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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

704 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

704

Décisions totales

383 581

Ordonnances

290 064

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : AUDEEffacer tout
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503793

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A E. Il a d'abord jugé irrecevable le recours contre l'obligation de quitter le territoire français du 5 décembre 2023, car la notification régulière à son adresse de domiciliation (Coallia) le 8 décembre 2023 faisait courir le délai de recours d'un mois, expiré à la date de sa requête. Le tribunal a ensuite rejeté les conclusions contre l'assignation à résidence du 22 mai 2025, estimant que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, défaut d'examen, violation du droit d'être entendu et de l'article L. 731-1 du CESEDA) n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les articles L. 776-1 du code de justice administrative et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BAUDET

17 juin 2025• Eloignement urgent
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313344

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C D, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti en tant qu'ayant droit de son père, au titre des années 2008 à 2013, pour des revenus non déclarés détenus dans un trust aux Bahamas. Le tribunal écarte comme inopérants les moyens tirés des articles 768 et 792-0 bis du code général des impôts, relatifs aux droits de succession, dans le cadre d'un litige portant sur l'impôt sur le revenu. Il rejette également le moyen fondé sur le principe de divisibilité des dettes successorales, l'administration ayant réclamé le paiement à hauteur de la seule quote-part du requérant dans la succession. En conséquence, les conclusions à fin de décharge et les demandes accessoires sont rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET CLAUDE DUMONT BEGHI (SELUR)

17 juin 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404373

Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir visant principalement à obtenir la communication du permis de construire délivré aux consorts D par la commune de Carnac, ainsi que divers documents et explications. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à la communication du permis de construire et de l’avis de l’architecte des bâtiments de France, ces documents ayant été transmis en cours d’instance. Les autres conclusions de M. B, tendant à obtenir des justifications sur le refus de communication ou à enjoindre au maire de réaliser des travaux, ont été jugées irrecevables, faute de saisine préalable de la commission d’accès aux documents administratifs (CADA) ou en raison de leur caractère distinct du litige initial. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que des articles R. 411-1 et R. 222-13 du code de justice administrative.

Avocat : MAUDET-CAMUS

12 juin 2025• MSS 6ème chambre M. LE ROUX
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301558

Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. et Mme B contestant l'arrêté du maire de Bourg-de-Sirod du 10 mai 2023 les mettant en demeure d'élaguer leur haie. Les requérants invoquaient notamment l'absence de danger et un détournement de pouvoir, mais le tribunal a jugé l'arrêté fondé sur les pouvoirs de police du maire (articles L. 2212-1, L. 2212-2 et L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales) pour assurer la sécurité et la commodité du passage sur la voie publique. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : SELARL FAVOULET BILLAUDEL

6 juin 2025• 1ère chambre
TA109Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de St Barthélemy — N° TA109-2300053

Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de M. A qui contestait l'opposition du conseil exécutif à sa déclaration préalable de travaux sur la parcelle AK 84. Le juge a estimé que les travaux de nettoyage et d'aplanissement, destinés à créer une aire de stockage de matériel à louer, relevaient bien de la déclaration préalable en application des articles 132-1 et 132-11 du code de l'urbanisme local. La solution retenue confirme la légalité de la décision de la collectivité de Saint-Barthélemy.

Avocat : AUDE FLEURY

4 juin 2025• 1ère Chambre
TA109Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de St Barthélemy — N° TA109-2300054

Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a annulé la délibération du 17 mai 2023 par laquelle le conseil exécutif s'était opposé à la déclaration préalable de M. A pour le dépôt d'un container de 6 m² sur sa parcelle. Le tribunal a relevé d'office que le président de la collectivité ne disposait pas du pouvoir de s'opposer à cette déclaration, car le dépôt temporaire du container (8 à 12 mois) ne constituait pas une "construction" au sens du lexique du règlement d'urbanisme local (ouvrage fixe et pérenne), rendant la déclaration préalable non requise. La solution retenue se fonde sur les articles 132-11 du code de l'urbanisme local et 132-8 du règlement de la carte d'urbanisme de Saint-Barthélemy.

Avocat : AUDE FLEURY

4 juin 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508676

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion immédiate d'occupants sans droit ni titre installés depuis le 3 mai 2025 sur une parcelle du domaine public communal à Trignac, abritant des équipements sportifs et de loisirs. La juridiction a retenu l'absence de contestation sérieuse, les occupants ne disposant d'aucun titre, et a caractérisé l'urgence par les risques avérés pour l'ordre public, la sécurité et la salubrité, notamment en raison de branchements illégaux en eau et électricité. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.

Avocat : MAUDET-CAMUS AVOCATS

4 juin 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415454

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 18 novembre 2024 par lequel la préfète de l'Essonne obligeait M. C, ressortissant congolais, à quitter le territoire français. La juridiction estime que cette mesure d'éloignement porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté de son séjour (depuis 2014), de son mariage, de ses attaches familiales et de son emploi stable. Par conséquent, la décision fixant le pays de destination est également annulée. Il est enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. C dans un délai d'un mois.

