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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

834 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

834

Décisions totales

383 581

Ordonnances

309 756

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ALLOEffacer tout
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520251

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 28 octobre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, sans délai, et interdiction de retour d’un an, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a relevé que le requérant résidait à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. Par une ordonnance du 4 novembre 2025, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.

Avocat : DIALLO

4 novembre 2025
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202156

Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand annule la décision du 22 avril 2022 par laquelle le directeur par intérim du centre hospitalier d’Yssingeaux a fixé à 5 % le taux d’incapacité permanente partielle (IPP) de Mme A... C..., agent de service hospitalier, suite à son accident de travail du 7 décembre 2020. La juridiction retient que ce taux est entaché d’une erreur d’appréciation, au regard des expertises médicales concordantes concluant à un taux de 10 %, et en l’absence d’éléments produits par l’administration pour les contredire. La décision de rejet du recours gracieux est également annulée. Le tribunal s’appuie notamment sur le barème indicatif prévu à l’article 28 du code des pensions civiles et militaires et le décret n° 68-756 du 13 août 1968.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CALLON AVOCAT ET CONSEIL

4 novembre 2025• Chambre 3
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506909

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé la décision du 8 octobre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé à Mme D..., ressortissante albanaise mère isolée de deux jeunes enfants, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'OFII n'ayant pas suffisamment pris en compte la situation de vulnérabilité de la requérante, en tant que parent isolé sans hébergement. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de lui accorder ces conditions matérielles d'accueil.

Avocat : BALLOUL

4 novembre 2025• Eloignement urgent
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503956

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne lui retirant son attestation de demande d'asile et lui faisant obligation de quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation de l'arrêté. Elle a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa courte présence en France et de ses attaches conservées en Guinée. Enfin, le tribunal a rappelé qu'une circulaire ministérielle ne peut être utilement invoquée à l'encontre d'un arrêté préfectoral.

Avocat : DIALLO

4 novembre 2025• 1ère Chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2201015

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé la décision implicite de rejet du centre hospitalier d’Yssingeaux concernant la demande de reclassement de Mme A... B..., agent de service hospitalier déclarée inapte à son poste mais apte à d'autres fonctions. La requérante, reconnue travailleur handicapé, avait sollicité un reclassement sur un poste vacant à l'accueil, sans obtenir de réponse. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas démontré avoir recherché un poste adapté ni justifié l'impossibilité de reclassement, en violation des articles L. 826-1 et L. 826-3 du code général de la fonction publique. Il a enjoint au centre hospitalier de procéder au reclassement de l'intéressée dans un délai de trois mois.

Avocat : CALLON AVOCAT ET CONSEIL

4 novembre 2025• Chambre 3
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529356

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B..., ressortissante congolaise, qui sollicitait l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'une autorisation provisoire de travail. En cours d'instance, le préfet de police a convoqué l'intéressée pour déposer sa demande et obtenir un récépissé. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci, tout en rejetant le surplus des conclusions, notamment la demande au titre des frais de justice.

Avocat : DIALLO

3 novembre 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512496

Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par M. B... contre un refus d'autorisation préalable d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée, s'est déclaré incompétent territorialement. Il a estimé que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 312-1 et R. 312-10 du code de justice administrative, car la décision attaquée a été prise par le délégué territorial du Conseil national des activités privées de sécurité à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). En conséquence, l'ordonnance transmet le dossier au tribunal administratif de Montreuil.

Avocat : CALLON AVOCAT ET CONSEIL

31 octobre 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505185

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet des Côtes-d'Armor mettant fin à son droit au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de séjour du requérant et de l'absence d'attaches familiales solides en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués sont notamment les articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, et l'article 8 de la Convention européenne.

