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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 006

Décisions totales

383 581

Ordonnances

387 443

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506273

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé suspension par la société Villa Flore, qui contestait l'arrêté du 27 mai 2025 par lequel le maire de Morsang-sur-Orge a refusé de lui délivrer un permis de construire modificatif. La société soutenait que ce refus, intervenu dans le cadre d'une procédure de régularisation ordonnée par le juge, était entaché d'un doute sérieux sur sa légalité et qu'il créait une situation d'urgence. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Cette décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-2 du code de l'urbanisme.

Avocat : SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES

27 juin 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2205277

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A contestant son licenciement pour faute disciplinaire prononcé par l'Université Côte d'Azur le 5 septembre 2022. Le requérant invoquait une procédure déloyale, l'absence de matérialité des faits et un harcèlement moral, et demandait l'annulation de la décision ainsi que diverses indemnités. L'université a conclu au rejet de la requête, soulevant notamment l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de liaison du contentieux.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP SEBAN & ASSOCIES

27 juin 2025• 6ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300456

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par le centre hospitalier de Cannes pour obtenir l'indemnisation des préjudices résultant de désordres et dysfonctionnements affectant les groupes froids de l'hôpital Simone Veil. Le tribunal a homologué le rapport d'expertise et a retenu la responsabilité contractuelle de la société Axima Concept (constructeur) à hauteur de 60 % et de la société Dalkia France (maintenance) à hauteur de 40 %. En application des principes de la responsabilité contractuelle, les sociétés ont été condamnées à verser respectivement 534 973,15 euros et 356 648,77 euros au centre hospitalier, incluant les frais de location, de remplacement et les préjudices induits. Les frais d'expertise ont été répartis selon les parts de responsabilité, et les condamnations ont été assorties des intérêts moratoires avec capitalisation.

Avocat : CABINET FAURE-HAMDI-GOMEZ & ASSOCIÉS

27 juin 2025• 6ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501625

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par la société Les Feux de la Rampe et M. C, qui demandaient la suspension de la délibération du 12 mai 2025 par laquelle le conseil municipal d'Argentan a approuvé le principe de la passation d'un contrat de concession de service public pour la gestion du cinéma "Le Normandy". Les requérants contestaient la légalité de cette délibération, soutenant notamment que la commune ne pouvait créer un service public cinématographique dans des locaux loués relevant du droit privé, ce qui aurait pour effet de rompre un bail commercial soumis aux prescriptions d'ordre public du code de commerce. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun doute sérieux n'existait quant à la légalité de la délibération, la commune justifiant de la création d'un service public cinématographique par un intérêt général et les locaux étant affectés à ce service. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les principes régissant la domanialité publique et les contrats administratifs.

Avocat : CHEVALLIER ET ASSOCIES

27 juin 2025
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2301230

Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du 24 février 2023 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires a refusé à Mme Julia Parthiot, conseillère pénitentiaire, le bénéfice d’un congé de longue maladie et l’a maintenue en congé de maladie ordinaire. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration et L. 822-6 du code général de la fonction publique. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : ADIDA ET ASSOCIES

27 juin 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303278

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, agent territorial, qui contestait l'arrêté du 14 décembre 2022 fixant son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) sur la base du groupe C2P0. La requérante demandait l'annulation de cette décision et son classement dans le groupe B2, mais le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation comme inopérant, une telle décision n'étant pas soumise à l'obligation de motivation. Sur le fond, le tribunal a jugé que le classement dans le groupe C2P0 n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, les fonctions de "gestionnaire comptable" exercées par Mme C ne relevant pas du groupe B2. La décision s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le décret n° 91-875 du 6 septembre 1991.

Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES

27 juin 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317745

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de l'association Yaacov contestant la décision du 13 juillet 2023 par laquelle le directeur de la CPAM de Paris a suspendu pour cinq ans la possibilité pour son centre de santé d'exercer dans le cadre conventionnel. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de l'association, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut de matérialité des faits (facturation d'actes non réalisés), du vice de procédure (absence de mise en demeure préalable, inapplicable en cas de facturation d'actes non réalisés selon l'article 59 de l'accord national du 8 juillet 2015), et du caractère disproportionné de la sanction. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant jugé la sanction fondée sur les textes applicables, dont le code de la sécurité sociale et l'accord national précité.

Avocat : CABINET DRAI ASSOCIES (SELARL)

27 juin 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301461

Le Tribunal administratif de Melun a examiné deux requêtes distinctes. Dans la première (n° 2205756), la SAS Val d'Europe Bioénergie contestait le refus de permis de construire une unité de méthanisation, soulevant notamment l'illégalité du plan local d'urbanisme (PLU) pour défaut de consultation de la CDPENAF. Dans la seconde (n° 2209111), M. C attaquait une décision de non-opposition à une déclaration préalable de division, invoquant l'incompétence du signataire et l'illégalité du PLU. Le tribunal a rejeté les deux requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a appliqué les dispositions du code de l'urbanisme et du code général des collectivités territoriales.

Avocat : SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES

27 juin 2025• 4ème chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2304084

Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, détenu, qui demandait la condamnation de l’État pour n’avoir pas organisé son extraction judiciaire afin de se rendre au chevet de sa fille hospitalisée, malgré deux autorisations de sortie sous escorte délivrées par le juge d’application des peines en juin et juillet 2022. Le tribunal juge que le refus d’escorte, fondé sur l’indisponibilité de personnel suffisant pour assurer la sécurité et respecter les contraintes de conduite liées à la distance (Montpellier), constitue un motif légitime. En application de l’article 723-6 du code de procédure pénale, la responsabilité de l’État ne peut être engagée qu’en cas de faute, laquelle n’est pas établie en l’espèce. La demande indemnitaire et les conclusions accessoires sont donc rejetées.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

26 juin 2025• 2ème Chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300223

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS Sud Est, qui demandait la condamnation de la commune de Ramatuelle à lui verser 8 011 925 euros en réparation du préjudice subi suite à la résiliation du traité de sous-concession de la plage de Pampelonne. La société invoquait une violation des principes de liberté d'accès à la commande publique, de transparence et d'égalité de traitement lors de la procédure d'attribution. Le tribunal a appliqué les principes de l'ordonnance n° 2016-65 du 29 janvier 2016 relative aux contrats de concession et du décret n° 2016-86 du 1er février 2016. La solution retenue est le rejet de la demande indemnitaire, la commune étant relaxée des prétentions de la requérante.

