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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 894 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 894

Décisions totales

383 581

Ordonnances

257 018

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : AVEEffacer tout
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503874

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. G..., ressortissant polonais, contestant un arrêté préfectoral du 1er décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L.233-1, L.251-1 et L.251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa résidence de longue durée et de son activité professionnelle au Luxembourg. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que le comportement de M. G..., caractérisé par des violences en état d'ivresse, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public justifiant les mesures prises sur le fondement des articles L.251-1 et L.251-4 du CESEDA. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : SELAS HAVEN

16 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503928

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B..., ressortissant camerounais, contestant un arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle du 4 décembre 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de 12 mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'erreur d'appréciation, en se fondant sur les articles L. 612-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête en annulation.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELAS HAVEN

16 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508750

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille avec enfants mineurs sans domicile fixe, dont le père présente un état de santé dégradé, afin d'obtenir un hébergement d'urgence. Le juge des référés a admis provisoirement le requérant à l'aide juridictionnelle. Il a rappelé que le droit à l'hébergement d'urgence, garanti par l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, impose à l'État de prendre en charge toute personne sans abri en situation de détresse. En l'espèce, la carence de l'administration à proposer un hébergement à cette famille vulnérable constitue une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, justifiant qu'il soit enjoint au préfet de la Haute-Garonne de leur assurer un hébergement d'urgence sous astreinte.

Avocat : CAZANAVE

16 décembre 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500825

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., ressortissant dominicain, contestant un arrêté préfectoral du 5 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant mineur (article 3 de la Convention de New-York). Le tribunal a écarté ces moyens, faute pour M. B... d'avoir établi la réalité de son concubinage ou de sa contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant. Les moyens tirés des articles L. 423-7 et L. 435-1 du CESEDA ont été jugés inopérants en l'absence de demande de titre de séjour.

Avocat : LACAVE

16 décembre 2025• 1ère Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401246

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B., ressortissant haïtien, a annulé la décision du préfet fixant Haïti comme pays de renvoi dans le cadre d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la situation de violence aveugle généralisée résultant d’un conflit armé interne en Haïti, particulièrement intense dans certaines régions, expose tout étranger à un risque réel de traitements contraires à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. En revanche, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 2 et 3 de cette convention ont été écartés comme inopérants concernant le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire. La solution retenue s’appuie sur l’article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Avocat : LACAVE

16 décembre 2025• 1ère Chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401020

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Calvados refusant de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant nigérian. Le tribunal a retenu que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande expresse de l'intéressé, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : CAVELIER

16 décembre 2025• 3ème Chambre
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502149

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet du Calvados rejetant sa demande de regroupement familial. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a enregistré la demande de l’intéressé. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a toutefois accordé l’aide juridictionnelle provisoire à M. A... et condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de l’instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CAVELIER

15 décembre 2025
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502151

Le Tribunal administratif de Caen a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de Mme A... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre la décision du préfet du Calvados du 3 mai 2025 clôturant sa demande de titre de séjour. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a constaté que ce désistement n’appelait aucune opposition et en a donné acte, mettant ainsi fin à l’instance. Aucune autre mesure n’a été ordonnée, notamment sur les frais de justice.

Avocat : CAVELIER

15 décembre 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500059

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le requérant invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa qualité de père d'un enfant français. Le tribunal a estimé que M. B... n'établissait pas être le seul détenteur de l'autorité parentale ni assumer seul la charge financière de son enfant, et a donc écarté ces moyens. Le moyen tiré de l'article 3 de la Convention, relatif aux risques en cas de retour en Haïti, a également été rejeté faute d'éléments suffisants produits par le requérant.

Avocat : LACAVE

12 décembre 2025• 2ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508296

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme D... et M. C..., ressortissants ukrainiens, qui contestaient le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de leur accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'OFII avait procédé à un examen complet de leur situation et que leur précarité, bien que réelle, ne caractérisait pas une vulnérabilité particulière justifiant l'octroi des conditions matérielles d'accueil, conformément aux articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de la convention internationale des droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.

