1 405 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 405
Décisions totales
383 581
Ordonnances
238 023
Avec résumé IA
Avocat : AHAMADA
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malgache, qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral du 20 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait une atteinte grave à l'interdiction des traitements inhumains et dégradants ainsi qu'à son droit d'aller et de venir. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée et que l'atteinte alléguée n'était pas manifestement illégale, faute pour Mme A de justifier d'une prise en charge médicale indispensable à Mayotte ou de la continuité de son séjour. La décision a été rendue en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français. Le juge estime que les pièces fournies ne permettent pas d’établir la réalité de sa vie privée et familiale à Mayotte, rendant infondée l’atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquée (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et intérêt supérieur de l’enfant). La demande est rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen de l’urgence.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. C, ressortissant comorien, d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral du 30 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a constaté que le préfet avait retiré cet arrêté le 1er août 2024, rendant sans objet les conclusions en suspension. Il a également rejeté les conclusions à fin d'injonction, faute d'urgence caractérisée, et a condamné l'État à verser 600 euros à M. C au titre des frais de justice.