44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
44 006
Décisions totales
383 581
Ordonnances
332 893
Avec résumé IA
Avocat : CABINET COUBRIS, COURTOIS ET ASSOCIES
Avocat : SCP MUSSET & ASSOCIES
Avocat : FRENKEL ET ASSOCIES
Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & Associés
Avocat : BAZIN & ASSOCIES
Avocat : SCP VPNG AVOCATS ASSOCIES
Avocat : SELARL GUIDET ET ASSOCIES
Avocat : SELARL CABANES & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant marocain contre un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Le tribunal a jugé que le préfet de l'Essonne, agissant en compétence liée suite à une interdiction judiciaire du territoire, n'avait pas excédé ses pouvoirs et que la décision était suffisamment motivée. Les moyens invoqués, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE D'ASILE
Le tribunal administratif de Nîmes est saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif délivré par le maire de Cheval-Blanc pour un pôle médical. Ce permis modificatif constitue une mesure de régularisation au sens de l’article L. 600-5-2 du code de l’urbanisme, car il intervient alors qu’un appel est pendant devant la cour administrative d’appel de Toulouse contre le jugement ayant annulé le permis initial. En application des articles R. 351-3 et R. 345-2 du code de justice administrative, le tribunal estime ne pas être compétent pour statuer sur cette contestation. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à la cour administrative d’appel de Toulouse.
Avocat : CABINET DEBEAURAIN & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI Enrique qui demandait l’annulation de l’arrêté du 15 janvier 2024 par lequel le préfet de l’Aude l’avait mise en demeure de supprimer des remblais sur sa parcelle à Carcassonne. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation, dès lors que les remblais, situés dans le lit majeur d’un cours d’eau, étaient soumis à déclaration au titre de la rubrique 3.2.2.0 de l’article R. 214-1 du code de l’environnement (surface soustraite supérieure à 400 m²). La solution retenue s’appuie sur les articles L. 171-6, L. 171-7 et L. 214-1 du code de l’environnement.
Avocat : SELAS CHOPIN & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné une nouvelle expertise médicale concernant l'état de santé de M. D... A... suite à son hospitalisation. Le juge a estimé cette mesure utile pour évaluer la consolidation et les préjudices du requérant, rejetant l'opposition du CH de Vierzon. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, tout en rappelant que la procédure contradictoire de l'expertise est régie par l'article R. 621-7 du même code.
Avocat : SCP UGGC & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a été saisi d'une demande de transmission d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la société Actura, contestant une amende administrative. La juridiction a estimé que la QPC relative à la conformité de l'article L. 253-5-1 du code rural et de la pêche maritime avec les principes constitutionnels (légalité des délits et des peines, liberté d'entreprendre) n'était pas dépourvue de caractère sérieux. En conséquence, le tribunal a ordonné la transmission de cette question au Conseil d'État pour qu'il se prononce sur son renvoi éventuel au Conseil constitutionnel, en application des articles 23-1 et 23-2 de l'ordonnance du 7 novembre 1958.
Avocat : GRALL & ASSOCIES
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la demande de transmission d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) formulée par la société Actura. Le tribunal constate qu'une QPC identique, contestant la conformité à la Constitution de l'article L. 253-5-1 du code rural et de la pêche maritime, a déjà été transmise au Conseil d'État par une ordonnance du 17 février 2026. En application de l'article R. 771-6 du code de justice administrative, il n'y a donc pas lieu de procéder à une nouvelle transmission.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de la SAS Le Privé Club contestant des mesures d’interdiction de stationnement prises par le maire de Moulins-lès-Metz, matérialisées par divers dispositifs physiques (blocs de rochers, barrières, potelets). La société demandait l’abrogation de ces mesures et l’annulation du rejet implicite de sa demande, invoquant notamment l’incompétence du maire, l’absence d’arrêtés réguliers, le caractère disproportionné des mesures et une atteinte à la liberté du commerce. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, sans examiner le fond, et a condamné la société à verser 2 500 euros à la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : HUGO AVOCATS (EX DILLENSCHNEIDER FAVARO & ASSOCIES)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné une requête en excès de pouvoir visant à enjoindre à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. La juridiction constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande principale, celle-ci ayant perdu son objet suite à la convocation du requérant à un rendez-vous postérieure à l'introduction du recours. Elle rejette également la demande d'injonction préventive concernant l'enregistrement et la délivrance d'un récépissé. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le juge condamne néanmoins l'État à verser au requérant une somme de 500 euros.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de plusieurs sociétés (Schibsted ASA et autres) visant à annuler une décision fiscale confirmant que les revenus tirés de leurs « petites annonces » en ligne sont soumis à la taxe sur les services numériques (TSD). Le tribunal a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée et a estimé que les services en cause pouvaient être qualifiés, au regard des faits de l'espèce, soit de service d'intermédiation (1° du II de l'article 299 du CGI), soit de publicité ciblée (2° du II du même article), les plaçant ainsi dans le champ d'application de la taxe. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 299 du code général des impôts.
Avocat : CABINET MOISAND, BOUTIN & ASSOCIES (SELARL)
La décision concerne l'annulation d'un refus d'autorisation de transformation d'un local commercial en meublé de tourisme à Paris. Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté municipal du 31 janvier 2024, considérant que le changement entre les sous-destinations « commerce de détail » et « hébergement touristique » ne relevait pas du régime de la déclaration préalable. La juridiction a appliqué les articles R. 151-27, R. 151-28 et R. 421-17 du code de l'urbanisme, qui distinguent destination et sous-destination, et a enjoint à l'administration de délivrer l'autorisation.
Avocat : ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES