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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 629 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 629

Décisions totales

383 581

Ordonnances

265 267

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ARMEffacer tout
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509923

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., ressortissant sénégalais, d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal constate que la demande de titre de séjour, fondée sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a été présentée par voie postale, alors que cette catégorie de titre n’est pas soumise à la procédure dématérialisée mais relève de l’obligation de comparution personnelle en préfecture prévue à l’article R. 431-3 du même code. En conséquence, le silence gardé sur une demande irrégulièrement présentée ne fait pas naître de décision faisant grief, et la requête est rejetée comme manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : DARMON DAVID-ANDRÉ

14 octobre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517624

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-de-Marne d’admettre exceptionnellement au séjour Mme B..., se déclare incompétent territorialement. Constatant que la requérante résidait à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal administratif de Melun, seul compétent.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MARMIN

13 octobre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423414

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet de police concernant la demande d'admission au séjour de M. B..., ressortissant algérien. La décision est annulée pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son rejet malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de police de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : MARMIN

13 octobre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503244

Le Tribunal administratif de Nancy, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Meuse portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, constate que le requérant a été assigné à résidence dans le Bas-Rhin par le préfet de ce département. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal administratif de Strasbourg.

Avocat : HARMES

13 octobre 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508489

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a accordé le titre sollicité, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État est condamné à verser 800 euros à l’avocat de Mme A., sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle.

Avocat : CARMIER

13 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529556

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de police de lui délivrer un passeport français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant se bornant à invoquer un unique courriel d'invitation en Irlande du Nord sans précision suffisante. En conséquence, la demande a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le bien-fondé de l'atteinte alléguée aux libertés fondamentales.

Avocat : MARMIN

11 octobre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508743

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision, celle-ci étant conforme aux exigences de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été jugés non fondés ou insuffisamment précisés. La solution retenue confirme la légalité de la mesure de transfert vers l'Espagne.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

10 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508710

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante afghane, contestant l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités croates. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a estimé que la décision de transfert ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

10 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511326

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Bouches-du-Rhône refusant à M. C..., ressortissant algérien, un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas démontré que la décision attaquée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'accord franco-algérien, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CARMIER

10 octobre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503317

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 21 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation du requérant. Il a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 421-1, L. 423-23 et L. 435-1), ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, fondées sur ce refus légal, ont été validées.

Avocat : SELARM SMETH

9 octobre 2025• 2ème chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2300817

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de Mme B..., brigadier-chef de police, contestant son absence d'inscription au tableau d'avancement au grade de major de police pour 2022. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une discrimination et une sanction déguisée. Le tribunal a constaté que Mme B... avait été promue au grade de major de police au titre de l'année 2024, rendant sa demande d'annulation de la décision de 2022 sans objet. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, sans se prononcer sur le fond des moyens soulevés.

Avocat : ARMAND

9 octobre 2025• 2ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506529

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé suspension par une étudiante handicapée, Mme B., contestant le refus de redoublement en Master 1 "Autisme et Troubles du Neurodéveloppement" à l’Université Toulouse Jean Jaurès. L’étudiante invoquait l’urgence liée à la rentrée universitaire et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation, erreur d’appréciation et non-respect des aménagements prévus par l’article L. 112-4 du code de l’éducation. En cours d’instance, l’université a produit une nouvelle décision du 17 septembre 2025 admettant l’étudiante au redoublement. Le juge des référés a constaté que cette décision rendait la requête sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d’injonction. Il a toutefois condamné l’université à verser 800 euros à Mme B. au titre des frais de justice.

Avocat : DARMON

8 octobre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310242

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante gambienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 5 juin 2023 lui refusant un titre de séjour et ordonnant sa remise aux autorités italiennes. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de démontrer une intégration particulière en France. Par conséquent, la décision de remise aux autorités italiennes, fondée sur le règlement Dublin, a été validée.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

8 octobre 2025• 3ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505173

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet du Morbihan du 29 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public constituée par son comportement (détention de stupéfiants), et que le principe de présomption d'innocence ne s'appliquait pas en la matière. Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiés au regard des circonstances de l'espèce, notamment l'absence d'attaches en France et la menace à l'ordre public.

Avocat : LARMANJAT

8 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511405

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’une requête en référé suspension visant à contester le refus implicite de sa demande d’admission au séjour. Le requérant s’est désisté de son recours en cours d’instance. Par ordonnance du 8 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : CARMIER

8 octobre 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512100

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre le refus d’enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de manière probante d’une promesse d’embauche et d’une menace imminente pour sa situation professionnelle. En conséquence, la requête a été rejetée selon la procédure simplifiée de l’article L. 522-3, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CARMIER

7 octobre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403028

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 21 décembre 2023 par lequel le préfet de police a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante indonésienne. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la durée de séjour de l'intéressée en France (depuis au moins 2013), de son activité professionnelle continue depuis 2015 et de ses efforts d'intégration, notamment l'apprentissage du français. Il enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour sans délai. L'État est également condamné à verser 1 200 euros à Mme B... au titre des frais de justice.

Avocat : MARMIN

7 octobre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501346

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, demandant l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a annulé cette décision au motif que le préfet n'a pas démontré avoir procédé à un examen particulier de la situation de la requérante, notamment au regard de sa contribution à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, en méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail durant cet examen.

Avocat : CARMIER

2 octobre 2025• 3ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412494

Le Tribunal administratif de Marseille annule la décision implicite du préfet des Bouches-du-Rhône rejetant la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante algérienne mariée à un Français. La juridiction estime que la décision méconnaît les stipulations du 2 de l’article 6 de l’accord franco-algérien, qui prévoit la délivrance de plein droit d’un certificat de résidence d’un an au conjoint de Français remplissant les conditions. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer ce titre dans un délai d’un mois, ainsi qu’une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 800 euros à l’avocat de la requérante au titre de l’aide juridictionnelle.

Avocat : CARMIER

2 octobre 2025• 3ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508709

Le Tribunal administratif de Lille a examiné la requête de M. B..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 2 septembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la décision de transfert était légale, l'Espagne ayant accepté la prise en charge de l'intéressé, et que l'assignation à résidence était justifiée. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. B....

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

2 octobre 2025• Reconduite à la frontière