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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 410 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 410

Décisions totales

383 581

Ordonnances

247 706

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ARMEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307755

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante vietnamienne, qui contestait le rejet implicite de sa demande de carte de séjour temporaire « entrepreneur / profession libérale ». La requérante invoquait une erreur manifeste d’appréciation et un défaut d’examen individuel de sa situation. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale n’était pas soulevé et qu’aucun défaut d’examen n’était établi. S’agissant du fond, il a estimé que Mme A. n’apportait pas la preuve de la viabilité économique de son activité de prothésie ongulaire, condition requise par l’article L. 421-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : DARMON BENJAMIN

26 décembre 2025• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305640

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant à M. B... A..., ressortissant centrafricain, l’admission au séjour. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue est l’annulation de la décision implicite de rejet.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARM SMETH

24 décembre 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313482

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante vietnamienne, qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant". Le tribunal a jugé que la demande de renouvellement, présentée après l'expiration du titre de séjour et hors des délais prévus par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), devait être regardée comme une première demande. Par conséquent, la décision implicite de refus ne faisait pas grief et les conclusions à fin d'annulation étaient irrecevables.

Avocat : DARMON BENJAMIN

24 décembre 2025• 2ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501812

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A... D..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Corrèze. Le tribunal a jugé que l'intéressé ne pouvait invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une admission au séjour en qualité de salarié, ce point étant déjà régi par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'user de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, faute pour le requérant de justifier de circonstances exceptionnelles. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

23 décembre 2025• 1ère chambre
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2505339

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du proviseur du Lycée Albert Camus refusant l'inscription de M. A... B... aux cours à la carte du CNED. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante se bornant à affirmer sans démonstration concrète que la décision portait une atteinte grave et immédiate à la situation de son fils. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : ARMAND

23 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513022

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, contestant un arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 4 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an, ainsi qu’un arrêté de la préfète de la Drôme l’assignant à résidence. La juridiction a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d’être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE) et de l’erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement était légale au regard des articles L. 611-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), et que l’assignation à résidence était fondée sur l’article L. 731-1 du même code.

Avocat : CARMIER

23 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509960

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du préfet du Bas-Rhin du 30 septembre 2025 refusant le regroupement familial au profit de l'épouse de M. B..., ressortissant afghan. Le juge a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a dû se prononcer sur la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en application des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : HARMES

23 décembre 2025
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA01979

Avocat : CABINET PELLEGRIN AVOCAT CONSEIL;CARMIER

22 décembre 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2505341

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au recteur de l'académie de Montpellier de valider l'inscription de l'élève handicapé aux cours à la carte du CNED pour l'enseignement scientifique. La juridiction a considéré que le refus du proviseur portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation et à la scolarisation adaptée, en méconnaissance des articles L. 112-2 et D. 351-4 et suivants du code de l'éducation, ainsi que du projet personnalisé de scolarisation (PPS) de l'élève. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu des conséquences sur la scolarité et la santé de l'enfant. En revanche, la demande de rectification du bulletin et du livret scolaire a été rejetée comme prématurée.

Avocat : ARMAND

22 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501044

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A..., ressortissant indien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure, l'avis défavorable de la commission du titre de séjour ne lui ayant pas été communiqué avant la décision préfectorale. Le tribunal a jugé que cette omission constituait une méconnaissance des articles L. 432-13, L. 435-1 et R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, privant l'intéressé d'une garantie substantielle. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.

Avocat : MARMIN

19 décembre 2025• 1ère chambre
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401292

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SCI Rocher Portail d’un recours en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du préfet d’Ille-et-Vilaine d’appliquer un arrêté réglementant la circulation sur une voie communale et de se substituer aux maires concernés. La requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 19 décembre 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune de Maen Roch présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Avocat : SOCIETE DAVOCATS SEBAN ARMORIQUE

19 décembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404977

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 20 août 2024 par lequel la préfète du Loiret refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante thaïlandaise, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que ce refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la situation particulière de la requérante, qui était l'auxiliaire de vie indispensable d'une personne en perte d'autonomie ne parlant que le thaï. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination ont également été annulées.

