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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 006

Décisions totales

383 632

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 441)Ordonnance(383 632)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 807)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303320

Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les requêtes de Mme E B et de Mme C B, respectivement mère et grand-mère d’une enfant décédée par noyade le 30 juillet 2020 alors qu’elle était placée chez une assistante familiale. Les requérantes soutenaient que le département de l’Eure avait commis plusieurs fautes, notamment en ne contrôlant pas le domicile de l’assistante familiale après l’expiration de son agrément dérogatoire et en ne signalant pas la présence d’une piscine non sécurisée. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute du département, considérant que l’absence de visite et de contrôle des lieux d’accueil constituait une carence dans l’exécution du service public de protection de l’enfance, engageant sa responsabilité sur le fondement des articles L. 221-1 et suivants du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, le département a été condamné à verser 20 000 euros à Mme E B au titre de son préjudice moral et 10 000 euros à Mme C B pour le même chef de préjudice, les demandes au titre du préjudice de mort imminente de l’enfant ayant été rejetées faute de preuve.

Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES

7 mai 2025• 3 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2300102

Le Tribunal Administratif de Rouen était saisi par Mme A B, infirmière au centre hospitalier du Rouvray, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l’établissement de régulariser sa reprise d’ancienneté après son reclassement dans le corps des auxiliaires médicaux exerçant en pratique avancée. Le tribunal a interprété les conclusions comme étant dirigées contre la décision initiale de refus du 4 août 2022, et non contre le seul rejet du recours gracieux. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire a été examinée au regard des dispositions du décret n°2020-244 du 12 mars 2020 et des codes de la santé publique et général de la fonction publique.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MINIER MAUGENDRE ET ASSOCIEES

7 mai 2025• 3 ème Chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2200787

Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme E D et M. A C, qui demandaient la condamnation du centre hospitalier de Pithiviers et de l’ONIAM pour le décès de Mme F D. Le tribunal a estimé que la contamination par la Covid-19 ne pouvait être qualifiée d’infection nosocomiale, faute de lien direct avec un acte médical, et que le centre hospitalier n’avait commis aucune faute dans l’information de la patiente ou la gestion de la pandémie. Aucune responsabilité n’a donc été retenue, ni pour faute, ni au titre de la solidarité nationale.

Avocat : SCP COUBRIS COURTOIS ET ASSOCIES

7 mai 2025• 4ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2201761

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B contestant deux ordres de recouvrer émis par l'Agence de services et de paiement (ASP) pour un trop-perçu d'aide à l'activité partielle de 7 065,92 euros. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la lettre de relance du 5 mai 2022, celle-ci ne constituant pas une décision faisant grief. Saisi au fond, il a annulé les ordres de recouvrer au motif qu'ils ne mentionnaient pas les éléments de calcul ayant conduit aux montants à reverser, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.

Avocat : SCP LE METAYER & ASSOCIES

7 mai 2025• 4ème chambre
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404599

Redevance d'occupation du domaine public – Désistement d'instance et d'action. Le Tribunal administratif d'Orléans, par une ordonnance du 7 mai 2025, a donné acte du désistement pur et simple de la SAS Hoppen France de sa requête dirigée contre un avis de sommes à payer émis par le CHRU de Tours pour le recouvrement d'une redevance d'occupation du domaine public de 72 322,15 euros. Ce désistement, intervenu après un accord entre les parties, met fin à l'instance. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET PALMIER & ASSOCIES

7 mai 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2317456

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme C... contestant la décision du 27 octobre 2023 par laquelle la commune de Persan a mis fin à son contrat à durée déterminée. Le tribunal a annulé cette décision, estimant qu'elle était entachée d'une erreur de droit, la période d'essai d'un mois ayant expiré le 10 octobre 2023 sans qu'un avenant de renouvellement n'ait été conclu, rendant ainsi illégal le licenciement intervenu le 27 octobre. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n°88-145 du 15 février 1988, notamment ses articles 3 et 4, qui régissent la période d'essai des agents contractuels de la fonction publique territoriale.

