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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 006

Décisions totales

383 581

Ordonnances

390 991

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504808

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension présentées par Mme C concernant la décision implicite du département de l'Isère mettant fin à son droit au revenu de solidarité active (RSA) et les décisions lui notifiant un indu de RSA de 10 639,69 euros et un indu d'aide au logement familiale de 7 378 euros. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une situation d'urgence caractérisée justifiant la suspension des décisions contestées. Les demandes ont été rejetées sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, notamment ceux tirés du défaut de résidence en France. Les requêtes ont été jointes pour statuer par une seule décision, et l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.

Avocat : TERRASSON

10 juin 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502168

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme F et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de La Chapelle-de-la-Tour à la société ST Promotion. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas justifié avoir notifié leur recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation dans le délai de quinze jours prévu par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire de statuer sur le fond. Les demandes de frais de justice présentées par la commune et la société ont également été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

10 juin 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503356

Requête de M. A contre la délibération du conseil municipal de Bourg-lès-Valence modifiant son règlement intérieur. Le Tribunal administratif de Grenoble, par ordonnance, rejette la requête pour irrecevabilité manifeste. M. A n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation fondée sur l'article R. 412-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet sans examen au fond, en application de l'article R. 222-1 4° du même code.

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

10 juin 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2202769

Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. B, détenu, qui contestait la décision du 19 juillet 2022 du garde des sceaux prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et de vice de procédure, relevant que la décision a été signée par une autorité délégataire et prise sur un rapport motivé du directeur interrégional. Il juge également que la prolongation, au-delà de deux ans, ne constitue pas une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles R. 213-21 à R. 213-25 du code pénitentiaire, compte tenu des antécédents de l'intéressé.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

10 juin 2025• 4ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2203101

Le Tribunal Administratif d'Orléans a condamné l'État à verser à M. B, détenu au centre de détention de Châteaudun, la somme de 501,08 euros au titre d'arriérés de salaire pour son travail de production effectué entre août 2021 et février 2022. La juridiction a constaté que sa rémunération brute, calculée sur la base de 45 % du SMIC horaire conformément à l'article D. 432-1 du code de procédure pénale, avait été sous-évaluée. Après application des cotisations sociales prévues par les articles R. 381-99 et R. 381-105 du code de la sécurité sociale, le tribunal a fixé le montant net dû à 1 391,34 euros, dont 501,08 euros restaient impayés. La solution retenue fait droit à la demande indemnitaire de M. B, le ministre de la justice ayant reconnu l'erreur de calcul.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

10 juin 2025• 4ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2203134

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait la décision du directeur du centre pénitentiaire d'Orléans-Saran ordonnant sa gestion menottée lors de ses déplacements. Le tribunal a jugé que la décision, signée par le chef d'établissement compétent, était fondée sur le comportement dangereux et imprévisible de l'intéressé (antécédents d'évasion, violences, menaces). Cette mesure a été considérée comme proportionnée au regard des nécessités de sécurité et de l'ordre public, conformément aux articles L. 226-1 et R. 226-1 du code pénitentiaire.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

10 juin 2025• 4ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109508

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Esterra, qui demandait la condamnation de la Métropole européenne de Lille à l’indemniser pour des préjudices liés à l’exécution d’un marché public de gestion de déchetteries, en raison de modifications unilatérales et de suspensions partielles durant la crise sanitaire. Le tribunal a considéré que la Métropole n’avait pas méconnu ses obligations contractuelles ou réglementaires, notamment au regard de l’ordonnance n° 2020-319 et des principes d’équilibre financier du contrat, et que les préjudices allégués n’étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes indemnitaires et subsidiaires, ainsi que des conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CABANES - CABANES NEVEU ASSOCIÉS

10 juin 2025• 2ème Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303602

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A B, qui contestait l'autorisation de son licenciement pour motif économique délivrée par l'inspecteur du travail le 1er juin 2023, confirmée par le ministre du travail le 14 novembre 2023. Le requérant invoquait notamment un défaut de contrôle de la procédure et du motif économique, ainsi qu'une méconnaissance des obligations de reclassement. Le tribunal a jugé que l'inspecteur du travail avait suffisamment vérifié la réalité du motif économique, lié à la liquidation judiciaire de la société Tréfilunion, et que l'obligation de reclassement avait été respectée. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail, notamment les articles L. 1233-3 et L. 1233-4.

Avocat : GM ASSOCIES

10 juin 2025• 2ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303603

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A B, salarié protégé de la société Tréfilunion en liquidation judiciaire, qui contestait les décisions de l'inspecteur du travail et du ministre ayant autorisé son licenciement pour motif économique. Le tribunal a jugé que l'administration avait suffisamment contrôlé la régularité de la procédure de licenciement et le caractère réel et sérieux du motif économique, en se fondant sur la situation de la société et non sur celle du groupe Licap GmbH, dont les agissements frauduleux allégués n'étaient pas établis. Il a également estimé que l'obligation de reclassement avait été respectée, tant en interne (absence de postes disponibles dans le groupe) qu'en externe (absence de saisine obligatoire de la commission paritaire de l'emploi). La solution s'appuie notamment sur les articles L. 1233-3 et L. 1233-4 du code du travail.

Avocat : GM ASSOCIES

10 juin 2025• 2ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303604

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait les décisions de l'inspecteur du travail et du ministre autorisant son licenciement pour motif économique. Le requérant soutenait notamment un défaut de contrôle de la procédure, un motif économique frauduleux imputable au groupe, et une méconnaissance des obligations de reclassement. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, en application des articles L. 1233-3 et L. 1233-4 du code du travail, confirmant ainsi la légalité des autorisations de licenciement délivrées.

