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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

834 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

834

Décisions totales

383 581

Ordonnances

309 349

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ALLOEffacer tout
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515689

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, d’interdiction de retour et de fixation du pays d’éloignement, a constaté que le requérant résidait à Paris après sa libération du centre de rétention. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé ne pas être territorialement compétent et a transmis le dossier au Tribunal administratif de Paris.

Avocat : CABINET THIERNO DIALLO

26 novembre 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516629

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait à être convoqué pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a constaté que la demande de titre de séjour de l'intéressé, déposée le 30 mai 2025, avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative de rejet, ce qui est interdit par l'article L. 521-3, sauf en cas de péril grave non démontré. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : KHALLOUKI

25 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415081

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant tunisien, qui contestait les arrêtés du préfet de police de Paris du 18 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la délégation de signature était régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées au regard des éléments de fait, notamment le signalement pour défaut de permis de conduire sous couvert d'un faux document. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A... B..., fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 à L. 612-11) et les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Avocat : KHALLOUKI

24 novembre 2025• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518797

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié les mesures d'exécution de son ordonnance du 17 juillet 2025. Cette ordonnance avait suspendu la décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial et enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer la demande. Constatant que le préfet n'avait pas statué dans le délai imparti, le juge a prononcé une nouvelle injonction assortie d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, afin d'achever l'instruction dans un délai d'un mois. L'État a également été condamné à verser 800 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : JALLOUL

24 novembre 2025
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501642

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C... A... qui demandait l'échange de son permis de conduire soudanais contre un titre français. Le juge a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par la loi, notamment à l'article L. 911-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : GALLOT FLORENCE

21 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501047

Le Tribunal Administratif de Montreuil (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 18 décembre 2024. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était légal, car le préfet pouvait légalement se fonder sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour refuser la demande, M. B... s'étant maintenu irrégulièrement en France malgré deux précédentes obligations de quitter le territoire. Les conclusions contre le refus de délai de départ volontaire et le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ont été déclarées irrecevables.

Avocat : DIALLO

19 novembre 2025• 2ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508789

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il juge que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête est rejetée dans son ensemble.

Avocat : DIALLO

19 novembre 2025• 9ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400524

Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant marocain, formée le 11 août 2023. La juridiction retient que la préfète de Vaucluse a méconnu l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration en ne communiquant pas les motifs de cette décision implicite, pourtant obligatoire. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : ALLOUCH

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504753

Le Tribunal administratif de Marseille annule l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 10 mars 2025 obligeant un ressortissant roumain à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circuler pendant trois ans. Le tribunal juge que les faits reprochés (vols sans condamnation pénale) ne constituent pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision d'éloignement est donc illégale, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'interdiction de circulation et de la fixation du pays de destination.

Avocat : GALLO

14 novembre 2025• 5ème Chambre
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506983

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 1er juillet 2025, afin d’obtenir une proposition d’hébergement adaptée à sa situation. Le juge a fait droit à sa demande sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, constatant que l’État n’avait pas respecté son obligation de résultat. Il a enjoint au préfet de l’Hérault d’assurer l’hébergement de la requérante avant le 1er janvier 2026, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Enfin, l’État a été condamné à verser 1 500 euros à l’avocat de Mme A. au titre de l’aide juridictionnelle.

Avocat : GALLON

13 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519004

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant". Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir apporté des preuves suffisantes des dysfonctionnements allégués de la plateforme dématérialisée ANEF. La solution retenue rappelle que l'administration doit en principe recevoir et enregistrer les demandes de titre de séjour dans un délai raisonnable, mais que le requérant doit démontrer ses tentatives infructueuses par des éléments probants.

Avocat : KIWALLO

12 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2413570

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté régulier. Il a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA et du paragraphe 42 de l'accord franco-sénégalais, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH.

Avocat : DIALLO

12 novembre 2025• 11ème Chambre
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506240

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet des Alpes-Maritimes lui refusant une attestation de demande d’asile et l’obligeant à quitter le territoire. Constatant que le requérant était domicilié dans le département du Var à la date de la décision attaquée, le juge a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du Tribunal Administratif de Toulon, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 12 novembre 2025, le tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.

Avocat : DE SOUSA MALLORY

12 novembre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2308557

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la SAS Cotoon Gestion, qui contestait un arrêté du maire de Colmar instaurant des restrictions de circulation et de stationnement durant les marchés de Noël. Le tribunal a jugé que la procédure d'adoption de cet acte réglementaire était régulière, aucune concertation préalable n'étant légalement requise. Sur le fond, il a estimé que les mesures de police, fondées sur les articles L. 2542-1 et suivants du code général des collectivités territoriales, étaient proportionnées au but de sécurité publique face au risque d'attentat, compte tenu de leur champ d'application limité et des solutions alternatives de stationnement proposées.

Avocat : ALLOUCHE

12 novembre 2025• 5e chambre
TA51Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2402377

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a pris acte, par ordonnance du 12 novembre 2025, du désistement de M. A... de sa requête en indemnisation. Le requérant demandait la condamnation de l'administration pénitentiaire à lui verser 3 000 euros en réparation d'un préjudice. Le désistement, intervenu après que M. A... a déclaré avoir perçu les sommes réclamées, a été considéré comme pur et simple. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et clos l'instance.

Avocat : CALLON AVOCAT ET CONSEIL

12 novembre 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518198

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 18 juin 2025 ajournant sa demande de naturalisation à deux ans. La requête a été jugée prématurée car, bien que Mme A... ait formé un recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre le 4 août 2025, ce recours n'avait pas encore fait l'objet d'une décision explicite ou implicite à la date de l'ordonnance. En application de l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ce recours hiérarchique constitue un préalable obligatoire à tout recours contentieux. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : ALLOU

10 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519331

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme B... pour lui remettre son titre de séjour « passeport talent », accordé depuis mars 2025, dans un délai de quinze jours sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La requérante démontrait l’urgence et l’utilité de la mesure, n’ayant pu obtenir le titre malgré trois convocations infructueuses en préfecture sur une période de huit mois. Le tribunal a relevé que l’administration n’avait produit aucune observation en défense et que la mesure ne faisait obstacle à aucune décision administrative. L’État a été condamné à verser 800 euros à Mme B... au titre des frais de procédure.

Avocat : DIALLO

6 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317170

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de la société ELYSEES AVENIR PATRIMOINE, qui contestait une cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés pour 2018, assortie de pénalités pour manquement délibéré. La société invoquait notamment l’insuffisance de motivation de la réponse de l’administration et de la proposition de rectification, ainsi que le caractère infondé de la majoration. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation de la réponse aux observations, car celle-ci concernait une proposition de rectification antérieure annulée. Il a également jugé que la proposition de rectification du 8 janvier 2021 était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.

Avocat : MICHALLON

5 novembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2503934

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 27 février 2025. Le requérant, de nationalité marocaine, demandait l'annulation du refus de titre de séjour, de l'obligation de quitter le territoire et de la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : ALLOUCH

5 novembre 2025• 2ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504410

Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi d’un recours pour excès de pouvoir, annule l’arrêté du 26 février 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé un titre de séjour à M. A..., ressortissant sénégalais, et l’a obligé à quitter le territoire. La décision est annulée en raison d’un défaut d’examen : le préfet a statué sur une demande d’admission exceptionnelle au séjour, alors que M. A... avait sollicité un titre sur le seul fondement de l’article L. 426-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai déterminé.

Avocat : DIALLO

4 novembre 2025• 9ème Chambre