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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

850 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

850

Décisions totales

383 581

Ordonnances

305 556

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : AMYEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2500918

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant gabonais, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le requérant ne justifiait pas d'un contrat de travail visé par l'autorité française compétente pour un métier listé à l'annexe 1 de l'accord franco-gabonais du 5 juillet 2007, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord bilatéral.

Avocat : LAMY-RABU

18 septembre 2025• 4ème Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400229

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A, sapeur-pompier, d’une demande d’indemnisation de 34 670,66 euros contre le SDIS de La Réunion, en raison de l’illégalité du refus de l’admettre au concours interne de sergent. Cette illégalité, fondée sur une méconnaissance du principe d’impartialité, avait été constatée par un jugement du tribunal du 31 octobre 2019, confirmé par un arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux le 15 septembre 2022. Le tribunal a jugé que cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité du SDIS. La solution retenue est donc que la responsabilité du SDIS est engagée, sans que le tribunal ne se soit encore prononcé sur le montant des préjudices allégués.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : RAMSAMY

18 septembre 2025• 2ème chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400228

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation de 33 832,06 euros contre le SDIS de La Réunion, en raison de l’illégalité du refus de l’admettre au concours interne de sergent sapeur-pompier, déjà annulé pour méconnaissance du principe d’impartialité par un jugement du 31 octobre 2019, confirmé en appel. Le tribunal a reconnu que cette illégalité fautive engageait la responsabilité du SDIS. Cependant, il a estimé que le lien de causalité direct entre cette faute et les préjudices invoqués (frais de concours, perte de carrière, préjudice moral et de discrimination) n’était pas établi, M. A ne démontrant pas qu’il aurait été admis en l’absence d’irrégularité. La requête a donc été rejetée, et les conclusions du SDIS au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : RAMSAMY

18 septembre 2025• 2ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 508001

Avocat : Samy DJEMAOUN

12 septembre 2025ECLI:FR:CEORD:2025:508001.20250912• Juge des référés
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508721

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de Mme C, ressortissante laotienne. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la préfète de l'Isère avait délivré à Mme C une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 26 novembre 2025, maintenant ainsi ses droits. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : LAMY

5 septembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508525

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré un récépissé valable pendant l'instance, le juge a constaté que les conclusions principales étaient devenues sans objet. Il a néanmoins admis M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 900 euros à son avocat au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : LAMY

29 août 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406568

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné quatre requêtes de M. A B contestant des décisions de la CAF de la Haute-Savoie et du département. Les litiges portent sur des indus de prime exceptionnelle de fin d'année (2021 et 2022) et de revenu de solidarité active (RSA), ainsi que sur la suppression de son droit au RSA. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant notamment que les moyens soulevés (défaut de motivation, absence de preuve de l'indu, bonne foi) n'étaient pas fondés et que certaines requêtes étaient tardives. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale relatives au RSA et aux indus de prestations.

Avocat : MOUTOUSSAMY

29 août 2025• Juge unique 8
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211989

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Schenker France. Celle-ci contestait la décision implicite de la commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS, qui avait confirmé un blâme et une pénalité financière de 10 000 euros pour exercice d'activités de sécurité privée sans autorisation. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, le CNAPS ayant communiqué les motifs de sa décision implicite à la demande de la société. Sur le fond, il a jugé que la société exerçait bien une activité de transport de fonds soumise à autorisation au sens des articles L. 611-1 et L. 612-9 du code de la sécurité intérieure, et que la sanction était légalement justifiée.

Avocat : MOUTOUSSAMY

19 août 2025• 3ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2513699

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 23 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de trois ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut d'examen particulier de sa situation personnelle. Il a également jugé que, si le requérant invoquait son droit d'être entendu, il n'établissait pas avoir été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents avant l'édiction des décisions. La solution s'appuie sur les principes généraux du droit de l'Union européenne relatifs aux droits de la défense.

Avocat : CABINET DAMY RAYNAL HERVE-LANCIEN

13 août 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2513610

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant égyptien, contestant les décisions du préfet des Hauts-de-Seine du 24 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de trois ans et un signalement Schengen. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de la situation personnelle et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier son article L. 613-1, et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CABINET DAMY RAYNAL HERVE-LANCIEN

13 août 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507788

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car il s'agissait d'une première demande de titre de séjour et que le requérant ne justifiait pas d'une modification immédiate et grave de sa situation matérielle. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées, et l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été refusée.

