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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 027

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206665

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, qui demandait la condamnation du centre hospitalier du Sud Seine-et-Marne pour un retard de diagnostic et des soins non conformes suite à une chute. Le tribunal estime que la prise en charge médicale n'a pas été fautive, car les radiographies initiales ne révélaient pas de fracture visible, et l'analyse médicale produite ne conclut pas à une violation des règles de l'art. La responsabilité de l'établissement n'est donc pas engagée sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice sont rejetées.

Avocat : LACOEUILHE & ASSOCIES

1 avril 2025• 1ère chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212410

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B C épouse A d’une demande d’indemnisation pour un préjudice subi le 30 décembre 2018 à l’hôpital de Fontainebleau, où une injection accidentelle de célocurine (à la place de celestène) lui a été administrée lors d’un suivi de grossesse. Le tribunal a reconnu la responsabilité du centre hospitalier du Sud Seine-et-Marne pour cette faute médicale, non contestée par l’établissement. La requête a été jugée recevable, la communication à la caisse primaire d’assurance maladie étant suffisante. Le tribunal a appliqué l’article L. 1142-1 du code de la santé publique pour engager la responsabilité pour faute, et a renvoyé à une évaluation ultérieure des préjudices (dépenses de santé, souffrances endurées, troubles dans les conditions d’existence).

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LACOEUILHE & ASSOCIES

1 avril 2025• 1ère chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300355

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par l'Institut national de l'audiovisuel (INA) de deux requêtes visant à contester le refus de l'inspectrice du travail, confirmé par la ministre du travail, d'autoriser le licenciement pour motif personnel d'une salariée protégée, Mme A. L'INA soutenait que l'administration avait commis une erreur de droit en requalifiant sa demande en licenciement disciplinaire et une erreur d'appréciation sur la modification du contrat de travail. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, au motif que l'INA avait demandé la communication des motifs de la décision implicite de rejet sans obtenir de réponse, ce qui a prorogé le délai de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé les décisions contestées, jugeant que l'administration avait inexactement qualifié la demande de l'INA et que la proposition faite à la salariée ne constituait pas une modification de son contrat de travail.

Avocat : COBLENCE ET ASSOCIES

1 avril 2025• 1ère chambre
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2502684

Saisi par M. B d’une contestation de saisies administratives à tiers détenteur émises par le comptable public du Val-de-Marne pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active, le Tribunal administratif de Paris rejette sa requête pour incompétence. Il rappelle que, en application de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales, les contestations relatives au recouvrement de créances non fiscales des collectivités territoriales relèvent de la compétence du juge de l’exécution, juge judiciaire. Par conséquent, la requête est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET LEGITIA (ASSOCIATION)

1 avril 2025
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508139

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi par M. A B d’une requête contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Sevran (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, le tribunal a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 1er avril 2025, il a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

1 avril 2025
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201509

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de la SCI Le roc blanc contestant 13 titres de perception émis pour récupérer un trop-perçu d’aide Covid-19. La société invoquait notamment un défaut de procédure contradictoire et l’absence de notification régulière des titres. Le tribunal a soulevé d’office l’irrecevabilité des conclusions en annulation, faute pour la requérante d’avoir formé une réclamation préalable obligatoire auprès du comptable public, conformément à l’article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans examen du fond.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LOUIT ET ASSOCIES

1 avril 2025• 2ème chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201510

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI Corsica. La société demandait l'annulation de titres de perception émis pour récupérer une aide Covid-19 de 26 000 euros, estimant ne pas y être éligible. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car la société n'avait pas formé de réclamation préalable obligatoire auprès du comptable public avant de saisir le juge, comme l'exige l'article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LOUIT ET ASSOCIES

