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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

508 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

508

Décisions totales

383 581

Ordonnances

290 794

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : AUDEEffacer tout
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508467

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait d’enjoindre au préfet de la Haute-Garonne d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a considéré que la condition d’urgence n’était pas remplie, la situation de précarité invoquée par le requérant résultant de son propre fait, puisqu’il n’avait pas exécuté une obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre en mars 2024. La solution retenue est le rejet de la demande, sans qu’il soit besoin d’examiner l’utilité de la mesure sollicitée. Les textes appliqués sont l’article L. 521-3 du code de justice administrative et les articles L. 435-1 et L. 425-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : MEAUDE

5 janvier 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506926

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 3 octobre 2025 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine obligeait M. A..., ressortissant tunisien, à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet ne pouvait légalement prendre une telle mesure, car M. A... justifiait contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français mineur, né en mars 2025, et remplissait ainsi les conditions pour obtenir de plein droit un titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BAUDET KIBGE AVOCATS ASSOCIÉS

26 décembre 2025• 1ère Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502555

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. Le tribunal a estimé que le refus était légalement fondé sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par le requérant d'une précédente obligation de quitter le territoire. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du même code et de l'accord franco-tunisien de 1988.

Avocat : VAISSIERE AUDE

23 décembre 2025• 3ème chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404103

Le Tribunal administratif de Montreuil a constaté le désistement d’office de Mme C..., qui contestait le classement sans suite de sa demande d’admission au séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Saisie sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc donné acte de ce désistement par ordonnance.

Avocat : LE MOAL RENAUDEAU

22 décembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518725

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contre un arrêté du maire du Blanc-Mesnil la plaçant en disponibilité d'office pour raisons de santé. La requête, enregistrée le 21 octobre 2025, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de la décision le 30 avril 2025. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°), R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité.

Avocat : DE PUYBAUDET

18 décembre 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502434

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre les arrêtés du 27 novembre 2025 de la préfète de la Creuse lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle, l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour de six ans et l’assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment l’incompétence du signataire, un défaut de motivation, une méconnaissance du contradictoire et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH). Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la procédure contradictoire avait été respectée et que les mesures étaient proportionnées. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 432-4, L. 542-1, L. 612-6 et L. 612-10.

Avocat : MEAUDE

18 décembre 2025• JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303808

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme F... contestant le refus implicite du maire de Toulouse de lever l'opposition à son inhumation dans le caveau familial au cimetière de Lardenne. La requérante soutenait que ce refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit. Le tribunal a rappelé que le maire, en vertu des articles L. 2213-8 et suivants du code général des collectivités territoriales, doit veiller à ce qu'une inhumation n'ait pas lieu sans l'accord du titulaire de la concession. En l'espèce, le père de Mme F... s'était opposé à la réouverture du caveau, et le tribunal a jugé que le maire n'avait commis aucune illégalité en refusant de passer outre cette opposition, rejetant ainsi la requête.

Avocat : LELOUVIER AUDE

17 décembre 2025• 2ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502353

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral du 13 mars 2025. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la requête, enregistrée le 16 juin 2025, n'était pas tardive. Sur le fond, il a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que la situation de la requérante, qui ne justifiait pas d'une vie privée et familiale stable en France, ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH, ni l'article 3-1 de la CIDE. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et fixation du pays de renvoi, dépourvues d'illégalité par exception, ont également été validées.

Avocat : MORGAN DAUDE MAGINOT - AVOCAT

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302257

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant son arrêté de radiation des cadres de la police nationale. Le requérant soutenait que sa condamnation à une privation temporaire du droit d'éligibilité ne justifiait pas une radiation, car il n'était pas déchu définitivement de l'intégralité de ses droits civiques. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 550-1 du code général de la fonction publique combiné à l'article 131-26 du code pénal, la privation du droit d'éligibilité emporte incapacité d'exercer une fonction publique, ce qui entraîne de plein droit la cessation définitive des fonctions et la radiation des cadres. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : MAUDET-CAMUS AVOCATS

16 décembre 2025• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507777

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a été saisi par M. B..., ressortissant marocain, d’une demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 14 novembre 2025 ordonnant son expulsion du territoire français. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la menace grave pour l’ordre public que représente la présence de l’intéressé faisant obstacle à la caractérisation d’une urgence justifiant la suspension. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives à l’expulsion.

