44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
44 027
Décisions totales
383 756
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : SELARL GM ASSOCIES
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Avocat : ATV AVOCATS ASSOCIES
Avocat : SCP BOUYSSOU ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B, artiste sculpteur, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2017 à 2019 suite à la remise en cause de réductions d'impôt pour dons en nature. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, estimant que le non-respect du délai de trente jours pour répondre à une demande de justificatifs, prévu à l'article L. 11 du livre des procédures fiscales, est sans influence sur la rectification fondée sur des renseignements obtenus d'un tiers. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant sa demande de décharge, de médiation et celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET GUIDET ET ASSOCIE (SELARL)
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire d’Athis-Mons de lui communiquer l’arrêté fixant les emplacements d’affichage libre. En cours d’instance, la commune a communiqué le document demandé, rendant la requête sans objet. Par ordonnance du 18 février 2025, la magistrate désignée a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer.
Avocat : CABINET PEYRICAL & SABATTIER ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A et autres, qui demandaient l’annulation de la délibération n° D.2024/031 du 12 juillet 2024 par laquelle la commune de Nernier a acquis trois tableaux du peintre Enrico Vegetti. Les conclusions tendant à une expertise des tableaux ont été jugées irrecevables, car elles ne découlaient pas d’une demande d’annulation et excédaient les pouvoirs du juge administratif. Les conclusions à fin d’annulation ont été rejetées faute de précision suffisante sur les textes ou principes méconnus. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Avocat : SCP MERMET & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, adjointe administrative au centre hospitalier du Mans, contestant la sanction d'exclusion temporaire de trois jours qui lui a été infligée pour violation du secret professionnel. Le tribunal a estimé que la matérialité des faits reprochés, à savoir la divulgation d'informations sur l'hospitalisation d'une collègue, n'était pas suffisamment établie par l'administration, notamment en raison du doute persistant sur la révélation du motif médical. En conséquence, le tribunal a annulé la décision de sanction et la décision de rejet du recours gracieux, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Cette solution s'appuie sur les articles 29 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et 81 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986, ainsi que sur l'article L. 1110-4 du code de la santé publique.
Avocat : SELARL GRIMALDI-MOLINA ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association Droit accessibilité mobilité métropole Orléans (DAMMO) qui demandait l'annulation du refus implicite d'Orléans Métropole de mettre en conformité la rue Landreloup avec les normes d'accessibilité pour les personnes handicapées, les aménagements cyclables et la sécurité des piétons. Le tribunal a examiné la légalité de la décision au regard des textes applicables, notamment l'arrêté du 15 janvier 2007, l'article L. 228-2 du code de l'environnement et l'article L. 118-5-1 du code de la voirie routière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de l'association, sans qu'il soit nécessaire de détailler ici les motifs précis du jugement.
Avocat : AARPI RICHER & ASSOCIES DROIT PUBLIC
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association DAMMO demandant l'annulation du refus implicite d'Orléans Métropole de mettre en conformité la rue Gambetta. Le tribunal a jugé que l'absence d'accusé de réception de la demande était sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des prescriptions techniques d'accessibilité (arrêté du 15 janvier 2007) et des obligations en matière d'aménagements cyclables (article L. 228-2 du code de l'environnement), n'étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de la chambre d'agriculture de la Loire, qui demandait l'annulation de la délibération du 6 décembre 2022 par laquelle le conseil municipal de Saint-Barthélemy Lestra a approuvé la modification de son plan local d'urbanisme. Cette modification visait à créer, en zone agricole, un secteur de taille et de capacité d'accueil limitées (STECAL) pour l'installation expérimentale d'un éco-hameau de yourtes. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 123-16 du code de l'environnement, L. 151-13 et L. 142-5 du code de l'urbanisme, ainsi que les erreurs de droit et d'appréciation alléguées. En conséquence, le tribunal a jugé la délibération légale et a rejeté les conclusions de la chambre d'agriculture.
