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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

152 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

152

Décisions totales

383 581

Ordonnances

258 018

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ALLOUEffacer tout
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518797

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié les mesures d'exécution de son ordonnance du 17 juillet 2025. Cette ordonnance avait suspendu la décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial et enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer la demande. Constatant que le préfet n'avait pas statué dans le délai imparti, le juge a prononcé une nouvelle injonction assortie d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, afin d'achever l'instruction dans un délai d'un mois. L'État a également été condamné à verser 800 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : JALLOUL

24 novembre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400524

Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant marocain, formée le 11 août 2023. La juridiction retient que la préfète de Vaucluse a méconnu l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration en ne communiquant pas les motifs de cette décision implicite, pourtant obligatoire. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ALLOUCH

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA69Ordonnance• Autorisation

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513196

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne les conditions de détention au centre pénitentiaire de Saint-Étienne – La Talaudière. Saisi par la section française de l’Observatoire international des prisons, le juge des référés est amené à se prononcer sur une demande de mesures urgentes visant à faire cesser des atteintes graves et manifestement illégales aux libertés fondamentales des détenus. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la requête détaille de nombreuses carences alléguées, notamment en matière d'hébergement, d'hygiène, de sécurité incendie et de respect de la dignité.

Avocat : KHALLOUF

13 novembre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2308557

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la SAS Cotoon Gestion, qui contestait un arrêté du maire de Colmar instaurant des restrictions de circulation et de stationnement durant les marchés de Noël. Le tribunal a jugé que la procédure d'adoption de cet acte réglementaire était régulière, aucune concertation préalable n'étant légalement requise. Sur le fond, il a estimé que les mesures de police, fondées sur les articles L. 2542-1 et suivants du code général des collectivités territoriales, étaient proportionnées au but de sécurité publique face au risque d'attentat, compte tenu de leur champ d'application limité et des solutions alternatives de stationnement proposées.

Avocat : ALLOUCHE

12 novembre 2025• 5e chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518198

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 18 juin 2025 ajournant sa demande de naturalisation à deux ans. La requête a été jugée prématurée car, bien que Mme A... ait formé un recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre le 4 août 2025, ce recours n'avait pas encore fait l'objet d'une décision explicite ou implicite à la date de l'ordonnance. En application de l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ce recours hiérarchique constitue un préalable obligatoire à tout recours contentieux. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : ALLOU

10 novembre 2025
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2302205

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme B... qui demandaient la réduction d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour 2019, relative à la déduction de pensions alimentaires. La juridiction a constaté que l'administration fiscale avait déjà accordé un dégrèvement de 3 600 euros avant l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet dès son dépôt. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.

Avocat : CABINET FALLOURD

6 novembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2503934

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 27 février 2025. Le requérant, de nationalité marocaine, demandait l'annulation du refus de titre de séjour, de l'obligation de quitter le territoire et de la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : ALLOUCH

5 novembre 2025• 2ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506909

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé la décision du 8 octobre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé à Mme D..., ressortissante albanaise mère isolée de deux jeunes enfants, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'OFII n'ayant pas suffisamment pris en compte la situation de vulnérabilité de la requérante, en tant que parent isolé sans hébergement. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de lui accorder ces conditions matérielles d'accueil.

Avocat : BALLOUL

4 novembre 2025• Eloignement urgent
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2301614

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de la société Acte IARD, qui réclamait à la commune de Geispolsheim le paiement de majorations contractuelles pour défaut de transmission de documents dans le cadre d’un contrat d’assurance "dommages ouvrage". Le tribunal a estimé que les clauses prévoyant ces majorations automatiques, sans accord préalable de l’assuré, étaient illicites car contraires aux dispositions d’ordre public de l’article L. 113-9 du code des assurances. Par conséquent, la demande principale a été rejetée. La demande reconventionnelle de la commune, tendant à la restitution de la prime après résiliation du contrat, a également été rejetée.

Avocat : SELARL ALLOUARD

23 octobre 2025• 2ème Chambre
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504988

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 9 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français, sans délai, avec fixation du pays de destination et interdiction de retour de deux ans. Le préfet des Bouches-du-Rhône a retiré cet arrêté le 23 mai 2025, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Par ordonnance du 23 octobre 2025, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais de justice, en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code.

Avocat : ALLOUCH

23 octobre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507304

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de M. B..., au motif d’un défaut de motivation. Le tribunal a relevé que le préfet n’avait pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et de délivrer un document provisoire de séjour en attendant. La demande d’astreinte et celle relative aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : JALLOUL

22 octobre 2025• 11ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517418

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant congolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence de précisions sur ses ressources et sa situation familiale. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : JALLOUL

22 octobre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400190

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision implicite de la préfète de Vaucluse refusant un titre de séjour à Mme B... A..., ressortissante comorienne. La requérante, entrée en France très jeune et y résidant depuis plus de vingt ans, y a suivi toute sa scolarité, obtenu un baccalauréat et un BTS, et vit avec sa mère titulaire d’une carte de résident, son père et ses sœurs étant de nationalité française. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, en raison de l’atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Il a enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Avocat : ALLOUCH

17 octobre 2025• 3ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506599

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus était fondée sur le 3° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux demandeurs présentant une demande de réexamen d'asile. Le tribunal a estimé que, malgré la précarité de sa situation et son isolement, Mme A... n'avait pas justifié d'une vulnérabilité particulière au sens des dispositions légales, faute de pièces médicales établissant une dégradation de son état de santé.

Avocat : BALLOUL

14 octobre 2025• Eloignement urgent
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528506

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête en référé suspension de M. A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour. La juridiction se déclare incompétente territorialement, car le requérant réside en Seine-Saint-Denis, ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Montreuil. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1, R. 522-8-1 et R. 312-8 du code de justice administrative.

Avocat : JALLOUL

2 octobre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2514882

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour à Mme A..., conjointe d’un ressortissant français. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, rejetant ainsi l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’injonction et aux frais de justice.

Avocat : ALLOUCH

29 septembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528005

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet de police du 25 août 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour "passeport talent - profession artistique". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie et, surtout, que l'absence de justification du seuil de rémunération prévu à l'article R. 421-37-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne révélait aucune illégalité manifeste. Par conséquent, aucune atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées (liberté d'aller et venir, activité professionnelle, vie privée, création artistique) n'a été caractérisée.

Avocat : JALLOUL

29 septembre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407788

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B C, ressortissant turc, contestant l'arrêté du 12 décembre 2024 du préfet de Vaucluse l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : ALLOUCH

24 septembre 2025• 7ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501394

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 24 mars 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision a été prise en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ALLOUCH

19 septembre 2025• 3ème chambre
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506114

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par plusieurs associations et syndicats pour suspendre un arrêté préfectoral du 9 septembre 2025 autorisant l'usage de drones pour la captation d'images dans le Morbihan. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales, notamment le droit à la vie privée, la protection des données personnelles et la liberté d'aller et venir, en raison d'un périmètre disproportionné et d'une absence de justification d'un trouble grave à l'ordre public. Le juge des référés a joint les deux requêtes et examiné la condition d'urgence, ainsi que le cadre juridique du code de la sécurité intérieure et des textes européens et constitutionnels relatifs aux libertés fondamentales. La solution retenue par l'ordonnance, après une audience publique, n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la demande de suspension.

Avocat : BALLOUL

10 septembre 2025