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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 006

Décisions totales

383 581

Ordonnances

357 575

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300803

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C... contestant la décision du 6 janvier 2023 prolongeant son isolement au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité bénéficiant d'une délégation de signature régulière, et que l'avis médical préalable requis par les articles R. 213-21 et R. 213-30 du code pénitentiaire avait bien été recueilli. Il a également estimé que les moyens tirés de l'inexactitude matérielle des faits et de l'erreur d'appréciation n'étaient pas fondés, la prolongation étant justifiée par la dangerosité persistante du requérant.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

6 novembre 2025• 4ème chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2502530

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme A... d'une demande d'expertise médicale complémentaire, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'évaluer l'aggravation de son état de santé après une intervention au CHU de Reims en 2018. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'elle n'était pas utile, car une précédente expertise avait déjà conclu à un accident médical non fautif avec un taux d'AIPP de 7 %, et que la requérante n'apportait pas d'éléments nouveaux justifiant une réévaluation. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le CHU.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : NORMAND & ASSOCIES

6 novembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2110176

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Mme C... E... et M. B... d’une demande d’indemnisation pour les dommages causés à leur propriété par des travaux d’injection réalisés dans le cadre du chantier de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express, ayant entraîné l’obstruction de leurs canalisations. Le tribunal a reconnu la responsabilité sans faute de la société des Grands Projets, maître d’ouvrage, en raison des dommages permanents subis. Il a condamné cette société à verser aux requérants une somme totale de 9 405 euros, incluant les préjudices matériel et de jouissance, avec intérêts au taux légal à compter du 16 juillet 2021 et capitalisation. La demande de garantie formée par la société des Grands Projets contre les constructeurs a été rejetée, faute de lien établi avec les dommages.

Avocat : EYMARD SABLIER ASSOCIES

6 novembre 2025• 2ème chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301391

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. E... d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant d’une infection nosocomiale contractée lors d’une prise en charge au centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers le 15 mai 2015. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute du CHU sur le fondement des infections nosocomiales, conformément aux dispositions du code de la santé publique. Il a condamné l’établissement à verser à M. E... une somme totale de 1 079 913,81 euros à titre subsidiaire, incluant des indemnités pour pertes de gains professionnels, déficit fonctionnel permanent et autres préjudices, avec intérêts au taux légal à compter du 1er mars 2020 et capitalisation. La CPAM du Puy-de-Dôme a également obtenu le remboursement de ses débours à hauteur de 90 424,33 euros, assorti de l’indemnité forfaitaire de gestion.

Avocat : SCPA NORMAND ET ASSOCIES

6 novembre 2025• 3ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503201

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 mai 2025 par laquelle le préfet des Deux-Sèvres a refusé le regroupement familial sollicité par M. A... pour son épouse et ses deux enfants. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur manifeste d'appréciation des ressources et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

6 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2414724

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A... d'un recours en excès de pouvoir contre la décision 48SI du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire et contre plusieurs décisions de retrait de points. Le requérant s'est désisté de la plupart de ses conclusions, ne contestant plus que les retraits de points consécutifs aux infractions des 8 juillet 2023, 8 septembre 2022 et 3 décembre 2023. Le tribunal a donné acte de ce désistement partiel. Sur le fond, le juge a rappelé que l'administration doit prouver qu'elle a délivré au conducteur les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avant tout retrait de points. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement s'appuie sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Avocat : SELARL SAMSON & ASSOCIÉS

6 novembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2116175

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de la SCI du Pré de l'Aubette contre un arrêté municipal du 19 avril 2021 interdisant la circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes sur certaines voies de la commune d'Avernes, ainsi que contre le refus d'abroger cet arrêté. Le tribunal a constaté que cet arrêté initial avait été retiré par un nouvel arrêté du 10 novembre 2023, rendant sans objet les conclusions dirigées contre le premier acte. Saisi d'une requête distincte contre ce second arrêté, le tribunal a jugé que la restriction de circulation, fondée sur les pouvoirs de police du maire (articles L.2212-2 et L.2213-4 du code général des collectivités territoriales), était justifiée par des impératifs de sécurité et de tranquillité publiques, et qu'elle était nécessaire, adaptée et proportionnée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, ainsi que des conclusions accessoires.

Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC

6 novembre 2025• 8ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506510

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 4 mars 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à Mme C..., ressortissante congolaise, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal estimant que la cellule familiale constituée en France (PACS et enfant né en 2024) ne pouvait se reconstituer dans le pays d'origine, le conjoint étant réfugié. L'arrêté préfectoral a donc été jugé disproportionné dans son atteinte à la vie privée et familiale de la requérante.

Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES

6 novembre 2025• 8ème Chambre
CAA59Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-24DA00471

Avocat : JEANTET ET ASSOCIES

5 novembre 2025• 2e chambre - formation à 3
CAA59Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-22DA00756

Avocat : SELARL HOUDART ET ASSOCIES

5 novembre 2025• 2e chambre - formation à 3
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532122

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du ministre de la justice plaçant M. B... au sein du quartier de lutte contre la criminalité organisée du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les restrictions invoquées (fouilles, visites avec séparation, encellulement individuel) sont inhérentes au régime juridique de ce quartier prévu par les articles L. 224-8 et R. 224-28 du code pénitentiaire, et ne constituent pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Il écarte également l'argument de l'éloignement familial, le requérant résidant dans les Bouches-du-Rhône, sans que cela ne caractérise une urgence justifiant une suspension sans attendre le jugement au fond.

