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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 027

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2400610

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. F, détenu au centre de détention de Joux-la-Ville, qui contestait la décision de retrait de son ordinateur et de sa console de jeux. Le tribunal a jugé que la décision, prise par une autorité compétente et régulièrement motivée, ne méconnaissait pas le principe du contradictoire, le requérant ayant été informé de la procédure et ayant renoncé à ses droits. Il a également estimé que le retrait, fondé sur la rupture des scellés et le risque pour la sécurité, était justifié au regard des dispositions du code pénitentiaire et proportionné. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

3 avril 2025• 2ème chambre
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401151

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D contestant son placement à l'isolement au centre de détention de Joux-la-Ville. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, la violation des droits de la défense et une erreur d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé que la procédure prévue à l'article R. 213-21 du code pénitentiaire avait été respectée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
3 avril 2025• 2ème chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405782

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise médicale à la demande de Mme A C. Cette expertise vise à déterminer les préjudices résultant de sa prise en charge par le CHU de La Réunion puis par le CHU de Bordeaux à partir de novembre 2019, notamment à la suite de multiples interventions chirurgicales. Les deux centres hospitaliers ne se sont pas opposés à la demande, sous réserves. Le tribunal a désigné un collège d'experts composé d'un gynécologue et d'un urologue pour évaluer les éventuelles fautes et chiffrer les préjudices.

Avocat : SCP NORMAND ET ASSOCIES

3 avril 2025
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2204711

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme et M. D de deux requêtes. La première (n° 2204711) visait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 18 juillet 2022 déclarant d'utilité publique l'acquisition de parcelles pour la conservation du site des "dunes et étangs de Kerouiny" à Trégunc. La seconde (n° 2304479) contestait les arrêtés de cessibilité des 28 avril et 5 octobre 2023 pris pour sa mise en œuvre. Les requérants invoquaient divers moyens, notamment l'irrégularité de l'enquête publique, le défaut d'utilité publique de l'opération et des vices de procédure affectant les arrêtés de cessibilité. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ces demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MANUEL GROS, HELOISE HICTER & ASSOCIES

3 avril 2025• 6ème Chambre
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200741

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme E A veuve D et M. B D, qui demandaient la condamnation de l'État à réparer les préjudices résultant du décès de M. C D, survenu en 2005 des suites d'un cancer du poumon contracté lors d'essais nucléaires. Le tribunal a jugé que leurs créances indemnitaires étaient prescrites en application de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter du décès en 2005, sans que les requérants puissent se prévaloir d'une ignorance légitime de leur créance. La solution retenue est donc le rejet pour prescription, sans examen du fond du litige.

Avocat : SCP TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

3 avril 2025• Chambre 2
TA51Décision

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500480

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a ordonné une nouvelle expertise médicale à la demande de M. D, suite à sa prise en charge par le centre hospitalier de Troyes pour une fracture ouverte du radius ayant conduit à une amputation. Cette expertise, confiée au docteur F G, vise à évaluer l’ensemble des préjudices corporels définitifs de M. D, désormais consolidé, en lien avec le retard de prise en charge imputé à l’hôpital. La mission de l’expert inclut l’examen des soins prodigués, la description des lésions, et la détermination des taux d’incapacité permanente partielle. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet de prescrire toute mesure utile d’expertise en vue d’un litige futur.

Avocat : FABRE ET ASSOCIEES, SOCIÉTÉ D'AVOCATS

3 avril 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302309

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B qui contestait le refus de permis d’aménager un lotissement de six lots à Chantesse. La juridiction a d’abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l’avis conforme du préfet de l’Isère, cet avis étant un acte préparatoire insusceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a estimé que le projet se situait en dehors des parties urbanisées de la commune, en méconnaissance de l’article L. 111-3 du code de l’urbanisme, et que le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis en raison de l’avis conforme défavorable du préfet. Les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

3 avril 2025• 1ère Chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2107654

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS Satelec, titulaire du lot "électricité" d'un marché de restructuration du lycée Prony, afin d'obtenir la condamnation de la région Île-de-France et de divers co-contractants pour des préjudices liés à des retards et à des travaux supplémentaires. La société requérante invoquait des sujétions imprévues et des fautes du maître d'ouvrage et de son délégué, ayant bouleversé l'économie du contrat. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la SAS Satelec, jugeant que la prescription quinquennale de l'article 2224 du code civil était acquise, la société ayant eu connaissance de ses préjudices dès 2014. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : CABINET BARBIER ASSOCIES

3 avril 2025• 3ème Chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105208

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par le syndicat mixte SIEREIG, maître d'ouvrage, afin d’obtenir la condamnation solidaire de plusieurs sociétés (AMITEF, STEPC, NMS Architecture et Ingénierie, RESET) pour des désordres affectant un foyer d’accueil médicalisé, notamment le dysfonctionnement du plancher rafraîchissant et des gels du circuit d’eau glacée. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la société RESET, sous-traitante, en retenant sa compétence en raison du lien avec le contrat administratif de construction. Il a également écarté la fin de non-recevoir tirée de la prescription, considérant que la demande d’expertise avait interrompu le délai à l’égard de toutes les parties. Sur le fond, le tribunal a jugé que les désordres résultaient d’un défaut de paramétrage et de maintenance imputable aux constructeurs, et a condamné solidairement les sociétés STEPC, NMS Architecture et Ingénierie, et AMITEF à verser au SIEREIG la somme de 19 166,33 euros TTC pour les préjudices matériels, ainsi

Avocat : CABINET BARBIER ASSOCIES

3 avril 2025• 3ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2504464

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du 14 mars 2025 fixant le pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était inopérant, compte tenu de l'existence d'une interdiction judiciaire du territoire prononcée par la cour d'appel de Douai. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

