850 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
850
Décisions totales
383 581
Ordonnances
322 905
Avec résumé IA
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en tant que juge de plein contentieux, a annulé la décision implicite du département des Bouches-du-Rhône refusant d'ouvrir les droits au revenu de solidarité active (RSA) à M. E... B.... Le tribunal a considéré que, bien qu'à la date de la décision initiale le requérant ne remplissait pas la condition de durée de séjour de cinq ans prévue à l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles, il justifiait désormais de cette condition à la date du jugement. En l'absence de contestation du département sur les autres motifs (suspicion de vie commune), le tribunal a enjoint au département de lui ouvrir ses droits au RSA.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R.541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B..., professeur certifié, qui sollicitait une provision de 7 238,48 euros en réparation de préjudices financier et moral liés au défaut de versement de la majoration de traitement prévue par le décret n° 2013-965 du 28 octobre 2013 pour les fonctionnaires en service à Mayotte. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable, car l'administration avait déjà versé des rappels et que les calculs du requérant intégraient à tort des périodes de congé de longue maladie ou des taux de majoration excessifs. En outre, le préjudice moral allégué n'a pas été établi par des éléments probants. La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Avocat : RAMSAMY
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la contestation de M. E... concernant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 304,73 euros et sa radiation du dispositif. Le requérant soulevait des moyens de procédure (absence de communication du rapport d'enquête, défaut de signature, motivation insuffisante) et contestait le bien-fondé de l'indu. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que la procédure était régulière et que l'administration avait démontré l'existence de l'indu. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Hérault invalidant l'épreuve théorique du code de la route de M. D... pour fraude. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide du juge, et qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision contestée a été prise en application de l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012.
Avocat : LAMY CHLOÉ
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise complémentaire à la demande de M. D... et de l’EARL Rente de la jument. Cette mesure vise à déterminer les causes et origines des désordres d’étanchéité persistants affectant leurs bâtiments à Vernot, malgré des travaux réparatoires réalisés en 2023. Le tribunal a écarté l’argument du département de la Côte-d’Or selon lequel l’expertise serait inutile ou tardive, jugeant que les faits relatés justifiaient cette mesure d’instruction.
Avocat : FIDUCIAL LEGAL BY LAMY
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme D... contestant des décisions implicites de rejet de ses recours administratifs, portant sur des indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement (APL), ainsi que sur la suspension de ces prestations. Le tribunal a partiellement annulé les décisions attaquées, notamment en ce qui concerne l'indu de prime d'activité, en raison d'un vice de procédure lié à l'absence d'information préalable de la requérante sur l'origine des données utilisées, en méconnaissance de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale. En revanche, il a rejeté les conclusions relatives à l'indu de RSA et d'APL, ainsi que celles concernant les suspensions de prestations, faute de moyens fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles, et le tribunal a enjoint à la caisse d'allocations familiales de réexaminer les droits de Mme D... pour la prime d'activité.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme D... contestant des décisions implicites de rejet de ses recours contre des indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement (APL), ainsi que des décisions de suspension de ces prestations. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés, notamment les vices de procédure liés à l'absence de consultation de la commission de recours amiable et la méconnaissance du contradictoire, n'étaient pas fondés. Il a également constaté que la situation de Mme D... avait été partiellement régularisée pour l'APL et que les indus étaient justifiés. Les conclusions relatives au RSA ont été partiellement déclarées irrecevables en raison de l'absence d'objet pour une partie des sommes.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. et Mme C... d'une demande de remboursement des cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux acquittées au titre de 2022 sur une indemnité transactionnelle de 200 000 euros. Cette somme leur avait été versée par leur bailleur en réparation des préjudices subis suite à la résiliation anticipée du bail de leur résidence principale. Le tribunal a jugé que cette indemnité, insusceptible de renouvellement, ne constituait pas un revenu imposable dans la catégorie des bénéfices non commerciaux au sens de l'article 92 du code général des impôts. En conséquence, il a prononcé le remboursement des impositions contestées, assorti des intérêts moratoires prévus à l'article L. 208 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET FIDUCIAL LEGAL BY LAMY (SELASU)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du département des Bouches-du-Rhône refusant de l’admettre au bénéfice du revenu de solidarité active (RSA). Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné les droits de l’intéressée au regard des dispositions du code de l’action sociale et des familles, notamment les articles L. 262-37, R. 262-35, R. 262-37 et R. 262-40. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le juge a fondé son analyse sur l’ensemble des circonstances de fait résultant de l’instruction et du dossier communiqué.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 9 juillet 2024 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d’accueil de Mme E..., une demandeuse d’asile. Les requérants contestaient notamment la compétence de l’auteur de l’acte, son défaut de motivation et une erreur d’appréciation au regard du droit à la vie familiale et de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était fondée sur le refus par l’intéressée d’une proposition d’hébergement, ce qui constitue un motif légal de cessation du bénéfice des conditions matérielles d’accueil en application des articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : Samy DJEMAOUN
Avocat : MONAMY
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l’annulation du refus du département de l’Ain de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 1 571,17 euros. Statuant en plein contentieux, le tribunal a examiné la demande au regard des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. Il a estimé que Mme B..., bien que potentiellement de bonne foi, n’avait pas démontré, faute de justificatifs suffisants, une situation de précarité justifiant une remise totale de sa dette. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... contestant une contrainte émise par la CAF de Paris pour le recouvrement d’indu d’aide exceptionnelle de fin d’année (152,45 €) et d’aide au logement sociale (760,99 €). Le tribunal a jugé que la contrainte était régulière, notamment en ce qu’elle était signée par une personne bénéficiant d’une délégation de signature et que les mises en demeure préalables avaient été valablement notifiées. Il a également estimé que les créances n’étaient pas prescrites et que la requérante n’établissait pas le bien-fondé de ses contestations sur le montant des indus. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme D... A... contestant le refus du département du Calvados de lui délivrer un agrément en qualité d'assistante maternelle. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, considérant que le recours contentieux était dirigé tant contre la décision initiale de refus que contre le rejet du recours gracieux. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus d'agrément, estimant que le département avait commis une erreur d'appréciation au regard des critères de l'annexe 4-8 du code de l'action sociale et des familles, la requérante démontrant ses capacités linguistiques, éducatives et matérielles. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Avocat : SELARL CARATINI LE MASLE LAMY MOUCHENOTTE LEMAIRE
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B..., ressortissant afghan, contre un arrêté de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités suédoises, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment l'absence d'habilitation de l'agent ayant mené l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, la présence de deux agents lors de cet entretien, et des défaillances systémiques en Suède. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision de transfert était légale. La solution retenue confirme l'application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHERAMY LUCRÈCE