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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

577 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

577

Décisions totales

383 581

Ordonnances

297 657

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : AMYEffacer tout
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504538

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par Mme C..., mère de trois jeunes enfants dont deux atteints de troubles autistiques, d'une demande d'hébergement d'urgence pérenne face à une situation de rue en période hivernale. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à l'hébergement d'urgence, à l'intérêt supérieur des enfants et à la dignité humaine, en se fondant sur les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a constaté que l'administration avait finalement proposé un hébergement à la famille, rendant la requête sans objet, et a donc rejeté la demande.

Avocat : Samy DJEMAOUN

8 décembre 2025
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503421

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de l'Allier du 3 novembre 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de trois ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et que l'erreur de visa sur les conditions d'entrée était sans incidence. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'était pas fondé, le requérant ne démontrant pas l'impossibilité d'accéder à un traitement approprié dans son pays d'origine. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA et les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CHERAMY LUCRÈCE

4 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503338

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 10 novembre 2025 ordonnant sa reconduite à la frontière et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de reconduite était suffisamment motivée et non entachée d'erreur de fait, le requérant ayant lui-même déclaré lors de son audition que ses documents d'identité se trouvaient en Tunisie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 615-1, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Avocat : CHERAMY LUCRÈCE

2 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301781

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... contestant les décisions implicites de rejet de sa demande de remise gracieuse d’indu de RSA et de prime d’activité. Le juge a constaté que l’indu résultait de fausses déclarations de l’allocataire, révélées par un contrôle, ce qui fait obstacle à toute remise gracieuse en application de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner la bonne foi ou la précarité alléguée par le requérant.

Avocat : MOUTOUSSAMY

27 novembre 2025• JUGE UNIQUE 3
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507490

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que l'obligation de quitter le territoire français n'était pas illégale. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. A... a été rejeté.

Avocat : LAMY

27 novembre 2025• 3ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310452

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... de deux recours pour excès de pouvoir visant à contester des indus d'aide au logement (4 358 euros) et de prime d'activité (1 112,28 euros) mis à sa charge par la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la composition de la commission de recours amiable, la méconnaissance du droit de communication et l'absence d'agrément et d'assermentation de l'agent de contrôle. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : MOUTOUSSAMY

27 novembre 2025• 9è ch Magistrat statuant seul
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502330

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par la S.A.S. Electronique du Mazet d’une demande en décharge partielle de cotisations d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2021 à 2023. En défense, l’administration fiscale a fait valoir qu’elle avait accordé un dégrèvement total de 301 849 euros le 5 novembre 2025, rendant le litige sans objet. Par ordonnance du 26 novembre 2025, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a condamné l’État à verser 1 500 euros à la société au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : LAMY-LEXEL AVOCATS ASSOCIES

26 novembre 2025
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503394

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 17 septembre 2025 par lequel la rectrice de l'académie de Clermont-Ferrand a réduit l'affectation de M. C..., professeur titulaire, à une période de sept jours. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les conséquences alléguées sur la carrière et la rémunération de l'intéressé ne sont pas suffisamment établies, et que la seule exécution prochaine de la décision ne suffit pas à caractériser une urgence justifiant une suspension avant le jugement au fond. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CHERAMY LUCRÈCE

26 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2207645

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme D... contestant la décision de l'inspecteur du travail du 20 septembre 2021 autorisant son licenciement pour inaptitude professionnelle, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique par la ministre du travail. Le tribunal a jugé que la décision de l'inspecteur du travail était suffisamment motivée au regard de l'article R. 2421-5 du code du travail. Il a également estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation concernant l'obligation de reclassement de l'employeur prévue à l'article L. 1226-10 du code du travail, et que les moyens tirés du lien entre l'inaptitude et un prétendu harcèlement moral ou une discrimination n'étaient pas fondés.

Avocat : CABINET BUCHBINDER - LAMY - KARSENTI

25 novembre 2025• 9ème Chambre
TA25Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400592

Le Tribunal administratif de Besançon a été saisi par l'association cadre de vie des hautes vallées de l'Ougeotte de la Mance d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Haute-Saône de communiquer des documents. L'association s'est désistée de ses conclusions principales aux fins d'annulation et d'injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'État à verser à l'association une somme de 700 euros au titre des frais de justice exposés.

