44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
44 006
Décisions totales
383 632
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS - AVOCATS
Avocat : KUHN-MASSOT
Avocat : SCP GOBERT & ASSOCIES AVOCATS
Avocat : SELARL HOUDART & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Monsieur et Madame A, qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 et 2017. Les requérants contestaient la régularité de la procédure d'imposition et le bien-fondé des rehaussements, notamment la minoration de recettes reconstituée à partir du logiciel AGX Harmonie. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, que le logiciel permettait une gestion exhaustive des recettes et que les contribuables n'apportaient pas la preuve du caractère exagéré des impositions. La majoration pour manquement délibéré a été maintenue, l'intention d'éluder l'impôt étant établie.
Avocat : SCP LE METAYER & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme D et de M. C D, qui demandaient l'annulation de l'arrêté de transfert d'un permis de construire délivré à la société Emerige Nice Arènes. Le tribunal a jugé que les moyens tirés de l'illégalité du permis de construire initial étaient inopérants, car l'arrêté de transfert ne modifie pas le permis mais se borne à en changer le bénéficiaire. L'allégation de fraude n'étant pas démontrée, le moyen a été écarté. La requête a été considérée comme abusive, entraînant une amende de 1 000 euros à l'encontre des requérants.
Avocat : BENSA & TROIN AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision implicite du maire d'Auribeau-sur-Siagne refusant de lui communiquer un rapport d'enquête administrative de 2012. Le tribunal a constaté que le document demandé n'existait pas, les pièces du dossier ne démontrant pas sa matérialité malgré des mentions indirectes. En application des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration, le droit à communication ne porte que sur des documents existants, et l'administration n'est pas tenue d'en créer un. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : WW & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant algérien. La solution retenue se fonde sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, notamment son article 6 (2) et son article 7 bis, relatifs à la délivrance d'un certificat de résidence pour les conjoints de ressortissants français. Le tribunal a considéré que le préfet a commis une erreur de droit en ne reconnaissant pas le droit de M. C, marié à un Français depuis le 12 octobre 2023, à se voir délivrer un certificat de résidence de dix ans.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet ou au département des Alpes-Maritimes de reprendre en charge l'hébergement d'urgence de sa famille, composée de huit enfants, en raison d'une expulsion imminente. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'établir que l'administration lui avait notifié à bref délai la fin de sa prise en charge au titre de l'hébergement d'urgence. La décision se fonde sur les dispositions des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Keyce Academy-Collège de Paris. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté du maire de Baie-Mahault refusant une autorisation d'aménagement pour un local accueillant du public. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société ne démontrant pas de manière suffisante les conséquences graves et immédiates du refus sur sa situation ou celle des étudiants. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des avis défavorables de la commission de sécurité.
Avocat : MORTON & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, qui contestait la légalité de deux fouilles corporelles intégrales subies en détention et demandait 200 euros de dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que ces fouilles, effectuées les 9 février et 14 avril 2022 au centre pénitentiaire d’Alençon-Condé-sur-Sarthe, étaient justifiées par des présomptions d’infraction et des risques pour la sécurité, conformément aux articles L. 225-1 et R. 225-1 du code pénitentiaire ainsi qu’à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Aucune faute de l’État n’a été retenue, et la demande indemnitaire a été rejetée.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de la SARL BF Epicerie demandant l'annulation de l'arrêté du maire d'Entraigues-sur-la-Sorgue du 2 mai 2023, qui imposait une fermeture nocturne (22h-6h) et une interdiction de vente d'alcool après 20h. La société invoquait une atteinte disproportionnée à la liberté d'entreprendre et au commerce, ainsi qu'un caractère discriminatoire par rapport aux bars. Le tribunal a appliqué l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, rappelant que les mesures de police doivent être nécessaires et proportionnées à l'objectif de maintien de l'ordre public. En l'espèce, la commune n'a pas suffisamment démontré la réalité des troubles allégués (nuisances, stationnement, infractions) par des éléments probants, les seules pièces produites étant insuffisantes. Par conséquent, le tribunal a annulé l'arrêté pour disproportion et défaut de justification, sans faire droit aux conclusions des parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP COURRECH & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. G, détenu, contestant la sanction disciplinaire d’avertissement infligée par la commission de discipline du centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan, confirmée par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur des poursuites, l’irrégularité de la composition de la commission de discipline, la violation des droits de la défense et le caractère disproportionné de la sanction. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit aux conclusions présentées au titre des frais de justice. Les textes appliqués sont principalement le code de procédure pénale et le code pénitentiaire.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 27 février 2023 par lequel la commune de Clamart avait refusé un permis de construire à la société Batival. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas respecté la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration avant de retirer le permis tacite né du silence de l'administration. En effet, le permis de construire était devenu tacite à l'issue du délai d'instruction de trois mois, et son retrait ultérieur était irrégulier. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté de refus, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Avocat : CGCB ET ASSOCIES SCP D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de l'EURL Joyeux Luron, qui contestait des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2014 et 2015. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la société n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la copie de la décision contestée comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans examen au fond.