Avocat : PETIT & ASSOCIÉS

26 juin 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2000293

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, qui sollicitait 30 000 euros pour un préjudice d'anxiété lié à son exposition à l'amiante durant ses fonctions au sein de la marine nationale. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas de preuves suffisantes sur les conditions de son exposition aux poussières d'amiante, ni sur la période précise d'attribution de l'allocation de cessation anticipée d'activité (ASCAA) dont il bénéficiait. En conséquence, le préjudice d'anxiété n'a pas été jugé établi. Par ailleurs, le tribunal a relevé que le ministre des armées opposait l'exception de prescription quadriennale, sans toutefois statuer sur ce point, la demande étant déjà rejetée au fond.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

26 juin 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2100329

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour un préjudice d’anxiété lié à son exposition aux poussières d’amiante durant son emploi à la DCN de Toulon. La juridiction a estimé que la requérante n’apportait pas de preuves suffisantes sur les conditions et l’ampleur de son exposition, ni sur le caractère contraignant du suivi médical post-professionnel. En conséquence, le tribunal a jugé que le préjudice d’anxiété n’était pas établi, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la faute de l’État ou la prescription quadriennale. La décision se fonde notamment sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

26 juin 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2101023

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser des préjudices subis du fait de son exposition à l’amiante durant son activité au sein de la marine nationale. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968. Il a jugé que la créance de M. B était prescrite, car le délai de quatre ans avait commencé à courir au plus tard à la date à laquelle il avait eu connaissance de son exposition à l’amiante, sans que la demande indemnitaire de 2021 n’ait interrompu ce délai de manière utile.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

26 juin 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2101327

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante durant son emploi à la direction des constructions navales de Saint-Tropez. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que la créance de M. A était prescrite, dès lors que les bâtiments de la DCN de Saint-Tropez figuraient sur l'arrêté du 21 décembre 2001 pris pour l'application de la loi n° 98-1194 du 23 décembre 1998, et que le requérant n'avait pas formé de demande indemnitaire dans le délai de quatre ans suivant cette inscription.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

26 juin 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2101328

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un préjudice d'anxiété lié à son exposition à l'amiante. Le tribunal a reconnu la faute de l'État employeur jusqu'au 31 mai 2003, mais a estimé que la créance indemnitaire de M. B était prescrite. En application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de prescription de quatre ans a commencé à courir à compter du 1er janvier 2012, date à laquelle le préjudice était connu et mesurable, et la demande indemnitaire de 2021 était tardive.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

26 juin 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2101551

Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. A, ouvrier d’État, pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante entre 2007 et 2010 lors de ses fonctions de bourrelier-tapissier-sellier. La juridiction a retenu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en l’absence de mesures de protection efficaces. Le tribunal a reconnu un préjudice moral d’anxiété, lié au risque élevé de développer une pathologie grave, sans exiger de preuve de troubles psychologiques. Cette solution s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les textes relatifs à la protection des agents exposés à l’amiante.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

26 juin 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2101594

Le Tribunal administratif de Toulon rejette la demande de M. A, qui sollicitait la condamnation de l’État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante durant son emploi de mécanicien à l’atelier industriel de l’aéronautique de Cuers-Pierrefeu. Le tribunal reconnaît que l’État a manqué à son obligation de sécurité en ne mettant pas en œuvre les mesures prévues par le décret du 17 août 1977, engageant ainsi sa responsabilité. Toutefois, la créance de M. A est prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant couru à compter de la connaissance de son préjudice en 2010 et expiré le 31 décembre 2014, avant sa réclamation préalable de 2021. La requête est donc rejetée.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

26 juin 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2101732

Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros pour son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière de frigoriste au sein de la marine nationale. La responsabilité de l'État employeur est reconnue pour la période antérieure au 31 mai 2003, en raison du non-respect des obligations du décret du 17 août 1977. Cependant, la créance de M. B est prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de prescription quadriennale ayant expiré le 31 décembre 2014, soit avant sa réclamation préalable du 1er avril 2021. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour cause de prescription.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

26 juin 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2102883

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière. Le tribunal a estimé que, bien que la carence de l'État employeur soit de nature à engager sa responsabilité, la créance de M. B était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Le préjudice d'anxiété invoqué, lié à la conscience d'un risque de développer une pathologie grave, est considéré comme un préjudice continu et évolutif, dont le délai de prescription court à compter de la date à laquelle il a été entièrement révélé et mesuré. En l'espèce, la demande indemnitaire de M. B, présentée en 2021, était tardive.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

26 juin 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2200049

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante entre 1964 et 1998 en tant qu'ouvrier d'État à la direction des constructions navales de Saint-Tropez. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance de M. A était prescrite. En effet, les bâtiments de la DCN de Saint-Tropez où il a travaillé ont été inscrits sur l'arrêté du 21 avril 2006, ce qui a fait courir le délai de prescription à compter de cette date, sans que M. A ait agi dans les quatre ans. La solution retenue est fondée sur les articles 1er et 6 de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

26 juin 2025• 3ème chambre