Avocat : SELARL GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES

7 mai 2025• 7ème Chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401466

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de mise en cellule et le déclassement d'emploi prononcés pour refus de mutation de cellule. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la procédure était régulière : l'engagement des poursuites, l'enquête et la composition de la commission de discipline étaient conformes au code pénitentiaire. La décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon du 29 mai 2024 est donc validée.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

7 mai 2025• 2ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2500979

Le Tribunal administratif de Marseille a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C, concernant sa prise en charge au centre hospitalier de la Timone à compter du 8 février 2023, suite à des complications postopératoires (notamment une atteinte nerveuse). La requête, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile car les préjudices invoqués sont susceptibles d'engager la responsabilité de l'administration. L'expertise sera réalisée au contradictoire de l'AP-HM, de l'ONIAM et de la caisse de sécurité sociale. En revanche, la demande de dépôt d'un pré-rapport a été rejetée, l'expert restant libre d'en établir un ou non.

Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS

7 mai 2025
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY02789

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

7 mai 2025• 4ème chambre - formation à 3
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2401424

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de Mme B C, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour 2023, d'un montant de 5 031 euros, pour 21 biens situés au Lavandou. Le tribunal a jugé que, s'agissant de locations saisonnières, le propriétaire est redevable de la taxe car il conserve la disposition des lieux une partie de l'année, et qu'il n'appartient pas à l'administration de prouver l'usage personnel, la charge de la preuve incombant au contribuable. La solution retenue est fondée sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.

Avocat : COLASSON

7 mai 2025• 4ème chambre - Juge Unique
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303319

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme E B et Mme C B, respectivement mère et grand-mère d’une enfant décédée par noyade le 30 juillet 2020 dans la piscine de son assistante familiale, d’une action en responsabilité pour faute contre le département de l’Eure. Les requérantes soutenaient que le département avait commis plusieurs fautes, notamment en ne retirant pas l’enfant après l’expiration d’une attestation dérogatoire autorisant l’assistante à accueillir cinq enfants, et en n’effectuant pas de contrôle du domicile malgré la présence d’une piscine non sécurisée. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute du département, considérant que l’absence de visite et de contrôle après l’expiration de l’attestation constituait un manquement dans l’exécution du service public de protection de l’enfance, en application du code de l’action sociale et des familles. Il a ainsi condamné le département à indemniser les préjudices moraux des requérantes et, pour Mme B, le préjudice de mort imminente de l’enfant en tant qu’ayant droit.

Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES

7 mai 2025• 3 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2302533

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme D, ressortissante britannique, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis à la suite d’une opération de chirurgie bariatrique (by-pass gastrique) réalisée le 13 avril 2016 au groupe hospitalier du Havre. La requérante invoquait un défaut d’information préopératoire et un non-respect des recommandations de la Haute Autorité de Santé, engageant la responsabilité de l’hôpital, et sollicitait également l’indemnisation par l’ONIAM au titre de la solidarité nationale. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions de Mme D, considérant que la responsabilité du groupe hospitalier n’était pas établie et que les conditions pour une indemnisation par l’ONIAM n’étaient pas réunies. Cette décision s’appuie sur les dispositions des articles L. 1111-2 et L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : Jasper avocats Association d'Avocats à Responsabilité Professionnelle Individuelle

7 mai 2025• 3 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2204714

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de M. E, médecin gastro-entérologue, visant à annuler la décision du 19 novembre 2022 par laquelle le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) de Normandie avait suspendu son droit d'exercer pour cinq mois. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer, jugeant que la requête n'était pas devenue sans objet malgré la radiation ultérieure du praticien par l'Ordre des médecins, car la suspension avait produit des effets. Sur le fond, il a considéré que la suspension était une mesure conservatoire et non une sanction, rendant inopérant le moyen tiré de la présomption d'innocence. En application de l'article L. 4113-14 du code de la santé publique, le tribunal a estimé que l'ARS avait légalement pu se fonder sur la vraisemblance des faits de nature sexuelle reprochés pour prendre cette mesure urgente afin de protéger les patients d'un danger grave, sans que la proportionnalité soit remise en cause par les restrictions du contrôle judiciaire ou l'absence d'antécédents disciplinaires.

Avocat : SELARL EKIS AVOCATS ASSOCIES

7 mai 2025• 3 ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500659

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Les Tamarins Sud, gérant une clinique de soins médicaux et de réadaptation (SMR) à La Réunion, contestant l'arrêté du 17 juillet 2024 du directeur général de l'Agence Régionale de Santé (ARS) fixant sa dotation populationnelle et sa dotation de transition. La requérante soutenait que la dotation était irrégulière, faute de notification d'un arrêté "à blanc" préalable et d'avis du comité consultatif d'allocation des ressources, et demandait une réévaluation de ces dotations sur la base de ses recettes réelles de 2023 et d'une majoration pour activité. L'ARS de La Réunion a conclu au rejet de la requête, arguant que la dotation populationnelle contestée avait un caractère provisoire et que la procédure suivie était régulière. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société, considérant que la dotation provisoire était légale et que les calculs de l'ARS étaient conformes aux textes applicables, notamment le décret n° 2022-597 du 21 avril 2022 et les circulaires tarifaires.

