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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 027

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500324

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D, qui estime avoir contracté une infection nosocomiale lors de sa prise en charge aux urgences du centre hospitalier de Chambéry en février 2024. La mesure a été jugée utile pour éclairer une éventuelle action en responsabilité, malgré les réserves formulées par l’hôpital et l’ONIAM. L’expert désigné devra notamment déterminer l’origine des préjudices subis et, en cas de causes multiples, proposer un partage de responsabilité. Les demandes accessoires des parties, comme la communication préalable du relevé de débours ou l’imposition d’un pré-rapport, ont été rejetées comme non nécessaires ou ne relevant pas de la compétence du juge des référés.

Avocat : JASPER AVOCATS ASSOCIATION D'AVOCATS À RESPONSABILITÉ PROFESSIONNELLE INDIVIDUELLE

8 avril 2025
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303606

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge d’un enfant au centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne sur Mer, à la suite de fractures diagnostiquées en octobre 2017. La demande d’expertise, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile pour déterminer les causes et responsabilités éventuelles, sans préjuger du fond. En revanche, la demande de provision de 5 000 euros a été rejetée, l’obligation n’étant pas sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du même code. Le docteur H a été mis hors de cause, aucune faute personnelle détachable du service n’étant invoquée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ABEILLE & ASSOCIES

8 avril 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2106284

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la demande de M. B visant à obtenir réparation du préjudice subi suite à une intervention chirurgicale pour une hernie inguinale au centre hospitalier de Grasse, en raison d’un défaut d’information sur les alternatives thérapeutiques. Par un jugement avant-dire droit du 23 juillet 2024, la responsabilité pour faute de l’hôpital a été retenue, et un complément d’expertise a été ordonné pour évaluer la perte de chance. Après expertise, le tribunal a statué sur l’indemnisation, en appliquant les principes du code de la santé publique relatifs à l’obligation d’information médicale. La solution retenue consiste à condamner le centre hospitalier et son assureur à réparer la perte de chance de M. B d’éviter les conséquences dommageables, en fixant un taux de perte de chance et en allouant des sommes pour les différents préjudices (notamment déficit fonctionnel, souffrances endurées, préjudice d’impréparation).

Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIES

8 avril 2025• 5ème Chambre
TA106Ordonnance

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500491

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 17 janvier 2025 par lequel le préfet de la Guyane a retiré le titre de séjour de M. D A, ressortissant brésilien, pour menace à l'ordre public. Le juge a reconnu la condition d'urgence remplie, s'agissant d'un retrait de titre de séjour. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur de fait et de droit, violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée.

Avocat : TSHEFU ET ASSOCIES

8 avril 2025
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2104997

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par MM. E, A et B d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée à l’encontre de la Métropole Aix-Marseille-Provence pour inexécution du jugement n° 1908930 du 30 juillet 2020. Ce jugement enjoignait à la Métropole de modifier le plan local d’urbanisme de Berre-l’Étang dans un délai de quatre mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La Métropole a adopté une modification simplifiée le 15 avril 2021, soit après l’expiration du délai fixé au 30 novembre 2020. Le tribunal a constaté que l’exécution était intervenue avec retard et a procédé à la liquidation de l’astreinte, en application des articles L. 911-7 et suivants du code de justice administrative.

Avocat : SELARL VALADOU-JOSSELIN & ASSOCIÉS

8 avril 2025• 10eme Chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2108765

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B, sage-femme à l'AP-HM, qui contestait sa suspension de fonctions sans rémunération pour défaut de présentation du pass sanitaire. Le tribunal a jugé que la décision du 15 septembre 2021, prise par le directeur général de l'établissement, était légale et fondée sur la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire. Il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut de motivation. La solution retenue confirme la validité de la suspension administrative prévue par la loi.

Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES

8 avril 2025• 7ème chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2110646

Le Tribunal Administratif de Marseille, dans sa décision du 2ème chambre, a examiné la requête de la SARL Vinova contestant les arrêtés des 23 et 24 novembre 2021 constatant la caducité de son permis de construire du 15 novembre 2018 pour un hôtel de balnéothérapie à La Ciotat. Le tribunal a appliqué l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme, qui prévoit la péremption du permis si les travaux ne sont pas entrepris dans un délai de trois ans. Il a constaté que le délai de validité expirait le 19 novembre 2021 et que les travaux n'avaient débuté qu'après cette date, sans que les démarches de transfert de permis ou la déclaration d'ouverture de chantier du 25 octobre 2021 n'aient interrompu ce délai. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de la SARL Vinova, confirmant la caducité du permis de construire.

Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES

8 avril 2025• 2ème Chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401637

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête des consorts F, qui demandaient la condamnation du centre hospitalier du pays d'Aix-en-Provence (CHIAP) pour fautes dans le diagnostic et la prise en charge de M. J F, décédé d'une rupture d'anévrisme de l'aorte abdominale. Le CHIAP et son assureur, Relyens Mutual Insurance, n'ont pas contesté le principe de leur responsabilité, mais ont conclu à un taux de perte de chance de 95 %. Le tribunal a statué sur la base des articles L. 1142-1 du code de la santé publique et du code civil, en retenant la responsabilité de l'établissement et en fixant le taux de perte de chance à 95 %. La solution retenue a consisté à réduire les prétentions indemnitaires des consorts F à de plus justes proportions, en tenant compte de ce taux de perte de chance.

Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES

8 avril 2025• 7ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425592

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par M. C. Le requérant, qui a subi des complications après une intervention à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, souhaite déterminer les préjudices subis et les responsabilités encourues. Sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge désigne trois experts pour examiner les soins prodigués et leur conformité aux règles de l’art. La mission confiée aux experts inclut l’analyse des diagnostics, des traitements et des conditions de prise en charge.

