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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 006

Décisions totales

383 581

Ordonnances

364 813

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301203

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté de voirie du 31 août 2022 par lequel le maire de Saint-Ciers-de-Canesse avait délimité l'alignement de la voie communale n° 11 au droit de la parcelle des requérantes. En l'absence de plan d'alignement, cet arrêté devait se borner à constater les limites actuelles de la voie publique. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas établi que la partie enherbée incluse dans l'emprise de la voie constituait une dépendance nécessaire du domaine public routier, et que le plan cadastral, à valeur fiscale, ne suffisait pas à prouver cette appartenance. La solution retenue est fondée sur l'article L. 112-1 du code de la voirie routière.

Avocat : SELARL GALY ET ASSOCIES

7 octobre 2025• 6ème Chambre
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506810

Le Tribunal Administratif de Lille a constaté le désistement d’office de la requête en excès de pouvoir de la SAS B3 Club, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 juillet 2025 ordonnant la fermeture administrative de sa discothèque. Ce désistement est intervenu en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, la société n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance, sans examiner le fond de l’affaire.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES

7 octobre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306346

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de l’association Santé Saint-Etienne, qui contestait la décision de la CPAM de la Loire suspendant pour cinq ans la possibilité pour le centre de santé Alliance Vision d’exercer dans le cadre conventionnel. Le tribunal a jugé que la procédure de mise en demeure préalable prévue par l’article 59 de l’accord national des centres de santé n’était pas requise, les faits reprochés relevant de la procédure de sanction conventionnelle directe. Il a également estimé que la sanction, fondée sur des manquements graves et répétés aux règles de facturation, n’était pas disproportionnée et que la décision était suffisamment motivée. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 162-32-1 et L. 162-32-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l’accord national du 8 juillet 2015 modifié.

Avocat : SCP DRAI ASSOCIES

7 octobre 2025• 5ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408449

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la société Japan Airlines contestant trois amendes de 10 000 euros chacune, infligées par le ministre de l’intérieur pour avoir débarqué sur le territoire français des passagers démunis de documents de voyage valides, en application des articles L. 821-6 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La société soutenait notamment l’incompétence du signataire, un vice de procédure, la méconnaissance du contradictoire, une erreur de droit et le caractère disproportionné des amendes. Le tribunal a jugé que la société n’établissait pas que les documents de voyage des passagers avaient été contrôlés à l’embarquement et qu’ils étaient exempts d’irrégularité manifeste, et a estimé que le montant des amendes n’était pas disproportionné. Les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : SYMCHOWICZ WEISSBERG ET ASSOCIES

7 octobre 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511197

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. Olivier Vagneux, conseiller municipal d'opposition de Savigny-sur-Orge, contestant le refus implicite du maire de lui permettre de s'exprimer sur le compte Facebook municipal. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car le refus portait une atteinte grave et immédiate à l'intérêt public et aux droits du requérant, en entravant le droit d'expression des élus d'opposition garanti par l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales. Il a également relevé un doute sérieux sur la légalité de la décision, cette disposition imposant de réserver un espace d'expression aux élus minoritaires dans toute publication d'informations générales, y compris sur les réseaux sociaux municipaux. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision implicite de refus jusqu'au jugement au fond.

Avocat : SCP SEBAN ET ASSOCIES

7 octobre 2025
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2314754

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de la société Green City Immobilier, qui contestait un titre de recette de 107 337,80 euros émis par l’établissement public territorial Boucle Nord de Seine pour des dommages sur des canalisations. La requérante s’est désistée après avoir refusé une proposition de médiation. L’ordonnance, rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans qu’il soit statué sur le fond du litige.

Avocat : CABINET COURRECH & ASSOCIES

6 octobre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505352

Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête en référé suspension de la SCI de la Vallée contre un arrêté du maire de la Roquette-sur-Siagne la mettant en demeure de mettre en conformité des travaux avec le plan local d'urbanisme et le plan de prévention des risques d'inondation, sur le fondement de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, prescription pénale, erreur manifeste d'appréciation) n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant la condition de l'article L. 521-1 du code de justice administrative non remplie. La demande de suspension a donc été rejetée, et la SCI a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES

6 octobre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505403

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à une ressortissante arménienne un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante avait déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour en juillet 2025, mais l'administration n'avait pas délivré le récépissé malgré plusieurs relances, créant une situation d'urgence et d'utilité justifiant la mesure. Le tribunal a retenu que la carence du préfet, non contestée, plaçait l'intéressée dans une situation administrative précaire, et a ordonné la délivrance du document sous huit jours, sans astreinte, en application des articles R.431-12 et R.431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a également été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

6 octobre 2025
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504805

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A... pour contester deux décisions du 2 juin 2025 de l'université Côte d'Azur refusant son admission en première année de master de psychologie. Postérieurement à l'introduction des requêtes, l'université a retiré ces décisions et autorisé l'inscription de la requérante. Par une ordonnance du 6 octobre 2025, le tribunal, constatant que les décisions attaquées étaient devenues sans objet, a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation. Les demandes de frais de justice ont été rejetées, l'université n'étant pas considérée comme la partie perdante.