Avocat : GM ASSOCIES

10 juin 2025• 2ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303605

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait les décisions de l'inspecteur du travail et du ministre autorisant son licenciement pour motif économique. Le tribunal a jugé que l'administration avait suffisamment contrôlé la régularité de la procédure de licenciement et le caractère réel et sérieux du motif économique, ce dernier étant établi par la liquidation judiciaire de la société Tréfilunion. Il a également estimé que l'obligation de reclassement avait été respectée, tant en interne qu'en externe, et que les moyens tirés d'une fraude à la loi ou d'un défaut de consultation de la commission paritaire de l'emploi n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail, notamment les articles L. 1233-3 et L. 1233-4.

Avocat : GM ASSOCIES

10 juin 2025• 2ème chambre
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501988

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire de Chalon-sur-Saône du 6 juin 2025 interdisant l'usage ostentatoire du drapeau palestinien. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'expression, liberté fondamentale garantie par l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. La solution retenue est fondée sur l'absence de trouble à l'ordre public suffisamment caractérisé justifiant une interdiction aussi large et disproportionnée.

Avocat : SELARL PETIT & ASSOCIÉS

10 juin 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501851

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B, technicien principal, visant à suspendre l'arrêté du maire de Vedène du 18 avril 2025 le suspendant à titre conservatoire de ses fonctions. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (erreur d'appréciation, absence de gravité des faits, détournement de pouvoir, harcèlement moral) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : CABINET PHILIPPE PETIT & ASSOCIÉS

10 juin 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402946

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par Mme A. Celle-ci souhaitait faire examiner les conditions de sa prise en charge chirurgicale du 6 mars 2024 au centre hospitalier Ariège Couserans, à la suite d'une perforation intestinale. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité, un rapport d'expertise amiable ayant déjà déterminé les causes du dommage (maladresse fautive), évalué l'ensemble des préjudices et permis à la requérante d'engager une action en indemnisation.

Avocat : BIROT - RAVAUT ET ASSOCIES

10 juin 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501930

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté les requêtes de M. C, ressortissant libanais, contestant un arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 17 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 21 mai 2025. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et prises par une autorité compétente, et que le requérant ne justifiait pas d'une vie privée et familiale stable en France ni de circonstances exceptionnelles justifiant une admission au séjour. La solution s'appuie sur les articles L. 435-1 et L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, sans méconnaissance constatée.

Avocat : NAJJARIAN-DUPEY AVOCATS & ASSOCIES

10 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301413

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 21 septembre 2022 par lequel le président de Bordeaux Métropole leur avait refusé une autorisation préalable de mise en location pour un logement situé à Gradignan. Le tribunal a jugé que la décision était fondée sur le constat que le local, situé en sous-sol, était susceptible de porter atteinte à la sécurité des occupants, ce qui justifiait le refus. Il a écarté les moyens soulevés par les requérants, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'erreur de droit. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 635-1 et L. 635-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : SCP CGCB ET ASSOCIES

10 juin 2025• 5ème Chambre
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502211

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Crédit Agricole Leasing et Factoring, qui demandait la condamnation du département de la Gironde à lui verser 793 731,01 euros pour des factures impayées liées à l'accueil de mineurs placés. La société, subrogée dans les droits de la société Tandem 33, n'a pas précisé le fondement juridique de sa demande (contractuel, extracontractuel ou sans faute) et n'a fourni que des factures sans autres précisions, rendant le moyen manifestement insuffisant. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative pour rejeter la requête comme ne comportant pas de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.

Avocat : CHATEL ET ASSOCIES

10 juin 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401070

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé-provision par Mme B, agente hospitalière, afin d’obtenir une avance de 112 687,33 euros sur l’indemnisation de préjudices liés à une tendinopathie bilatérale reconnue comme maladie professionnelle imputable au service. La requérante invoquait la responsabilité sans faute du centre hospitalier de Redon-Carentoir, ainsi que sa responsabilité pour faute en raison d’une erreur de droit dans son placement en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a rejeté la demande de provision, considérant que l’obligation de l’établissement n’était pas suffisamment certaine, notamment en raison de l’absence de consolidation de l’état de santé de la requérante et du caractère contestable de l’évaluation des préjudices. La décision s’appuie sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionne l’octroi d’une provision à l’existence d’une obligation non sérieusement contestable.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS HOUDART & ASSOCIES

10 juin 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302760

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de Mme D, assistante maternelle, qui sollicitait 5 000 euros pour préjudice moral suite au refus illégal de sa réintégration par la commune de Saint-Egrève. La commune avait retiré sa décision du 7 mars 2023, reconnaissant ainsi son illégalité. Toutefois, le tribunal a estimé que le préjudice moral invoqué, lié à un syndrome anxio-dépressif, n'était pas en lien direct avec ce refus, mais avec une enquête administrative antérieure. La requête a donc été rejetée, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

10 juin 2025• 6ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2009336

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SARL INOVA PROMOTION et de la SCCV VALDONNE, qui demandaient la condamnation de la commune de Peypin à leur verser 459 813,79 euros en réparation de préjudices liés à l'abandon d’un projet immobilier. Les sociétés invoquaient une faute de la commune pour avoir présenté à tort un terrain comme appartenant à son domaine privé et pour avoir donné des assurances non tenues. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, jugeant que les gérants des sociétés avaient qualité pour agir en justice. Sur le fond, il a considéré que la responsabilité de la commune n’était pas engagée, les fautes alléguées n’étant pas établies, et a rejeté l’intégralité des demandes indemnitaires.

Avocat : SCP PIETRA & ASSOCIES

10 juin 2025• 10eme Chambre