Avocat : SAUDEMONT

28 mai 2025• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403340

Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi en plein contentieux par la société Romy, a examiné la légalité de la convention d’autorisation d’occupation temporaire du domaine public attribuée à M. D pour l’exploitation d’un manège. La requérante soutenait que le contrat relevait d’une concession de service public et que la procédure de sélection était entachée d’irrégularités, notamment une erreur de droit dans l’application des critères de notation et une méconnaissance du principe d’impartialité. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que la convention était une simple autorisation d’occupation domaniale et que la commune n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, il a rejeté les demandes d’annulation ou de résiliation du contrat ainsi que la demande indemnitaire de la société Romy.

Avocat : MARTIN AUDE

22 mai 2025• 3ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306684

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule le refus d’entrée sur le territoire français opposé le 17 juin 2023 à M. A, ressortissant italien, au poste frontière du tunnel du Fréjus. La décision est fondée sur l’article L. 200-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui exige une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société. Le tribunal estime que cette menace n’est pas établie, le requérant se rendant à une manifestation non interdite, et écarte le motif tiré de son appartenance à la mouvance No Tav. L’État est condamné à verser 500 euros pour préjudice moral et 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : BAUDELIN

20 mai 2025• 5ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2506746

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 4 mai 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. B, ressortissant équatorien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte des éléments de la vie privée et familiale de M. B (mariage de 29 ans, scolarité de sa fille, bail et factures), alors que ce dernier, en garde à vue, n'avait pu produire ces justificatifs en temps utile. La décision s'appuie sur les articles L. 922-1 à L. 922-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le principe de proportionnalité.

Avocat : CLAUDE

19 mai 2025
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY02847

Avocat : SCP A.B.G. ELVIRE GRAVIER - CLAUDE GRAVIER

6 mai 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406352

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B, ressortissante philippine, pour contester l'arrêté du préfet de la Gironde du 12 juillet 2024 refusant son titre de séjour en qualité de "victime de la traite des êtres humains", l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet concernant la tardiveté de la requête, en application de l'article 43 du décret du 28 décembre 2020 relatif à l'aide juridictionnelle. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur la légalité des mesures d'éloignement et de refus de séjour.

Avocat : MEAUDE

22 avril 2025• 5ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501811

Le Tribunal administratif de Rennes annule l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 17 mars 2025 portant assignation à résidence de M. A, ressortissant marocain. La décision est jugée dépourvue de base légale car l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente, datant de mai 2024, avait déjà été exécutée par l'intéressé le 23 novembre 2024. Le tribunal applique l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le surplus des conclusions, notamment celles relatives au droit au séjour et à l'obligation de quitter le territoire, est rejeté comme irrecevable.

Avocat : BAUDET

18 avril 2025• Eloignement urgent
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301560

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 18 mars 2022 refusant le renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des stipulations de la convention internationale relative aux droits de l’enfant. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire valable jusqu’en septembre 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant le surplus des conclusions.

Avocat : JUNIEL AUDE

17 avril 2025• 1ère Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2107522

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant le refus du maire de Poiroux de lui délivrer un permis de construire pour une extension et une annexe à une grange en zone agricole. Le tribunal a jugé que le projet, destiné au stockage de matériel et à un local de repos pour son activité de paysagiste, ne relevait pas d'une exploitation agricole au sens du règlement du plan local d'urbanisme (articles A1 et A2). Il a également considéré que l'activité de pépiniériste invoquée par le requérant n'était pas suffisamment établie pour justifier la nécessité des constructions. La décision s'appuie sur les articles R. 151-23 du code de l'urbanisme et le règlement de la zone A du PLU de Poiroux.

Avocat : MAUDET-CAMUS AVOCATS

17 avril 2025• 6ème Chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2500296

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. B, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 11 juin 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment celui tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en retenant que le comportement de M. B, condamné pour des faits de stupéfiants en récidive, constituait une menace à l'ordre public justifiant le refus. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, incluant les demandes d'injonction et les conclusions au titre des frais de justice.

Avocat : BAUDET

17 avril 2025• 6ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309205

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de l'assigner à résidence. Le tribunal a jugé que la décision attaquée avait été signée par une autorité compétente, bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, les conséquences sur la vie privée et familiale résultant de l'interdiction judiciaire du territoire et non du refus d'assignation à résidence. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : MEAUDE

15 avril 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2301267

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société HDP Interactive et de M. C B contestant les sanctions prononcées par la commission du contrôle de la réglementation du CNC (avertissement, remboursement d’aides et sanction pécuniaire). Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de la commission, d’irrégularité de procédure pour défaut d’indépendance et d’impartialité au regard de l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, ainsi que les moyens de fond (erreurs de droit, de fait, défaut de motivation). La solution retenue confirme la légalité de la décision de la commission, en application des articles L. 423-1 et R. 423-3 du code du cinéma et de l’image animée.

Avocat : CABINET LAUDE, ESQUIER, CHAMPEY (ASSOCIATION)

11 avril 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502112

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F B et Mme A C, ressortissants arméniens, demandant l'annulation du refus de l'OFII de rétablir leurs conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'absence d'un nouvel entretien de vulnérabilité préalable à la décision de refus de rétablissement n'était pas requise par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les requérants ne pouvaient pas invoquer directement les dispositions de la directive 2013/33/UE sans démontrer une incompatibilité avec les règles nationales appliquées. Enfin, le tribunal a considéré que le moyen tiré d'une erreur d'appréciation de la vulnérabilité de la famille n'était pas fondé.

Avocat : MEAUDE

11 avril 2025• Eloignement 72 heures