Avocat : CABINET BIROT-RAVAUT ET ASSOCIES - 33000

8 avril 2025
TA76Ordonnance

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403097

Le Tribunal Administratif de Rouen a pris acte, par ordonnance du 8 avril 2025, du désistement pur et simple de la société Immo Thot SAS. Cette société contestait un arrêté du maire de Saint-Aubin-sur-Gaillon du 21 juin 2024 s'opposant à une déclaration préalable de travaux. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et l'a homologué sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête en annulation de la société a été définitivement retirée.

Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC

8 avril 2025
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310445

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de conseillers municipaux et d'un habitant de Trévoux demandant l'annulation de la délibération du 15 novembre 2023 portant désaffectation de terrains situés Allée des Cascades. Les requérants soutenaient notamment que l'annulation de la délibération du 29 mars 2023 fermant la base nautique devait entraîner celle de la désaffectation, mais le tribunal a jugé que cette dernière ne constituait pas une décision consécutive à la première. Le tribunal a également écarté les moyens tirés d'un défaut d'information des conseillers municipaux, d'une erreur de fait et d'un détournement de pouvoir. La solution s'appuie sur les articles L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur les principes régissant l'annulation par voie de conséquence d'un acte administratif.

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

8 avril 2025• 4ème chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502206

Le Tribunal administratif de Lyon a annulé l'ensemble des opérations électorales des premier et second tours des élections municipales partielles de Jas (Loire), tenues les 16 et 23 février 2025. Saisi par un électeur, M. N, le tribunal a retenu un manquement à la neutralité du scrutin : un panneau amovible placé à l'entrée du bureau de vote présentait des documents liés au fleurissement de la commune, sujet central de la campagne, ce qui a pu exercer une pression sur les électeurs. Cette irrégularité a altéré la sincérité du premier tour, où M. C a été élu avec une seule voix d'avance sur la majorité absolue (73 voix contre 72 requises). En conséquence, le second tour a été annulé par voie de conséquence. La décision se fonde sur les principes généraux du droit électoral garantissant la sincérité et la neutralité du scrutin.

Avocat : SELARL PETIT & ASSOCIES

8 avril 2025• 4ème chambre
CAA69Décision

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-22LY02537

Avocat : CABINET PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

8 avril 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402573

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision du 23 mars 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. D, ressortissant nigérian. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement fonder ce refus sur la seule existence d'une précédente obligation de quitter le territoire, sans établir que la demande était abusive, dilatoire ou que le dossier était incomplet. Cette solution s'appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent les conditions d'enregistrement des demandes. Le préfet a ainsi commis une erreur de droit en opposant un refus d'enregistrement pour un motif non prévu par ces textes.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

8 avril 2025• 5ème Chambre
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300344

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du président de l’université de La Réunion lui interdisant l’accès aux locaux du 6 au 9 mars 2023. Par un mémoire du 28 mars 2025, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Il a également rejeté les conclusions de l’université tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de mettre les frais à la charge de Mme B.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

8 avril 2025
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306663

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné deux recours (n° 2306663 et n° 2310276) concernant l'arrêté du 16 juin 2023 par lequel le maire d'Allauch a refusé à la SAS Eiffage Immobilier Sud-Est un permis de construire pour un programme de 96 logements. La solution retenue est l'annulation de cet arrêté de refus. Le tribunal a jugé que les motifs de refus, notamment ceux tirés d'une incompatibilité avec l'OAP sectorielle "La Pounche" et d'une méconnaissance de l'article 9 de la zone UC du PLUi, n'étaient pas fondés, en raison du rapport de compatibilité applicable et d'une erreur d'appréciation. Il a également écarté la substitution de motifs sollicitée par la commune. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer le permis de construire dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné la commune à verser 1 500 euros à la SAS Eiffage Immobilier Sud-Est au titre des frais de justice.

Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES

8 avril 2025• 10eme Chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402291

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné deux recours distincts, l'un formé par la SAS Eiffage Immobilier Sud-Est et l'autre par le préfet des Bouches-du-Rhône, contre l'arrêté du 16 juin 2023 par lequel le maire d'Allauch a refusé un permis de construire pour un programme de 96 logements. La société requérante contestait la légalité de ce refus en invoquant notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'absence de méconnaissance des orientations d'aménagement et de programmation (OAP) et du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Le préfet soutenait pour sa part que les motifs de refus étaient infondés. Le tribunal a fait droit aux demandes en annulant l'arrêté de refus et en enjoignant à la commune de délivrer le permis de construire, considérant que les moyens soulevés étaient fondés, notamment sur l'application des articles L. 911-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'urbanisme relatives aux OAP et au PLUi.

Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES

8 avril 2025• 10eme Chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2410930

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant l’obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet des Bouches-du-Rhône le 24 septembre 2024. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen particulier, ainsi que la méconnaissance des stipulations de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d’éloignement, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : KUHN-MASSOT

8 avril 2025• 7ème chambre
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401499

Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté du 9 avril 2024 par lequel le maire de Myennes s'est opposé à la déclaration préalable pour l'installation d'un pylône de radiotéléphonie. La juridiction a jugé que le projet, situé dans une zone d'activités aux constructions disparates et à proximité d'infrastructures routières, ne portait pas atteinte au caractère des lieux au sens de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. La requête des sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France Infrastructures a été déclarée recevable, ces dernières justifiant d'un intérêt pour agir.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS ELEXIA ASSOCIES

8 avril 2025• 1ère chambre
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500937

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 mars 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour deux ans et l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'intéressé avait pu présenter ses observations lors de sa garde à vue. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

8 avril 2025• JU REFERE ETR 15 JOURS