Avocat : CAZANAVE

12 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404417

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant le refus implicite de visa de long séjour pour réunification familiale. La décision se fonde sur l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui limite le bénéfice de la réunification aux enfants âgés de moins de dix-neuf ans à la date du dépôt de la demande de visa. Le tribunal a constaté que M. B... était âgé de plus de dix-neuf ans à cette date et qu'il ne justifiait pas d'un état de dépendance ou d'une situation de vulnérabilité particulière. Par conséquent, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés.

Avocat : SCP BERTHILIER & TAVERDIN

11 décembre 2025• 9ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2402927

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant les arrêtés préfectoraux du 15 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés, notamment l'illégalité par voie d'exception des décisions subséquentes, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : CAZANAVE

10 décembre 2025• 1ère chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406010

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé la décision du 30 juillet 2024 par laquelle le préfet du Tarn refusait le renouvellement de la carte de résident de M. B..., ressortissant égyptien. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas démontré que la présence de l'intéressé constituait une menace grave pour l'ordre public, motif fondé sur des antécédents judiciaires non établis matériellement. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 433-2 et L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B....

Avocat : CAZANAVE

10 décembre 2025• 1ère Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501529

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 3 février 2025. Cet arrêté retirait son visa de long séjour étudiant, refusait son changement de statut vers un titre de séjour "salarié", et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement refusé le titre de séjour, car la délivrance d'une carte "salarié" est subordonnée à la possession d'un visa de long séjour, que Mme A... ne détenait plus après le retrait. Les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen, l'erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.

Avocat : CAZANAVE

10 décembre 2025• 1ère Chambre
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2407023

Le Tribunal Administratif de Nice a pris acte du désistement pur et simple de M. B..., qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet des Alpes-Maritimes. Après avoir été invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a expressément renoncé à son recours pour excès de pouvoir. L’ordonnance, rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code, donne acte de ce désistement et clôt l’instance sans examen au fond.

Avocat : TRAVERSINI

10 décembre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501022

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de M. A..., ressortissant marocain, contre le refus du préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les ressources de M. A... étaient insuffisantes, car ses revenus annuels nets (17 554 € en 2021, 12 772 € en 2022 et 19 407 € en 2023) dépassaient le SMIC sur la période de référence. En conséquence, la décision de refus a été annulée, et il a été enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai d'un mois. Cette solution s'appuie sur l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CAZANAVE

10 décembre 2025• 1ère Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2403072

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante togolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Charente refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que la décision fixant le pays de destination n'était pas illégale et ne méconnaissait ni l'article 3 de la Convention ni l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CAZANAVE

10 décembre 2025• 1ère chambre
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507209

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Alpes-Maritimes refusant le regroupement familial au bénéfice de l’épouse de M. A.... Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, les éléments invoqués (résidence régulière, emploi, logement) ne démontrant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code, sans instruction ni audience.

Avocat : TRAVERSINI

9 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301066

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule le titre de perception émis le 21 avril 2022 par la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France, réclamant à M. A... la somme de 4 783,37 euros pour un trop-perçu de rémunération. Le tribunal juge que la créance relative à un indu de traitement pour janvier 2022 est infondée, les sommes perçues correspondant à des droits légitimes (indemnité de précarité et congés non pris). Il estime également que la créance concernant un indu d'indemnités journalières de sécurité sociale pour juillet, août et septembre 2021 est mal justifiée, l'administration n'ayant pas fourni d'explications sur les précomptes déjà effectués. La décision est fondée sur le code de justice administrative, l'administration n'ayant pas produit de mémoire en défense pour justifier les montants réclamés.

Avocat : OCTAVE LEMIALE & ASSOCIÉS

8 décembre 2025• 3ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406198

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite par laquelle le sous-directeur des visas a rejeté le recours de Mme A... contre le refus de visa de court séjour. Le tribunal juge que l’administration n’a pas démontré en quoi les pièces fournies par la requérante pour justifier l’objet et les conditions de son séjour manquaient de fiabilité, ce qui entache la décision d’une erreur d’appréciation. La décision est fondée sur les articles L. 411-1 et L. 312-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur le règlement (CE) n° 810/2009. Le tribunal enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa dans un délai d’un mois.

Avocat : TRAVERSINI

8 décembre 2025• 10ème chambre