Avocat : LLC & ASSOCIES AVOCATS

6 octobre 2025
TA101Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2101625

Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B... tendant à obtenir la décharge de sa responsabilité solidaire pour diverses impositions (taxes foncières, impôt sur le revenu, taxe d'habitation). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision administrative attaquée dans son intégralité, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation adressée à son avocat, M. B... n'a pas produit le document manquant ni justifié de l'impossibilité de le faire. Le tribunal a donc prononcé le rejet par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : GLASSON

6 octobre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502388

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D... afin d’évaluer les conséquences médico-légales de sa prise en charge au Centre hospitalier Jules Niel de Valréas. Le tribunal a désigné un expert spécialisé en orthopédie, tout en rejetant la demande de dépôt d’un pré-rapport, estimant que l’expert doit rester libre d’organiser ses opérations. Il a également rejeté la demande de frais au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative à ce stade de la procédure.

Avocat : CARLINI ET ASSOCIÉS

6 octobre 2025
TA30Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2404038

Le Tribunal Administratif de Nîmes est saisi d’un recours de M. A... contre un titre de perception de 11 469 euros émis pour le recouvrement d’une taxe d’aménagement, relative à des constructions sans autorisation sur la commune d’Hyères-les-Palmiers (Var). En application des règles transitoires de l’ordonnance n° 2022-883, le litige reste régi par l’article L. 331-31 du code de l’urbanisme, qui soumet les réclamations aux règles des impôts directs locaux. Le tribunal constate que la décision attaquée émane du préfet du Var, autorité dont le siège se trouve dans le ressort du tribunal administratif de Toulon. En conséquence, il ordonne le renvoi de l’affaire au tribunal administratif de Toulon, seul compétent territorialement en vertu des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative.

Avocat : MAUDUIT LOPASSO & ASSOCIES

6 octobre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2205747

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la demande de M. A... tendant à la décharge des impositions supplémentaires résultant de la remise en cause du report d'imposition de la plus-value réalisée lors de l'apport de titres à la société SPI&J Holding. Le litige portait sur le respect des conditions de l'article 150-0 B ter du code général des impôts, notamment le réinvestissement du produit de la cession ultérieure des titres apportés. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société holding n'avait pas justifié avoir réinvesti au moins 50 % du prix de cession dans les délais et conditions prévus par la loi. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications et des pénalités appliquées par l'administration fiscale.

Avocat : SCP ALCADE & ASSOCIES

6 octobre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2205824

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la demande de la SAS Metalskin Technologies visant au remboursement d’un crédit d’impôt recherche (CIR) de 57 321 euros pour l’année 2021. La société, spécialisée dans les revêtements antimicrobiens, soutenait que ses dépenses (veille technologique, sous-traitance, brevets, normalisation) relevaient d’opérations de recherche éligibles au sens de l’article 244 quater B du code général des impôts. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la décision de l’administration fiscale du 9 septembre 2022 ayant rejeté la demande. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : SCP ALCADE & ASSOCIES

6 octobre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306139

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C... et M. B... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier de Narbonne pour une prise en charge jugée fautive lors d’une torsion de l’ovaire en mars 2021. La juridiction a estimé que la requête, enregistrée le 24 octobre 2023, était tardive car introduite plus de deux mois après la notification de la décision de rejet de leur réclamation préalable, conformément aux articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative. Le tribunal a ainsi opposé cette fin de non-recevoir sans examiner le fond du litige. La décision a été déclarée commune à la CPAM de l’Hérault, qui n’avait pas produit d’observations.

Avocat : ABEILLE & ASSOCIES AVOCATS

6 octobre 2025• 2ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206121

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI les Cerisiers, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 et 2016. La société demandait l’application de l’article 268 du code général des impôts pour limiter la base d’imposition de la TVA à la marge, mais le tribunal a jugé qu’elle ne démontrait pas l’absence de droit à déduction de la taxe, condition nécessaire pour bénéficier de ce régime. Par ailleurs, la société n’ayant pas contesté les rappels de TVA dans le délai imparti, la charge de la preuve lui incombait, et elle n’a pas apporté d’éléments suffisants. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

6 octobre 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208600

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du directeur du centre pénitentiaire de Valence du 18 novembre 2022. Cette décision ordonnait une retenue de 140 euros sur la part disponible de son compte nominatif au profit du Trésor public, en application des articles L. 332-3 et D. 332-18 du code pénitentiaire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente bénéficiant d'une délégation de signature, qu'elle était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

6 octobre 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302167

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Isère lui refusant un premier titre de séjour. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a estimé que, malgré sa présence en France depuis sept ans et sa scolarité, Mme B... avait vécu la majeure partie de sa vie en Algérie où réside sa famille, et que sa situation irrégulière ne justifiait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

6 octobre 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509540

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... A..., ressortissant colombien conjoint d'une Française. Le juge a reconnu l'urgence présumée, non renversée par la délivrance tardive d'une attestation de prolongation d'instruction, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : TERRASSON

6 octobre 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510666

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de l’Association Salucéenne pour l’Amélioration et la Protection du Patrimoine et de l’Environnement (ASAPPE) visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Saulx-les-Chartreux pour la réalisation de 62 logements sociaux et d’un ERP. La juridiction a constaté que l’association n’avait pas notifié son recours gracieux à la société pétitionnaire, comme l’exige l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, et ce malgré une demande de régularisation. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.

Avocat : AARPI FRÊCHE ET ASSOCIES

6 octobre 2025