’assureur, tandis que la société Alpha Architecture et la MAF ont demandé leur mise hors de cause. Le tribunal a rejeté l’exception de prescription, mais a mis hors de cause la société Groupama SA et la société Groupama Méditerranée, cette dernière n’étant pas l’assureur de la société SIFAP à la date des travaux. Il a également mis hors de cause la société Alpha Architecture et la MAF, faute de lien contractuel avec la commune. En conséquence, la requête de la commune a été rejetée,

Avocat : CABINET D'AVOCATS DELAGE - ARENA

5 décembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501249

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les requêtes de M. C..., ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire français et l’interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le requérant ne justifiait pas d’une vie privée et familiale stable en France, ni d’une insertion professionnelle durable. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’accord franco-algérien ont été écartés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : HAGEGE

4 décembre 2025• 4ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2500867

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant un titre de séjour à Mme C..., ressortissante algérienne. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation particulière de la requérante, qui accompagne son fils majeur gravement malade nécessitant des soins spécialisés en France. Cette annulation entraîne par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français. La décision s'appuie notamment sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien.

Avocat : HAGEGE

4 décembre 2025• 4ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412353

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., contribuable résidant aux Pays-Bas, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2016, établies selon la procédure de taxation d'office pour défaut de déclaration. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'absence de notification de la mise en demeure, constatant que le contribuable y avait répondu. Il a également jugé que la proposition de rectification avait été régulièrement notifiée, en se fondant sur une attestation postale et une correspondance du contribuable accusant réception de ce document. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sur le fondement des articles L. 66, L. 67 et L. 76 du livre des procédures fiscales.

Avocat : NICLET LAGEAT

4 décembre 2025• 10ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508457

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de M. A... contestant le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de trois ans prononcées par le préfet des Yvelines. Le requérant, titulaire d'un titre de séjour italien "longue durée-UE", invoquait notamment la méconnaissance de la directive 2003/109/CE et l'absence de saisine des autorités italiennes pour une procédure de remise. Le tribunal a annulé l'ensemble des décisions attaquées, jugeant que le préfet aurait dû, avant d'édicter une mesure d'éloignement, saisir les autorités italiennes en application des articles L. 621-2 et L. 621-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette procédure constituant une garantie substantielle. Il a également enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

Avocat : GAGEY

4 décembre 2025• 7éme chambre
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400172

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du Conseil Municipal de Cogolin du 18 décembre 2023 portant sur la cession de parcelles à la SAGEP. Par un mémoire du 8 octobre 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leurs conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 4 décembre 2025. Les conclusions de la commune de Cogolin présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Avocat : Diane GAGEY

4 décembre 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519147

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Ecolab. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché public de fourniture d'automates et systèmes de dosage pour le centre hospitalier du Mans, en invoquant un défaut de transparence sur les sous-critères de sélection et une dénaturation de son offre. Le juge a écarté l'ensemble des moyens, estimant notamment que l'appréciation de la valeur technique de l'offre par le pouvoir adjudicateur ne relevait pas de son contrôle en la matière. La demande de la société Ecolab a donc été rejetée.

Avocat : SELARL MAGENTA

3 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515132

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur demande de la commune de Rognac, a ordonné une expertise d’urgence concernant un mur de clôture situé avenue des Pins, présentant un risque grave pour la sécurité publique. La décision, fondée sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, désigne un expert pour constater l’état du mur, évaluer le caractère imminent du danger et proposer des mesures de mise en sécurité. L’expert doit déposer son rapport dans les 24 heures suivant sa nomination.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

3 décembre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506476

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du ministre de l’intérieur rejetant sa demande d’annulation d’un retrait de points sur son permis de conduire. En défense, le ministre a fait valoir que les points litigieux avaient été restitués et que la décision de retrait avait été retirée du relevé d’information intégral. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Avocat : LESAGE

2 décembre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506152

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir contre la décision « 48 SI » du 24 octobre 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points consécutifs à trois infractions routières. Le ministre de l’intérieur a retiré la décision d’invalidation et restitué les points litigieux, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à cette décision. En revanche, les conclusions dirigées contre les retraits de points ont été rejetées comme manifestement irrecevables, ces retraits n’étant pas mentionnés au relevé d’information intégral et étant donc inexistants. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LESAGE

2 décembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2303839

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé de rétablir les conditions matérielles d’accueil de M. A..., un demandeur d’asile guinéen. La juridiction retient que cette décision est illégale en raison du défaut de communication des motifs par l’administration, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal enjoint à l’OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d’un mois, sans astreinte.

