1 942 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 942
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 121
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête d'un demandeur contestant une prétendue décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la procédure engagée par le demandeur sur une plateforme en ligne est toujours en cours d'instruction et n'a pas encore donné lieu à une décision de l'administration. Par conséquent, le silence gardé par la préfète ne peut être considéré comme un rejet implicite, rendant la requête irrecevable, application des articles R. 432-1 du CESEDA et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : HAGEGE
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la suppression de son RSA et à en obtenir le versement rétroactif. Le juge a considéré que le recours était irrecevable car tardif, la décision contestée ayant été notifiée en août 2022 et la requête introduite en juin 2024, hors du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La juridiction a également jugé que les moyens soulevés, notamment sur la procédure de suspension, ne pouvaient être examinés en raison de cette irrecevabilité.
Avocat : MARIAGE
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours pour excès de pouvoir concernant le refus de délivrance d'un titre de séjour à un ressortissant tunisien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet de police avait légalement refusé le titre de séjour et émis une obligation de quitter le territoire français. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Avocat : HAGEGE
Avocat : BENAGES
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du préfet du Val-de-Marne du 15 juin 2024 clôturant l'instruction de la demande de titre de séjour de la requérante, au motif d'un défaut de motivation. La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas justifié les raisons de cette clôture, en violation des exigences du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder à un nouvel examen de la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : GAGEY
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation de son pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet de Seine-et-Marne avait régulièrement exercé son pouvoir de régularisation exceptionnelle et que la décision était suffisamment motivée, notamment au regard de l'absence de titre de séjour régulier et de la situation de l'emploi. La juridiction a appliqué les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MENAGE
**Sujet principal** : Recours d'un associé unique et gérant d'une SASU contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et contributions sociales, suite à la requalification en revenus distribués de sommes prélevées sur la société. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que le requérant, en tant qu'associé unique et gérant statutaire disposant de l'unique signature sur les comptes bancaires de la société pendant les années litigieuses (2018-2019), était le seul maître de l'affaire. Il est donc présumé avoir bénéficié des revenus réputés distribués par la société, conformément à l'article 109 du code général des impôts. **Textes appliqués** : Articles 109 et 110 du code général des impôts, et article R. 194-1 du livre des procédures fiscales concernant la charge de la preuve en matière de rectification.
Avocat : SCP BOQUET-NICLET-LAGEAT
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à un examen suffisant et individualisé de la situation familiale de la requérante, notamment au regard de l'intérêt supérieur de son enfant. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois.
Avocat : MÉNAGE
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... visant l'annulation de l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur l'absence d'autonomie matérielle et de ressources propres du requérant étudiant, n'a commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation. La décision est conforme aux articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'autorité administrative un pouvoir d'appréciation sur le degré d'insertion du postulant.
Avocat : LESAGE
Sujet principal : Recours contre le rejet implicite d'une demande de naturalisation par le ministre de l'intérieur, suite à un ajournement préfectoral. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes. Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la décision implicite du ministre se substitue à celle du préfet, rendant inopérants les vices propres à la décision préfectorale. Le juge considère que le motif retenu par le ministre (insuffisante connaissance des fondamentaux de la France) est légal au regard des conditions d'assimilation prévues par le code civil. Textes appliqués : Article 21-24 du code civil, décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, et article 45 de ce même décret concernant la substitution de la décision ministérielle.
Avocat : PAGE
Le Tribunal Administratif de Pau statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus d'attribution de licences de pêche. Il donne acte du désistement pur et simple de la requérante, la copropriété de navire *Anthineas*, mettant ainsi fin à l'instance. Le tribunal rejette également les demandes de condamnation aux frais présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL MAGELLAN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien titulaire d'un titre de séjour italien, qui contestait un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet des Hauts-de-Seine était compétent pour prendre cette décision, car M. A..., bien que titulaire d'un titre de séjour italien, ne remplissait pas les conditions pour séjourner en France au-delà de trois mois et ne pouvait justifier de ressources suffisantes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le règlement Schengen (UE 2016/399).
Avocat : PATRICK HAGEGE
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction estime que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) est suffisamment motivée, notamment par le rejet définitif de sa demande d'asile, et que le préfet a procédé à l'examen individuel de sa situation requis par l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres moyens, y compris ceux relatifs au pays de destination, sont également écartés.
Avocat : GAGEY
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre l'arrêté d'un préfet refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à un ressortissant tunisien. Le tribunal a annulé la décision, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en appliquant les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA), qui ne sont pas applicables aux Tunisiens demandant un séjour pour activité salariée, cette matière étant régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La juridiction a substitué le fondement légal approprié et a renvoyé l'affaire au préfet pour un nouvel examen de la demande au regard de cet accord bilatéral.
Avocat : HAGEGE
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'assignation à résidence et un arrêté de prolongation d'interdiction de retour sur le territoire français, concernant un ressortissant étranger. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté les requêtes de M. B..., considérant que les moyens soulevés (incompétence de l'autorité signataire, illisibilité de la signature, insuffisance de motivation, erreur de fait, violation des articles du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés. Les arrêtés attaqués sont donc maintenus. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), Code des relations entre le public et l'administration, Code de justice administrative, et Convention européenne des droits de l'homme (article 8).
Avocat : HAGEGE PATRICK
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris à l'encontre de M. B... Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux quant à la légalité de la mesure n'étaient pas réunies, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête en annulation au fond de cet arrêté et d'un arrêté de prolongation d'interdiction de retour reste pendante devant la juridiction.
Avocat : HAGEGE PATRICK
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi d'une demande en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) concernant le renouvellement d'un titre de séjour et la rectification d'un code dans le fichier AGDREF. Constatant que la préfecture avait, après l'introduction du recours, convoqué la requérante pour son renouvellement, le juge a déclaré sans objet la demande d'injonction. Il a néanmoins condamné l'État à verser à la requérante la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : MÉNAGE
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de l'association "Ciel Calme pour Ramatuelle et ses environs" qui demandait la reconnaissance de la responsabilité de l'État pour carence dans la police administrative des nuisances sonores liées au trafic d'hélicoptères. Le tribunal a jugé que l'association n'apportait pas la preuve d'une faute de l'État dans l'exercice de ses pouvoirs de contrôle et de réglementation de la navigation aérienne. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'aviation civile, notamment ses articles R. 132-1 et D. 132-6, qui encadrent l'utilisation des hélisurfaces.
Avocat : HUGLO LEPAGE AVOCATS
Avocat : GAGEY
Avocat : SELARLU HAGEGE