Avocat : SELAS FRANÇOIS CLEACH ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B A contestant le refus de permis de construire une maison individuelle avec garage et piscine à Auribeau-sur-Siagne. Le maire, en situation de compétence liée, était tenu de suivre l'avis conforme défavorable du préfet des Alpes-Maritimes, fondé sur l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que le projet, situé en l'absence de document d'urbanisme, ne se trouvait pas dans une partie urbanisée de la commune, car il aurait étendu l'urbanisation. Les autres moyens, notamment l'insuffisance de motivation et l'atteinte au droit de propriété, ont été écartés comme inopérants ou infondés.
Avocat : SELARL ASSO - CHRESTIA
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, une salariée protégée, qui contestait la décision de l'inspecteur du travail autorisant son licenciement pour inaptitude. Le tribunal a jugé que l'administration avait suffisamment motivé sa décision et avait procédé à un examen sérieux de la situation. Il a estimé que l'employeur avait démontré avoir recherché sérieusement un reclassement, conformément à l'article L. 1226-2 du code du travail, et que le lien allégué entre l'inaptitude et les fonctions syndicales ou un harcèlement moral n'était pas établi.
Avocat : SELARL POLI - MONDOLONI - ROMANI ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'arrêté du maire de Sai interdisant le stationnement sur une portion de la voie communale de la Genterie. La requérante invoquait un détournement de pouvoir et le caractère disproportionné de la mesure. Le tribunal a jugé que l'arrêté, fondé sur les articles L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales et R. 417-70 du code de la route, poursuivait un but d'intérêt public lié à la sécurité et à la commodité de la circulation, sans intention de nuire. Il a également estimé que l'interdiction était nécessaire, adaptée et proportionnée compte tenu de l'étroitesse de la voie et de l'existence d'autres possibilités de stationnement.
Avocat : SCP HUAUME-LEPELLETIER ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, détenu, qui contestait le refus de son changement d'affectation vers le centre pénitentiaire de Val de Reuil. Le tribunal a jugé que cette décision, ne portant pas une atteinte suffisante aux libertés et droits fondamentaux du requérant (notamment au droit au travail et aux liens familiaux), n'était pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif et le code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la société Philippe Vediaud publicité. Cette mesure vise à évaluer les conséquences financières des préjudices subis par la société dans le cadre de l'exécution d'un marché public de mobiliers urbains conclu avec la commune de Cherbourg-en-Cotentin. La société invoque une réduction substantielle des quantités de mobiliers prévues et une impossibilité d'exploiter des faces publicitaires, ce que la commune ne conteste pas. L'expert désigné devra notamment dresser l'état des lieux des mobiliers installés et chiffrer les pertes financières alléguées.
Avocat : Cabinet PALMIER & Associé