3 avril 2025• Pôle Urgences (J.U)
TA86Décision

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2500752

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a été saisi par un détenu de la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré pour demander la suspension de la décision du directeur ordonnant sa "gestion menottée". Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie compte tenu du profil du requérant, de ses antécédents disciplinaires et de la nécessité de préserver la sécurité et le bon ordre de l'établissement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code pénitentiaire.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

3 avril 2025
TA86Décision

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2500670

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision du 10 février 2025 prolongeant l'isolement d'un détenu à la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré. Le juge a constaté que cette décision avait fait l'objet d'une mainlevée le 11 mars 2025, rendant les conclusions à fin de suspension sans objet. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence ou le doute sérieux, sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et du code pénitentiaire.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

3 avril 2025
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501083

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 7 janvier 2025 par lequel le maire de Carqueiranne a accordé un permis de construire à des particuliers pour l'extension d'une maison. La société requérante, qui invoquait une atteinte à sa vue, n'a pas démontré l'urgence, celle-ci n'étant pas présumée en l'absence d'atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés (incompétence, irrégularité de l'avis du préfet, dossier incomplet, risque incendie, etc.) n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Avocat : MAUDUIT LOPASSO GOIRAND ET ASSOCIES

3 avril 2025
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2304419

Le Tribunal Administratif d'Amiens, dans un jugement avant-dire-droit du 6 août 2024, avait sursis à statuer sur la requête de la commune d'Oroër contestant l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2023 enregistrant une unité de méthanisation exploitée par la société Agri Energie verte. Ce sursis visait à permettre la régularisation du vice tiré de l'insuffisante présentation des capacités financières du pétitionnaire dans le dossier de demande. Par un arrêté modificatif du 24 décembre 2024, le préfet de l'Oise a procédé à un nouvel enregistrement de l'installation. Le tribunal constate que la société a désormais fourni des informations précises et étayées sur ses capacités financières, conformément aux articles L. 512-7-3 et R. 512-46-4 du code de l'environnement, justifiant ainsi la régularisation du vice initial.

Avocat : SCP SEBAN & ASSOCIES

3 avril 2025• 1ère Chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503883

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les recours de M. C, ressortissant congolais, contre un arrêté du préfet de police de Paris du 13 mars 2025 lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour deux ans, et un arrêté du 18 mars 2025 le maintenant en rétention pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 754-2, L. 754-3, L. 922-1 à L. 922-3, et R. 922-16 à R. 922-17.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

3 avril 2025• 12ème chambre, éloignement
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2213512

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation du refus de l'OPH Paris-Habitat de lui communiquer des documents relatifs à une sanction financière infligée par la DRIEETS. Le tribunal a jugé que M. A, en tant qu'ancien salarié, ne pouvait être regardé comme une "personne intéressée" au sens de l'article L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration, et que les documents sollicités étaient couverts par le secret des affaires. La solution retenue confirme la légalité du refus de communication, fondé sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CABINET SEBAN ET ASSOCIES

3 avril 2025• 5e Section - 1re Chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2300707

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A Comte, représentant l'indivision Comte, qui demandait la condamnation de la métropole de Lyon à lui verser 2 003 110 euros en réparation des préjudices résultant du classement de ses parcelles en zone agricole par le plan local d'urbanisme et de l'habitat (PLU-H) approuvé le 13 mai 2019. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de la métropole ne pouvait être engagée sur le fondement de l'article L. 105-1 du code de l'urbanisme, car le nouveau classement, poursuivant un objectif d'intérêt général, ne faisait pas peser sur l'indivision une charge spéciale et exorbitante hors de proportion. Il a également écarté la responsabilité pour faute, estimant que le classement n'était pas illégal et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit de propriété, à la sécurité juridique ou au principe de non-discrimination. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : ATV AVOCATS ASSOCIES

3 avril 2025• 2ème chambre
TA67Ordonnance

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409898

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la SA Viamedis d’une contestation d’une saisie administrative à tiers détenteur de 6 399,13 euros pratiquée par le comptable des Hôpitaux universitaires de Strasbourg. Par un mémoire du 1er avril 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 5e chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 avril 2025. Aucune autre mesure n’a été ordonnée, et les conclusions accessoires ont été implicitement abandonnées.

Avocat : SCP D'AVOCATS DERRIENNIC ET ASSOCIÉS

3 avril 2025
TA67Ordonnance

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2309226

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B d’une demande de condamnation de la commune de Colmar à l’indemniser pour le manque à gagner, la perte de fonds de commerce et le préjudice moral résultant de la résiliation d’une convention d’occupation précaire conclue le 1er avril 2017. Par un mémoire du 26 mars 2025, Mme B s’est désistée purement et simplement de l’instance et de l’action, désistement accepté par la commune. Par ordonnance du 3 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions de la commune au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : SELARL D4 AVOCATS ASSOCIÉS

3 avril 2025
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2300265

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande indemnitaire de M. C, qui sollicitait 6 000 euros en réparation du préjudice résultant de l’annulation de la décision du 3 août 2021 prolongeant son isolement. Le tribunal a jugé que l’irrégularité procédurale constatée (absence d’avis médical préalable) n’était pas la cause directe du préjudice allégué, faute pour le requérant d’en établir la réalité ou le lien de causalité. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 57-7-68, R. 57-7-64 et R. 57-7-73 du code de procédure pénale, ainsi que sur le principe selon lequel une illégalité procédurale n’engage la responsabilité de l’État que si la même décision n’aurait pu être prise dans le cadre d’une procédure régulière.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

3 avril 2025• Présidente Bader-Koza