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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 629 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 629

Décisions totales

383 581

Ordonnances

290 064

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ARMEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500408

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 27 décembre 2024 lui refusant la protection internationale et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée recevable en raison d'une erreur dans la notification des délais de recours. Sur le fond, le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a estimé que M. D ne justifiait plus du droit de se maintenir sur le territoire français faute d'avoir formalisé un recours devant la Cour nationale du droit d'asile, en application des articles L. 542-1 et L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DARMON

17 juin 2025• 6ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504257

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 14 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales et professionnelles solides en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DARMON

17 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303604

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la société MPO Fenêtres, qui contestait le décompte général de son marché de travaux avec la commune de Saint-Aubin-sur-Gaillon et demandait le paiement d’un solde. Le tribunal a jugé que le décompte général notifié par la commune le 11 octobre 2022 était devenu définitif, faute pour la société de l’avoir contesté dans le délai de trente jours prévu par l’article 50.1.1 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux. La solution retenue est l’irrecevabilité de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. Les textes appliqués sont les stipulations du CCAG Travaux et l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ce dernier ayant conduit à rejeter les demandes de frais de justice.

Avocat : PARME AVOCATS

16 juin 2025• 4 ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300673

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant comorien, contestant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci s'étant substituée à la décision ministérielle. Sur le fond, le tribunal a estimé que le ministre de l'intérieur n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le fait que M. A avait déclaré fiscalement ses quatre enfants mineurs à charge, alors qu'ils résidaient avec leurs mères respectives. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation de l'opportunité d'accorder la naturalisation.

Avocat : DARMON

16 juin 2025• 5ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303780

Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé le titre exécutoire émis le 31 juillet 2023 par la commune de Saint-Aubin-sur-Gaillon à l'encontre de la société Tonon-Simonetti pour un montant de 70 213,15 euros. Le tribunal a jugé que la créance n'était pas exigible en l'absence de décompte général définitif, conformément aux articles 13.4.3 et 13.4.5 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux. La commune n'ayant pas notifié un projet de décompte général avant d'émettre le titre, la procédure de recouvrement était irrégulière. La demande de la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.

Avocat : PARME AVOCATS

16 juin 2025• 4 ème Chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2204491

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par l’Union Maritime de Mayotte d’un recours en excès de pouvoir visant à obtenir la résiliation de la convention de délégation de service public pour la gestion du port de Longoni, conclue en 2013 entre le département de Mayotte et la société Mayotte Channel Gateway. L’association requérante invoquait des manquements graves du délégataire, notamment le non-respect de ses obligations contractuelles (absence de rapports annuels, défaut de garantie bancaire, application de tarifs illégaux) et une atteinte à l’intérêt général. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’Union Maritime de Mayotte ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisamment direct et certain, et que la poursuite de l’exécution du contrat ne portait pas une atteinte manifeste à l’intérêt général, la résiliation risquant au contraire de perturber gravement l’approvisionnement et le développement de Mayotte. La décision s’appuie sur les principes du droit des contrats administratifs et les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PARME AVOCATS

16 juin 2025• 1ère chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304068

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la demande de Mme D, attachée territoriale, qui contestait le refus implicite du maire de Lunel de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits de harcèlement moral. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas d'éléments de fait suffisants pour faire présumer l'existence d'un harcèlement moral, et que l'administration justifiait ses décisions par des considérations étrangères à tout harcèlement. Par conséquent, la décision de refus de protection fonctionnelle a été jugée légale, et les conclusions indemnitaires de Mme D ont été rejetées. La décision s'appuie sur les articles L. 133-2, L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.

Avocat : SELARL VINCKEL - ARMANDET - LE TARGAT - BARAT BAIER

13 juin 2025• 3ème chambre
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2304082

Refus de regroupement familial. Tribunal Administratif de Toulon. Donne acte du désistement pur et simple du requérant. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : DARMON DAVID-ANDRE

13 juin 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302517

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de l'association du Clos Dormoy, qui demandait l'annulation de la délibération du 22 mai 2018 de la commune de Chaumont portant désaffectation et déclassement de parcelles du domaine public. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le délai de recours contentieux de deux mois étant expiré à la date d'introduction de la requête. La solution est fondée sur les articles L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales et R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET PARME AVOCATS

12 juin 2025• 1ère chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401956

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par l’association du Clos Dormoy et des particuliers contre un arrêté du maire de Chaumont délivrant un permis de construire à l’office public de l’habitat Chaumont Habitat pour six bâtiments de trente-six logements. Après avoir écarté les fins de non-recevoir et la plupart des moyens, le tribunal a estimé que deux vices étaient fondés, concernant la méconnaissance des articles UB 8.2 du plan local d’urbanisme et III.6.b du règlement de l’aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine, relatifs au retrait des bâtiments par rapport à la voie. Considérant ces vices comme régularisables, le tribunal a sursis à statuer en application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, accordant un délai de quatre mois pour leur régularisation.