Avocat : LARMANJAT

19 décembre 2025• 3ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511653

Le Tribunal administratif de Lille, saisi en référé par le préfet du Nord sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. et Mme B... et de leurs enfants du centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Douai. La solution retenue repose sur l'application de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet au juge d'enjoindre à un occupant sans titre de quitter les lieux. Le tribunal a constaté l'absence de contestation sérieuse, le maintien irrégulier des intéressés après le rejet définitif de leur demande d'asile, et l'urgence liée à la saturation du dispositif d'accueil dans le département. Les arguments tirés de la trêve hivernale et de la situation familiale n'ont pas été retenus pour faire obstacle à l'expulsion.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

19 décembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313378

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme A... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 27 avril 2022. La carence fautive de l'État a été constatée à compter du 27 octobre 2022, date d'expiration du délai de six mois imparti au préfet pour proposer un logement. Cette carence a causé des troubles dans les conditions d'existence de la requérante, expulsée de son logement et contrainte à des hébergements précaires. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : DINLER-ARMAND

19 décembre 2025• 3ème Chambre (J.U)
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505245

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par M. D..., ressortissant italien, d’une demande d’annulation d’un arrêté du 13 décembre 2025 du préfet du Var portant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le requérant contestait notamment la compétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation de la décision et l’atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le juge a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet d’obliger un étranger à quitter le territoire si son comportement constitue une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l’ordre public.

Avocat : DARMON DAVID-ANDRE

18 décembre 2025• Juge des référés
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505246

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait sa remise en liberté immédiate. Le juge a estimé que la demande était portée devant une juridiction incompétente, seul le juge des libertés et de la détention (JLD) étant compétent pour statuer sur les mesures de rétention administrative. En tout état de cause, la requête était devenue sans objet, le requérant ayant déjà été libéré du centre de rétention administrative avant l'audience.

Avocat : DARMON DAVID-ANDRE

18 décembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2402654

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant le refus de délivrance d’un certificat de résidence et l’obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Pas-de-Calais. Le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, mais a examiné la conformité de la décision avec l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, notamment son article 6. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur les conditions de délivrance du titre de séjour pour conjoint de Français. Les textes appliqués incluent l’accord franco-algérien, la convention européenne des droits de l’homme et le code de l’entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

18 décembre 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510843

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B..., ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités polonaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que la décision était suffisamment motivée et que la requérante n'apportait pas d'éléments démontrant un risque en cas de transfert en Pologne, ni ne justifiait de l'application de la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement (UE) n°604/2013. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté de transfert a été rejetée.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

18 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA108Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de St Martin — N° TA108-2300105

Le Tribunal administratif de Saint-Martin a examiné les requêtes de M. B..., attaché d’administration hospitalière, contestant son exclusion des tours d’administrateur de garde et sollicitant l’annulation des décisions du centre hospitalier Louis-Constant Fleming, ainsi que des dommages et intérêts pour perte de revenus et préjudice moral. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l’incompétence du signataire, du vice de procédure, de l’illégalité du retrait d’une décision créatrice de droits, et de l’existence d’une sanction déguisée ou d’un harcèlement moral. La solution retenue est le rejet des requêtes, fondé sur les dispositions de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986, du code des relations entre le public et l’administration, et du code général de la fonction publique, sans qu’aucune faute de l’administration ne soit établie.

Avocat : ARMAND LIONEL

18 décembre 2025• 2ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2502894

Le Tribunal Administratif de Marseille annule la décision du 3 décembre 2024 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté la demande de regroupement familial de M. A..., ressortissant ivoirien. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d’appréciation en considérant que les ressources du requérant n’étaient pas stables et suffisantes, alors que celles-ci dépassaient le montant mensuel net moyen du SMIC sur la période de référence, conformément aux articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, il enjoint au préfet d’autoriser le regroupement familial sollicité dans un délai d’un mois.

Avocat : CARMIER

18 décembre 2025• 3ème Chambre