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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 006

Décisions totales

383 581

Ordonnances

347 327

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500028

Le Tribunal administratif de Grenoble annule le refus implicite de la préfète de l’Isère de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant tunisien père de trois enfants français. La délivrance en cours d’instance d’une carte de séjour d’un an ne prive pas le recours d’objet, car le requérant sollicitait un titre de dix ans sur le fondement de l’article 10 de l’accord franco-tunisien. Le tribunal juge que M. A... remplit les conditions légales pour obtenir ce titre, et que la préfète n’a pas justifié ses allégations de menace à l’ordre public. La décision est annulée pour excès de pouvoir, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Avocat : SELARL AABM AVOCATS ASSOCIES BERGERAS - MONNIER

11 décembre 2025• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509152

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant iranien, contestant un arrêté préfectoral du 5 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'erreur de fait, le défaut d'examen particulier, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C..., confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TERRASSON

11 décembre 2025• 4ème Chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204561

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A... C... et sa mère, Mme B... C..., d'une demande d'indemnisation pour un accident de vélo survenu le 20 août 2020, imputé à un défaut de signalisation d'un virage dangereux par la commune de Menetou-Salon. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la preuve du lien de causalité entre l'ouvrage public et le dommage n'était pas rapportée. Il a estimé que la commune avait démontré l'entretien normal de la voie, aucun élément n'établissant que le virage était particulièrement dangereux ou que la signalisation était insuffisante. En conséquence, la responsabilité de la commune n'a pas été engagée, et les demandes d'expertise et d'indemnisation ont été rejetées.

Avocat : SCP ROUAUD & ASSOCIES

11 décembre 2025• 2ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305269

Le Tribunal Administratif d’Orléans (2ème chambre) a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 12 juillet 2023 par lequel la maire de Vierzon a accordé un permis de construire à la société Virtuo Vierzon pour une plateforme logistique. Les requérants, dont deux associations et plusieurs particuliers, contestaient la légalité de ce permis pour divers motifs, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’irrégularité de la procédure d’enquête publique, et la méconnaissance de plusieurs dispositions du code de l’urbanisme et du règlement du PLU. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a mis à la charge des requérants une somme de 6 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : SCP GERIGNY & ASSOCIES

11 décembre 2025• 2ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2303846

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Metz Métropole, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 décembre 2022 fixant à 353 940,03 euros la compensation financière due suite au retrait de la commune d'Ars-sur-Moselle du syndicat intercommunal des eaux de Gravelotte et de la Vallée de l'Orne (SIEGVO). La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, à l'absence de prise en compte de certains investissements ou à une méthode de calcul erronée, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 5211-19 et L. 5211-25-1 du code général des collectivités territoriales, qui encadrent la répartition des biens en cas de retrait d'un établissement public de coopération intercommunale.

Avocat : SELARL CHEYSSON MARCHADIER & ASSOCIÉS

11 décembre 2025• 4ème Chambre
TA67Décision

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2308001

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du maire de Dahlenheim de lui délivrer un permis de construire pour transformer une grange en centre de séminaire. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté, estimant qu'il comportait les éléments de fait et de droit nécessaires. Il a ensuite examiné le motif de refus fondé sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, relatif à l'atteinte au caractère des lieux avoisinants, sans préciser dans l'extrait fourni si ce motif était retenu. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS

11 décembre 2025• 4ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403930

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., attaché territorial, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions pour deux ans. La juridiction a jugé que les faits de comportement inapproprié (contacts physiques non désirés, propos déplacés) envers plusieurs agentes étaient établis par des témoignages circonstanciés et concordants. Ces faits constituent un manquement à l'obligation de dignité prévue à l'article L. 121-1 du code général de la fonction publique. La sanction, fondée sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du même code, a été considérée comme proportionnée à la gravité des fautes commises.

Avocat : CABINET SEBAN & ASSOCIES

11 décembre 2025• 5ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2514580

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de l’Établissement public foncier d’Île-de-France (EPFIF) sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette mesure d’expertise, jugée utile, vise à constater l’état des immeubles avoisinants avant des travaux de désamiantage et de démolition à Vaux-le-Pénil, et à permettre, le cas échéant, de rechercher les causes et l’étendue des dommages qui surviendraient pendant le chantier. En revanche, la demande de l’EPFIF tendant à réserver les dépens a été rejetée, le juge des référés n’ayant pas compétence pour statuer sur ce point à ce stade.

Avocat : SCP ALAIN LEVY & ASSOCIES

11 décembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514925

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande de suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a accordé à l'intéressé une carte de résident valable dix ans et une attestation de prolongation d'instruction. Le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, celles-ci étant devenues sans objet. Il a en revanche condamné l'État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

11 décembre 2025
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303255

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., infirmier au centre hospitalier d'Angoulême, qui demandait réparation pour harcèlement moral et sanction disciplinaire déguisée. Le tribunal a jugé que les éléments présentés, comme un entretien hiérarchique ou une évaluation professionnelle, ne démontraient pas de faits excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. La solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, fondé sur l'absence de preuve d'agissements constitutifs de harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique.

Avocat : SELARL HOUDART ET ASSOCIES

11 décembre 2025• 3ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2205637

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de Mme B... visant à engager la responsabilité du département des Hauts-de-Seine pour avoir refusé de la réintégrer sur son poste de directrice après son détachement, une décision annulée par un précédent jugement. La requérante sollicitait l'indemnisation de divers préjudices, notamment une perte de chance de percevoir des traitements et primes, des troubles dans les conditions d'existence, une atteinte à son image professionnelle et un préjudice moral. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions indemnitaires, estimant que les préjudices allégués n'étaient pas établis ou étaient déjà couverts par la reconstitution de carrière ordonnée. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute de l'administration, sans référence à des textes spécifiques autres que le code de justice administrative.

Avocat : BAZIN & ASSOCIES

11 décembre 2025• 12ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2300250

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A..., agent territorial, contestant un arrêté du 20 octobre 2022 la plaçant d'office en congé longue maladie. Le tribunal a constaté que cet arrêté avait été retiré par une décision du 13 janvier 2023 devenue définitive, privant d'objet les conclusions en annulation et injonction. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal les a rejetées, estimant que le retrait avait régularisé la situation et que la requérante ne justifiait pas de la réalité de ses préjudices. La décision s'appuie sur les lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-16 du 11 janvier 1984.

Avocat : BAZIN & ASSOCIES

11 décembre 2025• 12ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404408

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus du garde des sceaux, ministre de la justice, de l’autoriser à être transféré de la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré vers le centre pénitentiaire de Caen-Ifs. Le tribunal a jugé que le ministre était bien compétent pour prendre cette décision en application des articles D. 211-18 et D. 211-27 du code pénitentiaire, compte tenu de la durée de détention restant à exécuter par le requérant. Il a également écarté les moyens tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de l’insuffisance de motivation et de l’erreur d’appréciation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d’injonction et au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

11 décembre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1430779

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la commune de Lieusaint d'une demande en restitution de la contribution au service public de l'électricité. Par un mémoire enregistré le 28 mai 2025, la commune s'est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 11 décembre 2025. Aucune condamnation sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code n'a été prononcée.

Avocat : CABINET LAMY LEXEL AVOCATS ASSOCIES (SELAS)

11 décembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501743

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A... d'une demande d'expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'évaluer son préjudice suite à une chute à vélo qu'il impute à un défaut d'entretien de la voie publique. Le département de l'Ain et la commune d'Ars-sur-Formans ont contesté l'utilité de cette mesure, arguant de l'absence de preuve d'un lien de causalité entre l'état de l'ouvrage et l'accident, et d'une faute d'inattention de la victime. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la mesure d'expertise ne présentait pas le caractère d'utilité requis, faute pour le requérant d'établir un lien de causalité entre le dommage et un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal des ouvrages publics.

Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIES

11 décembre 2025
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500136

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi d’une demande d’extension des opérations d’expertise, initialement ordonnées le 30 juin 2025 pour des désordres affectant un digesteur de station d’épuration, à l’assureur Allianz Iard. La demande de la société Bouygues Bâtiment Grand Ouest, visant à mettre en cause cet assureur, a été rejetée car présentée avant la première réunion d’expertise, en dehors du délai de deux mois prévu par l’article R. 532-3 du code de justice administrative. En revanche, le tribunal a fait droit à la demande de l’expert, formulée à tout moment, en ordonnant la mise en cause de la société Allianz Iard en qualité d’assureur de la société Sotraib Eau. La solution retenue applique strictement les dispositions de l’article R. 532-3 du code de justice administrative.

Avocat : JALLU BACLET ASSOCIES

11 décembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206627

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... épouse A..., qui demandait la condamnation du département de Seine-et-Marne à l’indemniser, ainsi que son époux, pour des nuisances sonores et des vibrations causées par la proximité de leur logement avec la route départementale n°21. La requérante invoquait la responsabilité sans faute du département en tant que tiers à un ouvrage public. Le tribunal a estimé que le lien de causalité entre l’état de la chaussée et les vibrations n’était pas établi et qu’aucune étude acoustique ne démontrait que les nuisances excédaient les sujétions normales imposées aux riverains d’une route départementale. La décision est fondée sur les principes de la responsabilité du maître d’ouvrage public.

Avocat : SCP CARLINI & ASSOCIES

11 décembre 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208005

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par M. B... de deux requêtes indemnitaires visant à obtenir réparation du préjudice résultant de l'arrêté préfectoral du 12 octobre 2020, qui avait déclaré son bateau abandonné et en avait transféré la propriété à Voies Navigables de France (VNF). Le requérant invoquait l'illégalité de cet arrêté au regard de l'article L. 1127-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal a soulevé d'office un moyen tiré de l'incompétence de la juridiction administrative, estimant que la décision litigieuse, en ce qu'elle a entraîné l'extinction du droit de propriété, relevait de la compétence du juge judiciaire. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Avocat : C.J ALAIN BOT, YANNICK NORMAND, MARIE-PASCALE CREN ASSOCIES

11 décembre 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2306952

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., attaché territorial, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 31 janvier 2023 par lequel le maire de Choisy-le-Roi l'avait suspendu de ses fonctions à titre conservatoire. Le tribunal a jugé que l'absence de mention de la durée de la suspension dans l'arrêté n'était pas illégale, la légalité s'appréciant à la date de son édiction, et que le dépassement ultérieur du délai de quatre mois prévu aux articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique était sans incidence. Il a également estimé que les faits reprochés, rapportés de manière circonstanciée et concordante par plusieurs agentes, présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité justifiant la mesure conservatoire dans l'intérêt du service.

Avocat : CABINET SEBAN & ASSOCIES

11 décembre 2025• 5ème chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 508317

Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES

10 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:508317.20251210• 4ème chambre jugeant seule