Avocat : GAGEY

2 décembre 2025• 2ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506677

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier, estimant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : PATRICK HAGEGE

2 décembre 2025• 8ème Chambre
TA63Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500965

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. C... et Mme B... d’un recours en annulation contre un permis de construire délivré par le maire de Lempdes-sur-Allagnon pour une résidence séniors. La commune a opposé un non-lieu à statuer, démontrant que le permis litigieux avait été retiré par un arrêté du 9 janvier 2025, antérieur à l’introduction de la requête. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation sont ainsi dépourvues d’objet et donc irrecevables. En application des articles R. 222-1 4° et 5° du code de justice administrative, il rejette l’intégralité de la requête, y compris les demandes de frais de justice.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

2 décembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506944

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 21 mars 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. La décision a été annulée au motif que le préfet avait commis une erreur de fait en fondant son refus sur l'absence de visa long séjour, alors que le requérant en avait fourni la preuve. Le tribunal a également enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l'attente. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MENAGE

2 décembre 2025• 7ème Chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516503

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension de la décision du président du conseil départemental du Val-de-Marne refusant un contrat "jeune majeur" à M. B..., un ancien mineur non accompagné pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge rappelle que, depuis la loi du 7 février 2022, les jeunes majeurs confiés à l'ASE avant leur majorité bénéficient d'un droit à une nouvelle prise en charge jusqu'à 21 ans s'ils ne disposent pas de ressources suffisantes, en application de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge des référés peut rejeter la requête si elle est manifestement mal fondée ou si l'urgence n'est pas établie, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : GAGEY

1 décembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534585

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., une étudiante étrangère. Celle-ci demandait une injonction au préfet de police pour obtenir une attestation de prolongation de droits afin de pouvoir revenir en France après s'être rendue au Maroc pour des raisons familiales liées au décès de son père. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment car la requérante n'avait pas respecté le délai de deux mois pour demander le renouvellement de son titre de séjour (article R. 431-5 du CESEDA) et n'avait pas justifié de circonstances impérieuses rendant sa présence indispensable au Maroc au-delà de l'expiration de son titre. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence.

Avocat : HAGEGE

29 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503010

Le Tribunal administratif de Montreuil annule l'arrêté du 10 janvier 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant ivoirien, l'a obligé à quitter le territoire et a fixé le pays de renvoi. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en se considérant lié par l'avis défavorable de la plateforme de la main-d'œuvre étrangère, sans examiner la situation personnelle et professionnelle du requérant au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions d'éloignement sont également annulées.

Avocat : MÉNAGE

28 novembre 2025• 1ère chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2519787

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par M. A... de deux requêtes en annulation d’un arrêté du préfet de la Meuse (obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et assignation à résidence), a constaté son incompétence territoriale. En application de l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel l’étranger est assigné à résidence, soit le département de la Meuse. Le dossier a donc été transmis au Tribunal administratif de Nancy, seul compétent pour statuer sur ces litiges.

Avocat : HAGEGE

28 novembre 2025
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA03772

Avocat : SAS HUGLO LEPAGE AVOCATS

28 novembre 2025• 4ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305372

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. B... qui, après une chute sur la voie publique due à une excavation et une surépaisseur de bitume, recherchait la responsabilité de la métropole Aix-Marseille-Provence. Le tribunal a jugé que la présence d'un trou de 10 centimètres de profondeur dans la chaussée constituait un défaut d'entretien normal engageant la responsabilité de la métropole, et a écarté l'exception de faute de la victime. En l'absence d'éléments suffisants pour évaluer les préjudices, le tribunal a ordonné une expertise avant dire-droit sur le fondement de l'article R. 621-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

28 novembre 2025• 5ème Chambre