131 601 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
131 601
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 171
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur deux recours dirigés contre un arrêté d'assignation à résidence et un arrêté de refus de titre de séjour accompagné d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a annulé l'arrêté d'assignation à résidence pour vice de forme, jugeant que la notification n'avait pas été effectuée dans les formes légales prévues par l'article L. 551-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En revanche, il a rejeté la demande d'annulation de l'OQTF et du refus de titre de séjour, estimant que le préfet avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation au regard des dispositions du CESEDA, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le tribunal a jugé que le préfet de Loir-et-Cher était compétent et que les décisions contestées, prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'étaient pas entachées d'illégalité. Il a notamment estimé que les griefs tirés de la méconnaissance des droits fondamentaux (Convention EDH, Charte de l'Union) et des procédures n'étaient pas fondés.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré pour une centrale d'enrobés. Le tribunal a jugé que le projet était conforme à la carte communale le classant en zone artisanale et industrielle, et a écarté les moyens tirés de la procédure environnementale, relevant de la législation distincte des installations classées. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme.
Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré pour une centrale d'enrobés. Le tribunal a jugé que les vices de procédure allégués dans le cadre de la législation sur les ICPE étaient inopérants pour contester le permis de construire, et que le projet était bien conforme à la zone artisanale et industrielle définie par la carte communale. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme, en particulier les règles d'urbanisme local.
Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré pour une centrale d'enrobés. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la procédure d'enregistrement ICPE et à la compatibilité du projet avec la carte communale, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme, considérant que le projet était admissible dans la zone artisanale et industrielle définie par la carte communale d'Escout.
Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré pour une centrale d'enrobés. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la procédure d'enregistrement ICPE et à la compatibilité du projet avec la carte communale, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme, considérant que le projet était admissible dans la zone artisanale et industrielle définie par le document d'urbanisme.
Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de l'association Les Pyrénées Rebelles visant à annuler un permis de construire et un permis modificatif pour une centrale d'enrobés. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation du permis initial, car l'association n'était pas constituée à la date de sa délivrance, en application de l'article L. 600-1-1 du code de l'urbanisme. Les autres moyens soulevés, notamment concernant la consultation du public, l'étude d'impact et les règles d'urbanisme, n'ont pas été retenus pour justifier l'annulation des arrêtés attaqués.
Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation d'un pays de renvoi et une interdiction de retour à l'encontre de deux ressortissants géorgiens. Le tribunal a constaté le désistement pur et simple des requérants, intervenu après le rejet de leur demande d'asile. En conséquence, il a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) pris à l'encontre de deux étrangers. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La juridiction a ainsi confirmé la légalité des mesures de reconduite à la frontière et des mesures d'éloignement prononcées par le préfet du Haut-Rhin.
Avocat : SABATAKAKIS
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la société Camille Fournet, qui contestait une sanction administrative pour non-respect des délais de paiement inter-entreprises. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'amende de 13 000 euros et sa publication étaient légales et proportionnées au regard des manquements constatés. La décision s'appuie sur les articles L. 441-10 et L. 441-11 du code de commerce relatifs aux délais de paiement.
Avocat : CABINET PRAD AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les arrêtés d'expulsion et de fixation du pays de destination. La juridiction a estimé que le ministre de l'intérieur avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que les condamnations et le comportement agressif de l'intéressé, évoluant vers des menaces à caractère terroriste, constituaient une menace grave pour l'ordre public et portaient atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État. Le tribunal a également jugé que l'arrêté fixant le Maroc comme pays de destination ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET D'AVOCATS ARNAULT CHAPUIS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant chinois condamné pour meurtre, qui demandait l'annulation de son arrêté d'expulsion du 5 décembre 2024. Le tribunal a jugé que le préfet de police était compétent pour signer l'arrêté et que la motivation de la décision, qui invoquait une menace grave pour l'ordre public, était suffisante au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 631-1) et du code des relations entre le public et l'administration. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, faute d'urgence démontrée.
Avocat : CABINET CHANGO AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car l'auteur de l'acte était compétent et que la motivation, examinant les critères de l'article L. 612-10 du CESEDA, était suffisante. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet de police était compétent pour prendre cette décision et que la motivation de l'arrêté, qui se fonde sur le maintien irrégulier de l'intéressé au-delà de son délai de départ volontaire, était suffisante au regard des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris statue sur une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés constate que la délivrance postérieure d'un récépissé par le préfet a fait disparaître l'urgence, rendant la requête sans objet. Il prononce donc un non-lieu à statuer sur le fond mais condamne l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PATUREAU
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a examiné une demande visant à obtenir la remise d'une carte de résident suite à une précédente ordonnance. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur l'injonction, la préfecture ayant convoqué la requérante pour délivrer un titre de séjour provisoire, rendant sa demande sans objet. La décision a admis la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire et a alloué une somme à son conseil, en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction visant à contraindre le préfet du Val-de-Marne à délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a relevé que la requérante, ayant déposé une demande d’admission exceptionnelle au séjour, sollicitait un récépissé autorisant le travail, ce qui n’est prévu par les articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers que pour des catégories spécifiques de titres, ce qui n’était pas le cas en l’espèce. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction au préfet de rectifier l'adresse erronée sur son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré les conséquences concrètes de cette erreur, notamment pour l'obtention d'un document de circulation pour son enfant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur l'article L. 414-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car la condition d'urgence n'est pas remplie. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (condition d'urgence non satisfaite) et article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (l'étranger conserve ses droits, dont celui de travailler, pendant trois mois après l'expiration de son titre en cas de demande de renouvellement).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris statue par ordonnance sur une requête en excès de pouvoir concernant un arrêté préfectoral de rejet de demande de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction donne acte du désistement de la requérante sur le fond et rejette sa demande de condamnation de l'Etat à payer des frais irrépétibles, au motif qu'elle n'en apporte pas la justification. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatives aux désistements.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)