Avocat : CABINET THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

5 novembre 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2408028

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire des Mesnuls pour une maison individuelle. Par un mémoire enregistré le 13 octobre 2025, le requérant s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close sans examen au fond.

Avocat : SELARL DRAI ASSOCIÉS

5 novembre 2025
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500846

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a ordonné une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, à la demande de la commune de Boran-sur-Oise. Cette mesure vise à déterminer la nature et les causes des désordres affectant l'étanchéité d'un bâtiment communal (salle multifonctions et dojo), notamment des infiltrations apparues après la réception des travaux en 2017. L'expert devra également évaluer les travaux nécessaires pour y remédier et leur coût, en présence des constructeurs et de leurs assureurs. La mission de l'expert a été précisée pour se limiter aux désordres allégués par la commune et pour donner un avis sur le coût des réparations, sans se substituer au maître d'œuvre.

Avocat : HONIG METTETAL NDIAYE & ASSOCIES

5 novembre 2025
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512509

Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d’une requête en responsabilité pour inondations répétées, se déclare incompétent territorialement. La propriété des requérants étant située à Cramayel (Seine-et-Marne), le litige relève de la compétence du Tribunal administratif de Melun en application de l’article R. 312-14 du code de justice administrative. Par ordonnance, le dossier est transmis à cette juridiction.

Avocat : SCP NORMAND & ASSOCIES

5 novembre 2025
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2503350

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la demande d'expertise de M. B..., fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, visant à déterminer l'origine des désordres affectant le chemin d'accès à son exploitation agricole après des travaux de voirie réalisés par la commune de Coisy. Le juge des référés a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité, en l'absence de préjudice actuel ou futur avéré, le rapport technique produit ne démontrant qu'un risque hypothétique de fragilisation du talus. La requête a donc été rejetée, sans préjudice pour le requérant de saisir de nouveau le juge en cas d'évolution de la situation.

Avocat : SELARL LOUETTE-LECLERCQ ET ASSOCIES

5 novembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505665

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A..., ressortissant haïtien, contestant un arrêté du 21 octobre 2025 l'assignant à résidence. La préfète du Loiret a produit un arrêté d'abrogation du 27 octobre 2025, mais le tribunal a jugé que cette abrogation, n'ayant d'effet que pour l'avenir, ne privait pas la requête de son objet. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de l'assignation à résidence au regard des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS

5 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505743

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A..., ressortissant tunisien, pour contester un arrêté préfectoral du 25 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en ne reconnaissant pas le droit au séjour de M. A... en tant que parent d'un enfant français, en méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également été jugée contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et à l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'implication du requérant dans l'éducation et l'entretien de son fils. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS

5 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2305425

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 29 décembre 2022 par laquelle le préfet du Nord a refusé à la société Enedis une autorisation de travail pour l'embauche d'une étudiante étrangère en contrat d'apprentissage. Le tribunal a jugé que la salariée, titulaire d'une carte de séjour "étudiant" et dont le contrat d'apprentissage était validé, était dispensée d'autorisation de travail en application de l'article R. 5221-2 du code du travail. En conséquence, le préfet ne pouvait légalement lui opposer un refus fondé sur des manquements à la santé et la sécurité au travail. La décision a été annulée et l'État condamné à verser 1 500 euros à Enedis au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET D'AVOCATS ZANNOU JEANNESSON ASSOCIES

5 novembre 2025• 6ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306009

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait l'annulation de la décision du 5 mai 2023 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour motif économique. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 1226-9 et L. 1226-13 du code du travail relatifs à la suspension du contrat de travail pour accident du travail, et l'erreur d'appréciation concernant l'obligation de reclassement et les critères d'ordre de licenciement. La solution retenue confirme la légalité de l'autorisation de licenciement accordée par l'inspection du travail.

Avocat : HOCQUARD ET ASSOCIES

5 novembre 2025• 6ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2307876

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par les ayants droit de M. O... F... pour obtenir réparation des préjudices résultant d’une faute commise par le centre hospitalier de Valenciennes dans sa prise en charge. La responsabilité de l’établissement n’étant pas contestée, le tribunal a appliqué un taux de perte de chance de 90 % retenu par la commission de conciliation et d’indemnisation. Il a condamné le centre hospitalier à verser diverses indemnités aux requérants au titre des souffrances endurées, du préjudice esthétique, du préjudice d’affection, des frais d’obsèques et des frais divers, tout en rejetant les demandes de préjudice d’accompagnement et de préjudice économique faute de justificatifs suffisants. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit hospitalier et sur les dispositions du code de la santé publique.

Avocat : SCP D'AVOCATS NORMAND ET ASSOCIES

5 novembre 2025• 6ème chambre