1 avril 2025• 2ème chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201615

Le Tribunal Administratif de Bastia annule la décision du 20 juillet 2022 par laquelle FranceAgriMer a rejeté la demande d'aide à l'investissement vitivinicole de l'EARL Domaine San Michele, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal estime que le motif initial de rejet, fondé sur l'incomplétude du dossier à la date de clôture des candidatures, est entaché d'une erreur de droit, car l'administration avait sollicité des pièces complémentaires après cette date. La substitution de motif demandée par FranceAgriMer est rejetée, le document produit par la société étant conforme. Le tribunal enjoint à FranceAgriMer de réexaminer la demande d'aide dans un délai de deux mois.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PHELIP & ASSOCIES

1 avril 2025• 2ème chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303841

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé le permis de construire délivré par le maire de Bollène à l'association "Les Amis de la Liberté" pour l'extension d'un établissement scolaire (ERP de type R) situé en zone rouge hachurée du PPRI du bassin versant de Lez. La juridiction a jugé que le projet, consistant en la création de sanitaires et d'un abri accolés au bâtiment existant, constituait une extension de l'emprise au sol d'un ERP de type R, interdite par les articles 1 et 2 du règlement du PPRI. Elle a appliqué les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 151-29, pour qualifier l'extension, et a rejeté l'argument de la commune sur la superficie inférieure à 20 m², car l'interdiction du PPRI ne comporte pas d'exception pour les petites extensions de ce type d'ERP.

Avocat : SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES

1 avril 2025• 1ère Chambre
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303161

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du 12 avril 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Carcassonne a refusé de reconnaître le suicide de Mme A E comme accident imputable au service. Le tribunal a jugé que le suicide, bien que survenu au domicile de l’agent pendant un arrêt de travail, présentait un lien direct avec le service, en raison d’un état dépressif résultant de conditions de travail délétères et d’une surcharge de travail. Il a appliqué l’article L. 822-18 du code général de la fonction publique, qui présume l’imputabilité au service des accidents survenus dans l’exercice des fonctions, en l’absence de circonstances particulières détachant l’événement du service.

Avocat : ABEILLE & ASSOCIES AVOCATS

1 avril 2025• 2ème chambre
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303721

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, assistant médico-administratif, qui contestait le refus du centre hospitalier de Carcassonne de lui verser la nouvelle bonification indiciaire (NBI). Le tribunal a jugé que les fonctions exercées par le requérant, notamment l'accueil et l'accompagnement des patients sur une borne d'admission, ne relevaient pas des missions spécifiques prévues par le décret n°97-120 du 5 février 1997 pour l'attribution de cette bonification. La solution retenue est fondée sur l'application combinée de la loi n°91-73 du 18 janvier 1991 et du décret n°97-120, le tribunal estimant que M. B ne remplissait pas les conditions d'affectation à titre principal dans un service de consultation externe chargé des formalités administratives et financières d'encaissement.

Avocat : SELARL GRIMALDI MOLINA ET ASSOCIES

1 avril 2025• 2ème chambre
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305911

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, agent contractuel du centre hospitalier de Narbonne, qui contestait son licenciement pour motifs disciplinaires et la fin de son congé de grave maladie. Le tribunal a jugé que l'absence de notification de la décision de suspension provisoire était sans incidence sur la légalité du licenciement, et que l'agent avait eu accès à son dossier administratif et médical. Il a estimé que la sanction de licenciement n'était pas disproportionnée au regard des faits de harcèlement moral et sexuel reprochés. La requête a été rejetée sur le fondement des dispositions du décret n° 91-155 du 6 février 1991 et du code général de la fonction publique.

Avocat : CABINET NORMAND & ASSOCIES

1 avril 2025• 2ème chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205974

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B et de MM. C, qui demandaient la condamnation de l'État à leur verser une indemnité de plus de 2,3 millions d'euros en réparation des préjudices subis suite au décès de M. D C, survenu le 24 mars 1969 lors d'un accident d'avion en Méditerranée. Les requérants soutenaient que M. C était un collaborateur occasionnel du service public, effectuant une mission de renseignement pour le compte de l'État français. Le tribunal estime que cette qualité n'est pas établie, faute d'éléments probants sur les circonstances de la mission et le lien avec l'administration. En conséquence, la responsabilité sans faute de l'État n'est pas engagée et la demande indemnitaire est rejetée.

