1 275 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 275
Décisions totales
383 581
Ordonnances
243 222
Avec résumé IA
Avocat : SELARL ATLANTIQUE ASSOCIES
Avocat : SELARL HMS ATLANTIQUE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de la commune de la Chapelle-Themer contestant l’arrêté interministériel du 18 mai 2021 refusant la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain différentiels liés à la sécheresse survenus en 2020. La commune invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur de droit et une erreur d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que l’arrêté était suffisamment motivé et que les ministres ne s’étaient pas estimés liés par l’avis de la commission interministérielle. Il a également considéré que la méthodologie et les critères retenus, fondés sur l’article L. 125-1 du code des assurances, étaient légaux et que l’administration n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en estimant que l’intensité du phénomène n’était pas anormale sur la période concernée. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Avocat : ATLANTIC JURIS
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du maire de Saint-Gelais du 25 janvier 2023 s'opposant à la déclaration préalable de division d'un terrain en vue de construction. Le tribunal a jugé que le motif tiré de l'incompatibilité avec une orientation d'aménagement et de programmation (OAP) était illégal, la commune n'ayant pas démontré l'existence juridique de cette OAP. Il a également écarté le motif de sécurité publique lié au risque d'inondation, estimant que la commune n'établissait pas une atteinte à la sécurité justifiant une opposition, et qu'elle aurait dû assortir l'autorisation de prescriptions spéciales. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 153-23 du code de l'urbanisme et R. 111-2 du même code.
Avocat : SELARL ATLANTIC JURIS
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. A..., ressortissant ivoirien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SCP ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES (SAINT-HERBLAIN)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société TMH qui contestait l'avenant n°2 à son marché public de travaux pour la construction d'un groupe scolaire. Le tribunal a jugé que la société, en signant cet avenant, avait accepté les nouveaux prix et renoncé à ses réserves antérieures, rendant irrecevable sa demande d'annulation fondée sur l'article 50 du CCAG-Travaux. Il a également estimé que la société n'établissait pas que les sommes réclamées pour des travaux supplémentaires lui étaient dues, et que l'erreur d'appréciation alléguée n'était pas un motif d'annulation du contrat. La décision s'appuie sur les principes de loyauté des relations contractuelles et les dispositions du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 16 juillet 2024 par lequel le maire de La Ferrière a délivré un permis de construire un immeuble de 39 logements locatifs sociaux. Les requérants, voisins du projet, invoquaient notamment une méconnaissance des articles R431-8, R423-53 du code de l’urbanisme, du règlement du PLU et de l’article L. 350-3 du code de l’environnement. Le tribunal a constaté le désistement de l’un des requérants. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire a été examinée au regard des textes précités.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Triaize ne s’opposant pas à une déclaration préalable de travaux. Les requérants ont ensuite déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance du 24 novembre 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un désistement.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du maire de Noyant-Villages du 14 août 2023 mettant fin à son stage et refusant sa titularisation en tant qu’adjointe d’animation. La requérante soutenait que la décision était contraire à l’avis défavorable de la commission administrative paritaire et entachée d’une erreur d’appréciation, les fonctions confiées ne lui ayant pas permis de démontrer ses capacités. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, estimant que la notification de l’arrêté était intervenue le 29 août 2023 et que la requête, déposée le 25 octobre 2023, était recevable. Sur le fond, il a examiné les moyens au regard des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°2006-1693 du 22 décembre 2006. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la régularité de la procédure et le bien-fondé de l’appréciation de la manière de servir de l’agent stagiaire.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant le refus du CCAS de Benet de lui verser une prime de fin de contrat. Le juge a constaté que cette indemnité avait déjà été versée au requérant sur sa paie de janvier 2025, rendant la requête dépourvue d'objet dès son enregistrement. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, qui permet de rejeter sans instruction les requêtes manifestement irrecevables.
Le Tribunal administratif de Nantes a constaté le désistement d'office de Mme B... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre l'arrêté du maire de Pornic refusant la reconnaissance de sa maladie comme imputable au service. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour la requérante d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension. La solution retenue est donc un désistement pur et simple, sans examen au fond de la légalité de l'arrêté municipal.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant la délibération du conseil municipal de Lège-Cap-Ferret approuvant le compte de gestion 2022. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'absence du rapport de la commission de contrôle financier sur la délégation de service public du port de la Vigne était inopérant, car les dispositions invoquées (articles R. 2222-1 à R. 2222-6 du CGCT) concernent le compte administratif et non le compte de gestion. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B... contestant le refus implicite du maire de Lège-Cap-Ferret de communiquer des documents sur la délégation de service public du port de la Vigne et de créer un conseil portuaire. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, car le requérant n'a pas prouvé l'existence d'une décision administrative préalable, faute de produire une demande complète. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées, et la demande de frais de justice de M. B... a été rejetée, la commune n'étant pas la partie perdante.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation de la délibération du conseil municipal de Lège-Cap-Ferret approuvant le compte administratif 2022. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'absence du rapport annuel du délégataire du port de la Vigne, cette omission étant sans incidence sur la légalité du compte. Il a également écarté le moyen d'insincérité fondé sur l'absence d'inscription de travaux d'agrandissement du port, le compte administratif n'ayant pour objet que de retracer les opérations de l'exercice écoulé. La requête a été rejetée en application des articles L. 2313-1, R. 1411-8 du code général des collectivités territoriales et L. 3131-5 du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête des consorts B... qui demandaient l’annulation de la décision implicite de la commune de Libourne refusant de rétablir le débouché d’un tunnel, condamné par la construction de gradins lors du réaménagement des quais de la Dordogne. Le tribunal a estimé que l’installation des gradins, accolés au mur de soutènement sans empiéter sur la propriété des requérants, ne constituait pas une emprise irrégulière. Il a également jugé que le droit d’accès à la propriété (aisance de voirie) n’était pas méconnu, l’immeuble disposant d’autres accès piétons et automobiles. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux du droit de propriété et de la voirie publique.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SAS Pixity et de la SAS Cocktail Développement, qui demandaient l’annulation de la délibération du 30 juin 2022 par laquelle le conseil municipal de Lanester a approuvé la révision de son règlement local de publicité. Le tribunal a d’abord reconnu l’intérêt à agir des sociétés requérantes, exerçant dans le domaine de l’affichage publicitaire, avant d’examiner le fond. Il a jugé que les moyens soulevés, tirés de vices de procédure, d’erreurs de droit et d’une atteinte disproportionnée aux libertés, n’étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation, sans qu’il soit fait droit aux conclusions des parties présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’environnement, du code général des collectivités territoriales et du code de l’urbanisme.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS ATLANTIC JURIS