Avocat : BAUDET KIBGE AVOCATS ASSOCIÉS

15 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215592

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré le 26 septembre 2022 par le maire de Saint-Vincent-sur-Jard pour un projet de construction. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, jugeant que la première adjointe pouvait légalement suppléer le maire absent en application de l'article L. 2122-17 du code général des collectivités territoriales. Il a également estimé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l'urbanisme n'était pas fondé.

Avocat : MAUDET-CAMUS AVOCATS

11 décembre 2025• 6ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300023

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., professeur certifié, qui contestait la décision implicite de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) refusant de lui reconnaître le statut de personnel expatrié pour ses affectations à Milan, Rome et Tunis entre 2011 et 2023. Le requérant soutenait que son recrutement sous contrat de résident constituait un détournement de procédure et demandait un réexamen de sa situation ainsi que le versement d’une indemnité compensatrice. Le tribunal a jugé le moyen non fondé, en application des articles D. 911-42 et D. 911-43 du code de l’éducation et du décret n° 2002-22 du 4 janvier 2002, et a rejeté l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux intérêts et aux frais de justice.

Avocat : MAUDET-CAMUS AVOCATS

8 décembre 2025• 10ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212299

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant son arrêté de suspension conservatoire de ses fonctions de directrice d'EHPAD. La juridiction a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer, jugeant que la réintégration ultérieure de l'agent n'avait pas retiré la décision attaquée. Sur le fond, le tribunal a estimé que la suspension, mesure conservatoire et non disciplinaire, n'exigeait ni communication préalable du dossier ni fixation d'un terme, et que les faits reprochés présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité justifiant l'éloignement dans l'intérêt du service, en application du décret n°88-145 du 15 février 1988.

Avocat : MAUDET-CAMUS AVOCATS

5 décembre 2025• 8ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2216835

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant son licenciement pour insuffisance professionnelle par le centre intercommunal d’action sociale Sud Vendée Littoral. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée en fait, permettant à l’intéressée d’en contester utilement le bien-fondé. Sur le fond, le tribunal a estimé que les insuffisances professionnelles reprochées, notamment en matière de management et d’organisation, étaient établies par les pièces du dossier et révélaient une inaptitude à exercer normalement ses fonctions de directrice d’EHPAD. La solution retenue s’appuie sur la jurisprudence relative au licenciement pour insuffisance professionnelle des agents publics.

Avocat : MAUDET-CAMUS AVOCATS

5 décembre 2025• 8ème chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501686

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B..., ressortissant béninois, qui contestait l'arrêté du préfet de la Marne fixant le pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de la situation personnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le code des relations entre le public et l'administration, ainsi que la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BAUDET SABRINA

4 décembre 2025• 2ème chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400918

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 3 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée, la motivation de l'obligation de quitter le territoire se confondant avec celle du refus de séjour. Sur le fond, il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence d'insertion professionnelle et des éléments de sa situation personnelle et familiale.

Avocat : JUNIEL AUDE

27 novembre 2025• 1ère Chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521960

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’intéressé se trouvant en situation irrégulière depuis plus de dix ans sans avoir cherché à régulariser sa situation, et sa demande d’admission exceptionnelle au séjour ne justifiant pas un traitement prioritaire. La requête a été rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : SAUDEMONT

24 novembre 2025
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501795

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d’une demande de suspension de l’arrêté de refus de titularisation et de la décision de licenciement du 1er septembre 2025. La requérante invoquait l’urgence résultant de la perte de son emploi et de ses revenus, ainsi que plusieurs moyens sérieux tirés de la méconnaissance du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 et de l’absence de procédure contradictoire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante ne démontrant pas de conséquences suffisamment graves et immédiates sur sa situation personnelle ou professionnelle justifiant une suspension en référé.

Avocat : JUNIEL AUDE

24 novembre 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507439

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a admis une substitution de motifs proposée par l'OFII, retenant que le demandeur avait présenté plusieurs demandes d'asile sous des identités différentes, conformément à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision initiale, bien qu'entachée d'une erreur de fait sur la nature de la demande, a été jugée légalement fondée sur ce nouveau motif. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais d'instance ont été rejetées.

Avocat : MEAUDE

21 novembre 2025• Eloignement 72 heures
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400821

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les recours de M. C..., ressortissant afghan, contestant le retrait de sa carte de séjour pluriannuelle et son assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur des actes, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : MEAUDE

18 novembre 2025• 1ère chambre