Avocat : CABINET MUSSET & ASSOCIES (SCP)

7 mai 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500638

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris concerne un litige opposant la société Clinique Les Oliviers à l’Agence Régionale de Santé (ARS) de La Réunion, relatif au nouveau mode de financement des établissements de soins médicaux et de réadaptation (SMR). La requérante conteste l’arrêté du 17 juillet 2024 fixant sa dotation populationnelle et sa dotation de transition, en invoquant l’absence de notification d’un arrêté « à blanc », le défaut de consultation du comité consultatif d’allocation des ressources, et une erreur manifeste d’appréciation dans le calcul des dotations. Le tribunal rejette l’ensemble des demandes, estimant que le retard dans la notification du montant théorique est sans incidence sur la légalité de l’arrêté attaqué et que les moyens tirés de l’irrégularité de la procédure et de l’erreur de calcul ne sont pas fondés. La solution retenue s’appuie notamment sur les dispositions du décret n° 2022-597 du 21 avril 2022 et de la circulaire DGOS/FIP1/2024/95 du 13 juin 2024.

Avocat : CABINET MUSSET & ASSOCIES (SCP)

7 mai 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501193

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A visant à obtenir une indemnité provisionnelle du centre hospitalier de Saint-Étienne pour des fautes médicales lors d'une néphrectomie partielle en janvier 2020. Se fondant sur un rapport d'expertise judiciaire, le juge a retenu que l'obligation de l'hôpital n'était pas sérieusement contestable en raison d'une stratégie thérapeutique non conforme aux règles de l'art (absence de nouvelle biopsie) et d'un défaut d'information préalable. En conséquence, la solution retenue est l'octroi d'une provision, dont le montant est fixé en fonction du caractère certain des préjudices temporaires et permanents, avant consolidation. Les textes appliqués sont l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la santé publique relatives à l'obligation d'information et aux règles de l'art médical.

Avocat : ARCADIO ET ASSOCIES

7 mai 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302371

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme B, propriétaire de terrains, contestant le refus du maire de Mauvezin de délivrer un permis de construire à la société KMG Promotion pour 32 logements. La requérante soutenait notamment qu'un permis tacite était né et que la procédure de retrait était irrégulière. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande de permis de construire n'avait pas été complétée dans les délais impartis par l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme, empêchant la naissance d'un permis tacite. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme B, incluant sa demande d'annulation et d'injonction.

Avocat : SCP BOUYSSOU ET ASSOCIÉS

7 mai 2025• CHAMBRE 3
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202734

Décès d'une patiente suite à une chirurgie de hernie hiatale au centre hospitalier de Bigorre. Le tribunal administratif de Pau retient la responsabilité de l'établissement pour des manquements dans la prise en charge chirurgicale et post-opératoire, ayant conduit à une médiastinite puis un choc septique mortel. Il condamne le centre hospitalier à indemniser les ayants droit pour les préjudices subis, en application des principes de responsabilité pour faute du service public hospitalier. Le docteur O est mis hors de cause, sa responsabilité personnelle n'étant pas engagée.

Avocat : FABRE ET ASSOCIIEES

7 mai 2025• CHAMBRE 1
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2403759

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du président de l’université Sorbonne Paris Nord de lui communiquer des documents relatifs à son classement et à ses notes. Par un mémoire du 30 avril 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application des articles R. 222-1 et R. 222-16 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 mai 2025.

Avocat : SCP CHARREL ET ASSOCIÉS

7 mai 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2503086

Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. B. L'expertise vise à déterminer les conditions de la prise en charge de Mme A au centre hospitalier du Pays d'Aix-en-Provence, dont le décès est survenu après des complications post-opératoires. Le tribunal désigne un collège d'experts pour évaluer la conformité des soins aux données acquises de la science et rechercher d'éventuels manquements. En revanche, la demande de dépôt d'un pré-rapport par l'expert est rejetée, cette modalité relevant de l'appréciation de l'expert dans le respect du contradictoire.

Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES

7 mai 2025