Avocat : LAMY

11 août 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205883

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus du préfet de Maine-et-Loire d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a examiné la décision initiale du 30 août 2021 et le rejet du recours gracieux du 7 décembre 2021. Il a jugé que les condamnations pénales de M. B, notamment pour violences conjugales en 2016 et travail dissimulé en 2017, justifiaient le refus au titre de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui exige le respect des principes essentiels de la vie familiale en France. La décision a également été considérée comme proportionnée et non contraire à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : LAMY-RABU

8 août 2025• 5ème Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411374

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A contestant un indu d'allocation de logement sociale de 843 euros. La CAF de la Loire a annulé cet indu le 26 janvier 2024, avant l'introduction de la requête, rendant les conclusions principales de M. A sans objet et irrecevables. Cependant, le tribunal a constaté que la CAF avait refusé de rembourser une retenue de 100 euros effectuée sur les prestations de M. A. En application de l'article L.553-2 du code de la sécurité sociale, le tribunal a annulé cette décision de refus et a enjoint à la CAF de rembourser la somme retenue.

Avocat : MOUTOUSSAMY

5 août 2025• JU Chambre Sociale
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304056

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B contestant deux indus de revenu de solidarité active (RSA) d'un montant total de 7 871,66 euros. La requérante soutenait notamment l'absence de saisine de la commission de recours amiable et le défaut d'agrément du contrôleur, mais le tribunal a écarté ces moyens, relevant que la commission n'était pas requise pour une ressortissante française et qu'aucun rapport d'enquête n'avait été établi. Sur le fond, le tribunal a considéré que le bien-fondé des indus n'était pas justifié par la requérante. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par le département. Les textes appliqués sont les articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : MOUTOUSSAMY

31 juillet 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304361

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de Mme B contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et de primes exceptionnelles de fin d'année, réclamés par le département de la Gironde et la CAF. La requérante soulevait notamment des moyens tirés du défaut de motivation, de l'absence de consultation de la commission de recours amiable, de la violation de la procédure contradictoire et de sa bonne foi. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés et que les décisions contestées étaient légales. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, du code de la sécurité sociale et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : MOUTOUSSAMY

31 juillet 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301626

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A contestant trois indus (revenu de solidarité active, aide personnalisée au logement et aide exceptionnelle de solidarité) réclamés par la CAF de la Gironde. Le tribunal a constaté que l'indu d'aide personnalisée au logement avait été annulé par un rappel de droits, rendant les conclusions sur ce point sans objet. Concernant l'indu de revenu de solidarité active, le tribunal a relevé que Mme A n'avait pas formé de recours administratif préalable obligatoire auprès du département, ce qui rendait sa demande irrecevable. Enfin, pour l'indu d'aide exceptionnelle de solidarité, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la motivation et à la signature de la décision, et a confirmé le bien-fondé de la créance. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : MOUTOUSSAMY

31 juillet 2025• Juge social
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404242

Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision du 4 juin 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a clôturé la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant américain, en qualité de membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne. La décision est annulée pour défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, car elle ne comporte aucun visa ni mention des dispositions légales applicables. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS DAMY GREGORY

30 juillet 2025• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504593

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la commune de Saint-Gervais-les-Bains. Celle-ci demandait d'enjoindre à la société des Remontées Mécaniques de Megève (SRMM) de restituer des biens du domaine skiable de Demi-Quartier, sous astreinte, afin d'assurer la continuité du service public. Le juge a estimé que la commune de Saint-Gervais-les-Bains ne disposait d'aucun titre ni compétence pour réclamer la restitution de biens appartenant à une autre collectivité, et que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, la SRMM ne s'étant pas opposée aux opérations de constat. La demande de frais irrépétibles a également été rejetée.

Avocat : SCP FIDUCIAL BY LAMY

30 juillet 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 506539

Avocat : Samy DJEMAOUN

24 juillet 2025ECLI:FR:CEORD:2025:506539.20250724• Juge des référés
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500965

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du jury académique du 19 septembre 2024 et de l'arrêté de licenciement du 10 mars 2025, présentée par Mme C, professeure stagiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les conséquences financières et professionnelles alléguées, bien que réelles, ne caractérisaient pas une urgence justifiant une suspension dans l'attente du jugement au fond. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés (méconnaissance du principe d'impartialité, non-respect des modalités de décision du jury, détournement de pouvoir, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : RAMSAMY

24 juillet 2025