Avocat : SELARL ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES

1 avril 2025• 3ème Chambre
TA69Ordonnance

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2413070

Permis de construire. Tribunal administratif de Lyon. Désistement des requérantes de leur recours contre un permis de construire délivré par le maire de Porte des Pierres Dorées. Donne acte du désistement pur et simple. Article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : ATV AVOCATS ASSOCIES

1 avril 2025
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2405152

Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par Mme B pour obtenir l'exécution du jugement du 22 décembre 2023, qui enjoignait au groupe hospitalier public du sud de l'Oise (GHPSO) de lui verser des allocations d'aide au retour à l'emploi. Constatant l'absence d'exécution malgré des relances, le tribunal a prononcé une astreinte de 200 euros par jour de retard à l'encontre du GHPSO, s'il ne justifie pas avoir versé les allocations dans un délai d'un mois. La décision applique l'article L. 911-4 du code de justice administrative, qui permet d'assurer l'exécution des jugements par des mesures coercitives.

Avocat : SCP JALLU-BACLET & ASSOCIES

1 avril 2025• 2ème Chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2108200

Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille concerne un litige opposant la société Hall Expo à la métropole Aix-Marseille-Provence et à la SPLA Pays d’Aix Territoires, relatif au paiement direct de factures de sous-traitance impayées par l’entreprise principale Fondeville. Le tribunal rejette la requête de la société Hall Expo, estimant que sa demande de paiement direct, adressée le 29 mai 2019, était tardive car intervenue après l’établissement du décompte général du marché principal en février 2020, et qu’elle ne justifiait pas d’une acceptation expresse du sous-traitant pour le montant réclamé. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de la loi du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance et sur le code des marchés publics.

Avocat : SCP CHARREL ET ASSOCIES

1 avril 2025• 3ème Chambre
CAA44Décision

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-23NT01748

Avocat : SELARL VALADOU JOSSELIN & ASSOCIES

1 avril 2025• 5ème chambre
TA64Décision

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2201794

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B, riverain du circuit Paul Armagnac à Nogaro, pour contester l'arrêté préfectoral du 14 juin 2022 autorisant le "Championnat de France des Camions" et demander réparation de ses préjudices. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la requête en annulation était irrecevable car tardive et que les conclusions indemnitaires n'étaient pas fondées en l'absence d'illégalité fautive. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code du sport relatives à l'homologation des circuits et à l'organisation des épreuves motorisées.

Avocat : CABINET LECLERE ASSOCIES

1 avril 2025• CHAMBRE 3
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504510

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du permis de construire délivré le 11 décembre 2024 par le maire de Boulogne-Billancourt pour le redressement des combles d’un immeuble. Bien que la condition d’urgence ait été reconnue, la SCI AMCK n’a soulevé aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté. La requête a donc été rejetée, et la SCI a été condamnée à verser 500 euros à M. A et 500 euros à la commune au titre des frais de justice. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3 du code de l’urbanisme.

Avocat : SCP SARTORIO LONQUEUE SAGALOVITSCH & ASSOCIES

1 avril 2025
TA06Ordonnance

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501121

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a procédé à la liquidation provisoire de l'astreinte prononcée à l'encontre du préfet des Alpes-Maritimes pour inexécution de l'injonction de fournir un hébergement d'urgence à une famille avec enfants. Constatant que le préfet n'avait toujours pas exécuté l'ordonnance du 17 janvier 2025, le juge a condamné l'État à verser 1 200 euros aux requérants pour la période du 12 février au 27 mars 2025, en modérant le montant de l'astreinte initiale sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

1 avril 2025