Avocat : MONAMY

24 novembre 2025
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503078

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Puy-de-Dôme sur la demande de renouvellement de titre de séjour « étudiant » de M. B..., ressortissant burkinabé. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de l’erreur de droit au regard de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai d’un mois et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler.

Avocat : CHERAMY LUCRÈCE

20 novembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506197

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le président de la formation de jugement a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, en l’informant qu’à défaut de réponse dans un délai d’un mois, il serait réputé s’être désisté. Aucune confirmation n’étant parvenue au tribunal dans ce délai, le président a constaté le désistement d’office de la requête par ordonnance du 19 novembre 2025.

Avocat : LAMY

19 novembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2303828

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de la SCEA Val de Saône, qui contestait le refus implicite du maire de Messimy-sur-Saône de lui délivrer des certificats de décisions tacites de non-opposition pour cinq déclarations préalables de travaux agricoles. La juridiction a jugé la requête recevable, considérant que la demande de certificats n'avait pas été rejetée par les courriers du 6 mars 2023 et que les conclusions avaient été déposées dans les délais. Sur le fond, le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'urbanisme et a annulé la décision implicite de refus, en enjoignant au maire de délivrer les certificats sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à la SCEA au titre des frais de justice.

Avocat : MOUTOUSSAMY

18 novembre 2025• 1ère chambre
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301566

Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par la SAS Atelier du Port d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’inspection du travail refusant d’autoriser le licenciement d’un salarié protégé. La société requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 23 octobre 2025. Par ordonnance du 14 novembre 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.

Avocat : RAMSAMY

14 novembre 2025
TA25Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301444

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B..., qui demandait réparation pour des préjudices liés à une exposition professionnelle à l'amiante. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par la ministre du travail, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a estimé que la créance dont se prévalait le requérant était prescrite, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond de l'affaire.

Avocat : CHAMY

12 novembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400737

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande indemnitaire de M. A..., qui sollicitait 22 000 euros en réparation des préjudices résultant de fautes qu'il imputait à la métropole de Lyon dans la gestion de son dossier de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que l'indu de RSA réclamé au requérant était dû à ses propres omissions déclaratives, notamment l'absence de déclaration de ses revenus professionnels et de dividendes, et non à une faute de l'administration. Par conséquent, aucune responsabilité de la métropole de Lyon n'a été retenue, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir tirée de la prescription. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au RSA.

Avocat : MOUTOUSSAMY

6 novembre 2025• JU Chambre Sociale
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518181

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de visa de long séjour en qualité de salarié opposée à M. B..., ressortissant iranien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ayant attendu plus de 18 mois après le refus consulaire initial pour saisir le juge, et n’ayant pas démontré de conséquences graves et immédiates justifiant une suspension. La requête a été rejetée par ordonnance, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : LAMY-RABU

30 octobre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506117

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante malgache, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de l'Isère. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la violation de la loi du 11 juillet 1979 sur la motivation, abrogée, et a écarté le grief relatif à l'absence de communication de l'avis médical de l'OFII, aucun texte n'imposant une telle communication préalable. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 425-9) et la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LAMY

24 octobre 2025• 7ème Chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 500238

Avocat : Samy DJEMAOUN

24 octobre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:500238.20251024• 2ème chambre jugeant seule
TA102Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500715

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester l’interdiction de retour sur le territoire français de sept ans assortissant une obligation de quitter le territoire sans délai. Le juge a constaté que l’arrêté préfectoral du 17 octobre 2025 avait été notifié à l’intéressé le même jour à 17h10, avec mention des voies et délais de recours. En application des articles L. 614-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 776-2 du code de justice administrative, le délai de recours de 48 heures, non prorogeable et se décomptant d’heure à heure, expirait le 19 octobre 2025 à 17h10. La requête, enregistrée le 20 octobre 2025 à 16h33, étant tardive, elle a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SALAMON SAMY

22 octobre 2025