Avocat : SELARL PETIT & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi d'une demande de liquidation d'astreinte par Mme C et M. A, qui n'avaient pas obtenu du préfet des Alpes-Maritimes un hébergement d'urgence conforme à l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, malgré une précédente ordonnance du 17 janvier 2025. Le juge des référés a constaté que le préfet n'avait pas exécuté cette injonction, l'accueil de nuit proposé par la ville de Nice ne répondant pas aux exigences légales. En application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, il a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte pour la période du 2 au 17 février 2025, en modérant son montant à 1 200 euros. La demande de majoration du taux de l'astreinte à 500 euros par jour a été rejetée.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de MM. A et E, voisins immédiats, qui demandaient l'annulation du permis de construire modificatif délivré le 10 octobre 2022 par le maire d'Hauteville-lès-Dijon à M. F pour l'ajout d'un local technique de piscine et l'augmentation de surface de sa maison individuelle. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir, rendant leur recours irrecevable, sans examiner le fond des moyens soulevés (insuffisance du dossier, méconnaissance du PLUi, défaut de base légale). La solution est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à l'intérêt pour agir des voisins.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de M. A, adjoint d’animation, qui sollicitait la condamnation de la commune de Belfort à l’indemniser pour le préjudice subi du fait de son arrêté de suspension conservatoire du 19 juillet 2022. Le tribunal a jugé que la suspension était légale, car les suspicions d’attouchements imputées à l’agent présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité, justifiant son éloignement temporaire dans l’intérêt du service, conformément à l’article L. 531-1 du code général de la fonction publique. Il a également écarté les moyens tirés de la violation de la présomption d’innocence et de l’absence d’enquête administrative ou de poursuites pénales.
Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en formation de 1ère chambre, a examiné quatre requêtes de Mme A C contestant les décisions de la présidente du conseil départemental du Doubs lui ayant retiré son agrément d'assistante familiale (26 juin 2023 et 24 octobre 2023) et prononcé son licenciement (6 juillet 2023 et 27 novembre 2023). La requérante invoquait des vices d'incompétence, de procédure et une erreur d'appréciation, ainsi que l'illégalité des licenciements par voie d'exception. Le tribunal a relevé d'office que les retraits d'agrément étaient devenus définitifs, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Les requêtes ont été rejetées, et le département du Doubs a obtenu le versement de sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BAZIN & CAZELLES AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, adjoint d’animation, qui contestait le refus du maire de Belfort de lui accorder la protection fonctionnelle. M. A était visé par des accusations d’attouchements sur un enfant, qu’il estimait non fondées. Le tribunal a jugé que la décision de refus n’était pas entachée d’erreur d’appréciation, car les faits reprochés, par leur nature, pouvaient être regardés comme une faute personnelle détachable des fonctions, excluant l’obligation de protection prévue à l’article L. 134-5 du code général de la fonction publique. Les autres moyens, tirés de la violation de la présomption d’innocence et du principe d’égalité, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de la commune d'Origny-sur-Seine contestant le refus de la région Bourgogne Franche-Comté d'autoriser deux collégiens à emprunter un circuit de transport scolaire spécifique pour le retour du soir. La région avait soulevé une fin de non-recevoir, arguant que la commune n'avait pas intérêt à agir. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que le maire de la commune avait un intérêt à agir en vertu du règlement régional des transports scolaires, qui lui confère un rôle dans la création de points d'arrêt. La solution retenue est que la requête de la commune est recevable, sans que le tribunal ne se prononce sur le fond du litige dans cet extrait. Les textes appliqués incluent le code des transports (article L. 1231-1) et le règlement régional des transports scolaires.
Avocat : BARON AIDENBAUM & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B C, qui demandait l'annulation du refus de la région Bourgogne Franche-Comté de créer un circuit de transport scolaire entre Origny-sur-Seine et le collège de Recey-sur-Ource. Le tribunal a écarté les moyens de forme et d'incompétence, jugeant la décision régulièrement signée et l'auteur dûment habilité. Il a également rejeté le moyen tiré de la rupture d'égalité, estimant que la situation des élèves d'Origny-sur-Seine n'était pas comparable à celle d'autres communes bénéficiant d'un service préexistant, le nombre d'élèves requis par le règlement régional n'étant pas atteint. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et L. 3111-7 du code des transports.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté les requêtes de Mme A C contestant les décisions de la présidente du conseil départemental du Doubs lui ayant retiré son agrément d'assistante familiale et prononcé son licenciement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés d'un vice d'incompétence, d'un vice de procédure et d'une erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. Il a également écarté l'exception d'illégalité soulevée contre la décision de retrait d'agrément à l'appui de la contestation du licenciement. Les demandes d'injonction et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. et Mme C dit B, représentants légaux de leur fils D, qui demandaient la condamnation solidaire de la commune de Saint-Astier, de la communauté de communes Isle Vern Salembre et de l'État pour des préjudices subis par leur enfant après une chute dans la cour de récréation de l'école élémentaire Mounet Sully. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les requérants ne rapportaient pas la preuve d'un lien de causalité direct entre le défaut d'entretien de l'ouvrage public (racine d'arbre et bac à fleurs) et la chute, et que la surveillance par le personnel de l'école était suffisante, écartant ainsi toute faute de l'État. La solution retenue est fondée sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal des ouvrages publics et pour faute de service, sans application de textes spécifiques mentionnés.
Avocat : SCP CGCB ET ASSOCIES