44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
44 027
Décisions totales
383 756
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : SELARL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIES
Avocat : ADALTYS AVOCATS ASSOCIÉS
Avocat : SELARL CABINET CABANES - CABANES NEVEU ASSOCIES
Avocat : SCP DUFLOT ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, agent du CROUS de Nice-Toulon, qui contestait une sanction d'exclusion temporaire de trois jours. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que les autres moyens soulevés, notamment le défaut de qualité de l'auteur de l'acte et l'absence d'audition préalable, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires de Mme B.
Avocat : BAZIN & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par le maire de Vallauris d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public portuaire par un chantier naval. Le tribunal a relaxé M. B, simple préposé, faute de pouvoir de direction, mais a retenu la responsabilité de la société Rodriguez Yachts, destinataire régulier de la notification. Il a condamné la société à une amende de 1 500 euros et lui a enjoint d’évacuer les navires sous astreinte de 200 euros par jour, sur le fondement des articles L. 2122-1, L. 2132-2 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques.
Avocat : SELARL GRIMALDI-MOLINA & ASSOCIES
Avocat : WW & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. F, qui contestait le retrait de décisions lui accordant la prise en charge des billets d'avion de sa fille. Le tribunal a jugé que les courriels des 21 et 23 juin 2022 ne constituaient pas des décisions créatrices de droits, car ils subordonnaient la prise en charge à des conditions non remplies. Par conséquent, le courrier du 25 octobre 2023 n'était pas un retrait d'acte, mais une simple information, et n'était pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La demande indemnitaire subsidiaire a également été rejetée, faute de faute de l'administration. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et les dispositions du décret n° 98-844 du 22 septembre 1998.
Avocat : CARLINI ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de regroupement familial opposée par le préfet de l'Yonne à Mme C pour ses deux enfants mineurs. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation ou à celle de ses enfants, malgré l'éloignement familial et les difficultés alléguées. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : TERRASSON CLEMENT
Licenciement d’une agente par le centre hospitalier de Baume-les-Dames. Le Tribunal administratif de Besançon, par une ordonnance du 12 novembre 2024, a donné acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A, qui contestait cette décision. La solution retenue est un désistement d’instance, fondé sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué au litige.
Avocat : HOUDART ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société CNA Insurance, assureur du centre hospitalier de Libourne, en contestation de deux titres exécutoires émis par l'ONIAM pour recouvrer des indemnités versées à un patient. La société requérante s'est désistée de sa requête, ce que l'ONIAM a accepté. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions reconventionnelles de l'ONIAM tendant à la condamnation de la société au paiement des sommes réclamées, celles-ci étant irrecevables dans le cadre d'un recours contre un titre exécutoire. La décision applique les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ABEILLE ET ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de la société CNA Insurance, assureur du centre hospitalier de Libourne, qui contestait deux titres exécutoires émis par l'ONIAM pour un montant total de 33 453,35 euros. Ces titres visaient à recouvrer les indemnités versées à un patient victime d’un accident médical fautif, ainsi qu’une pénalité pour substitution de l’ONIAM à l’assureur défaillant. Le tribunal écarte les moyens d’irrégularité procédurale, d’absence de signature et de défaut de motivation des titres, et retient que la responsabilité de l’hôpital avait été définitivement établie par un précédent jugement. La décision s’appuie sur les articles L. 1142-15 du code de la santé publique et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme D et de M. C, parents d'une patiente décédée le 21 juillet 2021, qui recherchaient la responsabilité du CHU de Bordeaux ou, à titre subsidiaire, de l'ONIAM pour les préjudices subis. Le tribunal a jugé que le CHU de Bordeaux avait commis une faute en raison d'un retard de diagnostic et d'une prise en charge inadaptée, engageant sa responsabilité sur le fondement du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Il a condamné le CHU à indemniser les requérants pour leurs préjudices personnels et ceux de leur fille, tout en rejetant les demandes dirigées contre l'ONIAM, faute de remplir les conditions d'indemnisation par la solidarité nationale. Les textes appliqués incluent les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BIROT-RAVAUT ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’une demande d’indemnisation pour une chute survenue le 7 octobre 2017 dans une benne à déchets verts de la déchetterie de Gensac, exploitée par l’USTOM du Castillonnais et du Réolais. Le tribunal a soulevé d’office un moyen d’ordre public tiré de l’incompétence de la juridiction administrative, estimant que le service public de gestion des déchets, lorsqu’il est financé par une redevance, constitue un service public industriel et commercial. En conséquence, les litiges entre ce service et ses usagers relèvent de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Avocat : SCP CGCB ET ASSOCIES
Avocat : SCP RIVIERE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient la condamnation de la société Enedis à leur verser 8 000 euros en réparation du préjudice résultant du maintien d'un pylône électrique irrégulièrement implanté sur leur propriété. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par Enedis, jugeant que l'absence de décision préalable n'était pas opposable à une personne privée comme Enedis, non chargée d'une mission de service public administratif. Sur le fond, il a considéré que l'implantation du pylône, bien que non régularisée par une servitude ou une déclaration d'utilité publique, n'était pas établie comme irrégulière au regard des textes applicables (code de l'énergie, loi du 15 juin 1906). En conséquence, les préjudices allégués n'ont pas été reconnus comme indemnisables.
Avocat : GIRARD-MADOUX ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, agent du CROUS de Nice-Toulon, qui contestait une sanction d'exclusion temporaire de trois jours. La décision attaquée a été jugée légalement motivée, tant en droit qu'en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'absence d'audition préalable, en application de l'article R. 822-14 du code de l'éducation et de la décision du 3 avril 2023 fixant le statut des personnels ouvriers.
Le Tribunal administratif de la Guyane a été saisi par M. A, ressortissant haïtien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 20 novembre 2021 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal constate que, postérieurement à l’arrêté contesté, M. A a obtenu des récépissés de demande de titre de séjour valables jusqu’au 7 février 2025, rendant ses conclusions sans objet. En application des articles L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejette les demandes accessoires.
Avocat : MATHIEU ET ASSOCIE
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A D B contestant l'arrêté du préfet de la Guyane du 18 janvier 2023 lui interdisant d'embarquer pendant cinq jours depuis l'aéroport de Cayenne. Le tribunal a jugé que cette mesure, prise dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, ne portait pas une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir, compte tenu de l'ampleur du trafic et de la brève durée de l'interdiction. Il a également estimé que l'arrêté n'était entaché ni d'erreur de fait ni d'erreur d'appréciation, et que l'ancienneté de la condamnation de M. B pour trafic de stupéfiants ne faisait pas obstacle à la mesure. La solution s'appuie sur les articles L. 111-1 du code de la sécurité intérieure et L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales, relatifs aux pouvoirs du préfet en matière d'ordre public.
Avocat : TSHEFU ET ASSOCIES