Avocat : DIALLO

31 octobre 2025• 1ère Chambre
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507760

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., mère d'une adolescente de 16 ans, expulsée de son logement et contrainte de vivre dans une voiture. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à l'hébergement d'urgence, garanti par les articles L. 345-2-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, en raison du refus implicite du préfet de l'Hérault de lui proposer un hébergement. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie et que la carence de l'administration, face à une personne vulnérable en rémission de cancer et sans solution de logement, constituait une atteinte grave à une liberté fondamentale. En conséquence, il a enjoint au préfet de l'Hérault d'orienter Mme A... et sa fille vers une structure d'hébergement d'urgence dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

Avocat : GALLON

31 octobre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517928

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... C... d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous consulaire à Bangui pour le dépôt de demandes de visa de ses enfants au titre de la réunification familiale. En cours d’instance, l’ambassade de France en Centrafrique a fixé un rendez-vous aux enfants, rendant les conclusions de la requête sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l’État à verser 550 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DIALLO

31 octobre 2025
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503054

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car il s'agit d'une première demande de titre de séjour et que la situation de précarité invoquée n'est pas établie. En tout état de cause, une décision implicite de rejet étant née du silence de l'administration, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DIALLO

30 octobre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519341

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et que la mesure sollicitée se heurtait à l'existence d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : DIALLO

29 octobre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2413379

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 29 mars 2024 refusant son titre de séjour pour soins et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens stables en France et des attaches familiales au Bénin. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 425-9.

Avocat : KIWALLO

29 octobre 2025• 11ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500106

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné les requêtes de Mme A..., ressortissante haïtienne, contestant un arrêté préfectoral du 16 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d'un an, et assignation à résidence. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son ancrage familial en France depuis 2013 et de sa qualité de mère de deux enfants mineurs. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en violation des stipulations de l'article 8 de la CESDH. En conséquence, il a annulé l'obligation de quitter le territoire français, ainsi que, par voie de conséquence, les décisions subséquentes de refus de délai de départ, d'interdiction de retour et d'assignation à résidence.

Avocat : DIALLO BABACAR

28 octobre 2025• 1ère Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501605

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite du préfet du Val-d’Oise refusant le regroupement familial au profit de l’épouse de M. A..., ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le préfet, en ne produisant aucun élément malgré une mise en demeure, n’a pas démontré que les conditions de ressources et de logement prévues par l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 n’étaient pas remplies. La décision a été annulée pour défaut de motivation et méconnaissance de cet accord, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CALLON AVOCATS & CONSEIL

28 octobre 2025• 9ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500324

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. C..., ressortissant haïtien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 30 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer des liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France malgré une présence de plus de dix ans. La solution retenue est fondée sur l'absence d'éléments probants concernant sa vie familiale et son insertion professionnelle.

Avocat : DIALLO BABACAR

28 octobre 2025• 1ère Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500157

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné les requêtes de Mme A..., ressortissante haïtienne, contestant un arrêté préfectoral du 16 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d'un an, et assignation à résidence. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa présence en France depuis 2013 et de sa qualité de mère de deux enfants mineurs. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en violation de l'article 8 de la CESDH. En conséquence, il a annulé l'obligation de quitter le territoire français, ainsi que, par voie de conséquence, les décisions subséquentes d'interdiction de retour et d'assignation à résidence.

Avocat : DIALLO BABACAR

28 octobre 2025• 1ère Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309319

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de la SAS Le Céleste contestant l'arrêté du maire de Thorigny-sur-Marne du 10 juillet 2023 ordonnant la fermeture administrative de son établissement. Le tribunal a substitué d'office la base légale de la décision, remplaçant les articles R. 123-1 à R. 123-55 du code de la construction et de l'habitation, abrogés au 1er juillet 2021, par les articles R. 143-1 à R. 143-47 du même code, en vigueur à la date de l'arrêté, cette substitution ne privant pas la requérante de garanties. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais il a examiné la légalité externe de l'arrêté, notamment la compétence du maire en vertu de l'article R. 143-45 du code de la construction et de l'habitation et de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : REVAULT D'ALLONNES

27 octobre 2025• 7ème chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515131

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... contestant l’arrêté du préfet de police du 3 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a écarté comme manifestement infondé le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, et a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé. Le moyen tiré de la méconnaissance du droit d’être entendu a été déclaré inopérant, tandis que les moyens relatifs à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et à l’erreur manifeste d’appréciation ont été rejetés faute de précisions suffisantes. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : DIALLO

27 octobre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401453

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir visant à l’annulation du refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis d’abroger un arrêté de refus de renouvellement de titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, la requérante s’est désistée purement et simplement de ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 12e chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance.

Avocat : DIALLO MISSOFFE

24 octobre 2025