1 150 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 150
Décisions totales
383 581
Ordonnances
267 367
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la communication de documents relatifs aux subventions du département des Yvelines pour les hébergements « Gîtes de France » (1987-2016). Le juge constate que le tribunal avait déjà rejeté, par un jugement du 1er avril 2025, les conclusions identiques dirigées contre la décision de communication partielle du 6 juin 2023. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation, devenues sans objet, et rejette le surplus des demandes, y compris celle relative aux frais de justice.
Avocat : SCP BUCHBINDER KARSENTI LAMY
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme D... A... contestant le refus du département du Calvados de lui délivrer un agrément en qualité d'assistante maternelle. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, considérant que le recours contentieux était dirigé tant contre la décision initiale de refus que contre le rejet du recours gracieux. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus d'agrément, estimant que le département avait commis une erreur d'appréciation au regard des critères de l'annexe 4-8 du code de l'action sociale et des familles, la requérante démontrant ses capacités linguistiques, éducatives et matérielles. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Avocat : SELARL CARATINI LE MASLE LAMY MOUCHENOTTE LEMAIRE
Avocat : SALAMON SAMY
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B..., ressortissant afghan, contre un arrêté de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités suédoises, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment l'absence d'habilitation de l'agent ayant mené l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, la présence de deux agents lors de cet entretien, et des défaillances systémiques en Suède. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision de transfert était légale. La solution retenue confirme l'application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHERAMY LUCRÈCE
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante géorgienne. Celle-ci contestait un refus d'entrée sur le territoire français et son placement en zone d'attente à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas le caractère manifestement illégal des décisions attaquées, notamment faute de preuves suffisantes sur le fondement légal du refus. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : Samy DJEMAOUN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCI Dezatignes d’un recours en plein contentieux contestant le refus du préfet de la Savoie de lui accorder un dégrèvement de taxe d’aménagement. En cours d’instance, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a constaté que ce désistement était sans obstacle et en a donné acte par un jugement du 17 décembre 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à prendre acte de la volonté de la partie requérante.
Avocat : SCP FIDUCIAL BY LAMY
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... contestant l'arrêté préfectoral du 10 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a substitué la base légale de la décision d'éloignement, retenant le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (étranger ne justifiant pas être entré régulièrement) au 1° initialement visé. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an ont été jugées légales.
Avocat : CABINET DAMY RAYNAL HERVE-LANCIEN
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu’il soit enjoint au département de l’Essonne de lui désigner un agent référent pour lui permettre de percevoir le revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, faute pour la requérante de démontrer avoir vainement tenté d’obtenir un rendez-vous auprès des services compétents, privant ainsi la mesure sollicitée de tout caractère utile. La décision se fonde sur les articles L. 262-25 et L. 262-27 du code de l’action sociale et des familles, relatifs au contrat d’engagement réciproque, et sur l’article L. 522-3 du code de justice administrative permettant de rejeter une requête manifestement infondée sans audience.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant un titre de recette émis par le département de l'Isère pour un indu de revenu de solidarité active de 3 871,95 euros. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, en application de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le délai de recours de deux mois, qui avait recommencé à courir après l'échec d'une médiation le 23 juillet 2021, était expiré lorsque M. B... a saisi le tribunal le 25 mars 2024.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Divonne Holding d’un recours en excès de pouvoir contre une mise en demeure des finances publiques relative à un impôt sur les sociétés de 908 601 euros. La société s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 15 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.
Avocat : SCP LEGAL BY LAMY
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS RESIDE ETUDES, qui contestait une cotisation de taxe d’habitation pour 2023. Le juge a constaté que l’administration avait déjà accordé un dégrèvement total de cette taxe avant l’introduction du recours, rendant la requête sans objet dès l’origine. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la demande, sans qu’il soit nécessaire d’examiner le fond.
Avocat : LAMY LEXEL AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS RESIDENCES SERVICES GESTION, qui contestait une cotisation de taxe d'habitation pour 2023. Le juge a constaté que l'administration avait déjà prononcé le dégrèvement total de cette taxe avant l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet dès l'origine. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Avocat : LAMY LEXEL AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société RESIDE ETUDES APPARTHOTELS d’une demande en décharge d’une cotisation de taxe d’habitation pour 2023. L’administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement total de l’imposition en litige après l’introduction de la requête, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en décharge. La demande de frais irrépétibles présentée par la société a été rejetée.
Avocat : LAMY LEXEL AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société RESIDE ETUDE d’une demande en décharge de la taxe d’habitation à laquelle elle était assujettie pour 2023. L’administration fiscale ayant prononcé le dégrèvement total de l’imposition en litige le 17 novembre 2025, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en décharge. Il a également rejeté la demande de la société tendant au remboursement de ses frais de justice.
Avocat : LAMY LEXEL AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société RESIDE ETUDES SENIORS d’une demande en décharge de la taxe d’habitation due au titre de l’année 2023. L’administration fiscale ayant prononcé le dégrèvement total de l’imposition en litige après l’introduction de la requête, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. En revanche, il a fait droit à la demande de la société au titre des frais de justice en condamnant l’État à lui verser 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : LAMY LEXEL AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par la société RESIDE ETUDES GESTION REG d’une demande de décharge de taxe d’habitation pour l’année 2023, constate que l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement total de l’imposition en litige après l’introduction de la requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal déclare qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions en décharge. Il condamne néanmoins l’État à verser 1 500 euros à la société requérante au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : LAMY LEXEL AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du 1er octobre 2025 par laquelle le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé à M. A..., ressortissant indien demandeur d’asile, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal retient que le refus d’orientation à Paris, qui a motivé la décision, n’est pas valable car M. A... n’a pas été assisté d’un interprète lors de la remise du formulaire en français, ce qui l’a empêché d’en comprendre le sens. En application de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal estime que ce vice de procédure justifie l’annulation. Il enjoint à l’OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de quinze jours.
Avocat : LAMY
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la commune de Lieusaint d'une demande en restitution de la contribution au service public de l'électricité. Par un mémoire enregistré le 28 mai 2025, la commune s'est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 11 décembre 2025. Aucune condamnation sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code n'a été prononcée.
Avocat : CABINET LAMY LEXEL AVOCATS ASSOCIES (SELAS)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant congolais, afin d'obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour, en raison de difficultés rencontrées sur le téléservice ANEF. Le juge rappelle qu'en cas de dysfonctionnement avéré de la plateforme en ligne, l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, et que la condition d'urgence est en principe remplie pour une demande de renouvellement. Cependant, en l'espèce, la seule capture d'écran fournie par le requérant ne suffit pas à démontrer la réalité des difficultés techniques alléguées. Par conséquent, la requête est rejetée, faute pour M. B... d'établir l'impossibilité d'accomplir les formalités en ligne.
Avocat : LAMY
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la délivrance d’une attestation d’inscription à l’examen du permis de conduire de catégorie D. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car le préfet avait notifié à l’intéressé son intention d’invalider une procédure antérieure de permis de conduire. En conséquence, la condition d’absence de contestation sérieuse n’étant pas remplie, la requête a été rejetée, de même que la demande d’aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : LAMY CHLOÉ