Avocat : CABINET PARME AVOCATS

12 juin 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201433

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI Cyrnos 1864, qui contestait un avis de sommes à payer de 32 491,80 euros émis par la commune de Bastia pour la location d’un platelage de protection. La société propriétaire d’un immeuble frappé de péril imminent soutenait que cette dépense n’était pas prévue par les arrêtés municipaux. Le tribunal a jugé que la location de cet équipement était justifiée car elle découlait des prescriptions de l’expert désigné dans le cadre de la procédure de péril imminent, et que les arrêtés du maire, pris sur le fondement des articles L. 511-3 et suivants du code de la construction et de l’habitation, incluaient cette mesure. La demande de décharge a donc été rejetée, et la SCI a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET D'AVOCATS ROMANI-CLADA -MAROSELLI- ARMANI

12 juin 2025• 2ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405695

Le Tribunal administratif de Marseille a annulé la décision implicite de rejet de la commune de Martigues refusant de communiquer son dossier médical à M. D, agent stagiaire. Le tribunal a jugé que l'existence de ce dossier était établie par les éléments fournis par le requérant, contredisant l'affirmation de la commune. Il a enjoint à la commune de communiquer l'intégralité du dossier médical dans un délai d'un mois, sans astreinte. La décision s'appuie sur le code des relations entre le public et l'administration et le code de justice administrative.

Avocat : CARMIER

12 juin 2025• 10e Ch Magistrat statuant seul
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2405954

Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable pour l’installation d’un pylône de téléphonie mobile de 30 mètres. Les requérants n’ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai d’un mois imparti par le tribunal sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ils sont réputés s’être désistés. Par ordonnance du 11 juin 2025, le tribunal donne acte de ce désistement et rejette les conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SOCIETE DAVOCATS SEBAN ARMORIQUE

11 juin 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308371

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A Salvy, conseiller principal d'éducation, contestant sa mutation d'office décidée le 12 juillet 2023 par le recteur de l'académie d'Aix-Marseille. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, jugeant que la mesure n'était pas une simple mesure d'ordre intérieur car elle entraînait une perte de rémunération et une modification des conditions de travail. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de mutation, estimant que les faits reprochés à l'agent, notamment des dysfonctionnements dans le service de la vie scolaire, n'étaient pas établis par les pièces du dossier et ne justifiaient pas une telle mesure. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux de la fonction publique et le code de justice administrative.

Avocat : DARMON

11 juin 2025• 2ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308391

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 12 juillet 2023 par laquelle le recteur de l'académie d'Aix-Marseille avait muté d'office une professeure documentaliste du lycée Victor Hugo au lycée Perrier. Le tribunal a jugé que cette mutation, motivée par des difficultés relationnelles et faisant suite à une suspension conservatoire, constituait une sanction déguisée et non une simple mesure d'ordre intérieur, la rendant susceptible de recours. La solution retenue est l'annulation de la décision, le tribunal ayant écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.

Avocat : DARMON

11 juin 2025• 2ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308454

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B, assistant d'éducation, contestant son licenciement prononcé par le proviseur du lycée Victor Hugo. Le tribunal a annulé cette sanction disciplinaire, estimant que le principe d'impartialité avait été méconnu, le proviseur ayant lui-même été la cible des faits reprochés (banderoles et propos injurieux) et se trouvant ainsi en situation de "juge et partie". La décision s'appuie sur le principe général d'impartialité applicable à tous les organes administratifs.

Avocat : DARMON

11 juin 2025• 2ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208039

Le tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de la commission nationale d’agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d’agent privé de sécurité. Il écarte l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le CNAPS, la délivrance ultérieure d’une carte en 2025 ne valant pas retrait de la décision attaquée. Sur le fond, le juge relève d’office que la CNAC était en situation de compétence liée pour refuser la carte, faute pour le requérant de justifier, à la date de la décision, d’un titre de séjour depuis au moins cinq ans, conformément à l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Les conclusions à fin d’annulation sont donc rejetées.

Avocat : CARMIER

11 juin 2025• 8ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302305

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d’entrée en formation d’agent de sécurité privée. Le juge a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d’une délégation régulière. Sur le fond, il a estimé que le CNAPS n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en se fondant sur l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, dès lors que M. A ne justifiait pas de la possession d’un titre de séjour depuis au moins cinq années consécutives. La décision attaquée a donc été validée, et les conclusions accessoires (injonction, frais) ont été rejetées.

Avocat : DARMON

10 juin 2025• 2ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2412855

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation de la 2ème Chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B, ressortissante suédoise, contre un arrêté préfectoral du 27 mai 2024 refusant son titre de séjour en tant qu'actif européen et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante soutenait notamment une méconnaissance des articles L. 233-1 et R. 233-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs au droit au séjour des citoyens de l'Union européenne. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

10 juin 2025• 2ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406543

Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de Mme A, au motif que cette décision est insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de statuer sur cette demande dans un délai de deux mois et de délivrer un récépissé autorisant le travail dans l’attente, sans astreinte. L’État est condamné à verser 1 000 euros au conseil de Mme A au titre des frais d’instance.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

10 juin 2025• 2ème Chambre