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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 190 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 190

Décisions totales

383 581

Ordonnances

256 668

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : AVEEffacer tout
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501022

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de M. A..., ressortissant marocain, contre le refus du préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les ressources de M. A... étaient insuffisantes, car ses revenus annuels nets (17 554 € en 2021, 12 772 € en 2022 et 19 407 € en 2023) dépassaient le SMIC sur la période de référence. En conséquence, la décision de refus a été annulée, et il a été enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai d'un mois. Cette solution s'appuie sur l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CAZANAVE

10 décembre 2025• 1ère Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2403072

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante togolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Charente refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que la décision fixant le pays de destination n'était pas illégale et ne méconnaissait ni l'article 3 de la Convention ni l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CAZANAVE

10 décembre 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506561

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme A..., ressortissante sri-lankaise, une convocation en préfecture pour déposer sa demande de titre de séjour, ainsi qu'un récépissé, dans un délai de dix jours. La requérante, qui soutenait que la carence de l'administration l'empêchait d'obtenir un rendez-vous et de justifier de la régularité de son séjour, a vu son admission provisoire à l'aide juridictionnelle accordée. Le tribunal a considéré que la condition d'urgence était remplie et que la mesure sollicitée était utile, sans faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative. Cette décision s'appuie notamment sur les articles L. 423-21 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TRAVERSINI

9 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301066

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule le titre de perception émis le 21 avril 2022 par la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France, réclamant à M. A... la somme de 4 783,37 euros pour un trop-perçu de rémunération. Le tribunal juge que la créance relative à un indu de traitement pour janvier 2022 est infondée, les sommes perçues correspondant à des droits légitimes (indemnité de précarité et congés non pris). Il estime également que la créance concernant un indu d'indemnités journalières de sécurité sociale pour juillet, août et septembre 2021 est mal justifiée, l'administration n'ayant pas fourni d'explications sur les précomptes déjà effectués. La décision est fondée sur le code de justice administrative, l'administration n'ayant pas produit de mémoire en défense pour justifier les montants réclamés.

Avocat : OCTAVE LEMIALE & ASSOCIÉS

8 décembre 2025• 3ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406198

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite par laquelle le sous-directeur des visas a rejeté le recours de Mme A... contre le refus de visa de court séjour. Le tribunal juge que l’administration n’a pas démontré en quoi les pièces fournies par la requérante pour justifier l’objet et les conditions de son séjour manquaient de fiabilité, ce qui entache la décision d’une erreur d’appréciation. La décision est fondée sur les articles L. 411-1 et L. 312-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur le règlement (CE) n° 810/2009. Le tribunal enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa dans un délai d’un mois.

Avocat : TRAVERSINI

8 décembre 2025• 10ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401114

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme E... épouse D..., ressortissante russe réfugiée, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire russe contre un titre français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n’était pas entachée d’incompétence, la signataire disposant d’une délégation régulièrement publiée. Il a également écarté le moyen tiré d’une erreur de droit, estimant que le délai d’un an pour demander l’échange, prévu par l’article R. 222-3 du code de la route et l’arrêté du 12 janvier 2012, court à compter de l’acquisition de la résidence normale, et que la requérante n’a pas présenté sa demande dans ce délai. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et d’injonction.

Avocat : CAVELIER

8 décembre 2025• 1ère chambre JU
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403643

Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de M. B... et Mme C... contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui s’était approprié le motif de l’autorité consulaire à Nouakchott (Mauritanie) selon lequel les documents d’état civil ne permettaient pas d’établir l’identité de l’enfant D... B... et son lien familial avec les requérants. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que les pièces produites, notamment les actes d’état civil et la déclaration précoce de l’enfant par M. B... lors de l’obtention du statut de réfugié, suffisaient à prouver le lien familial au sens des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai de deux mois et a mis à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SCP BERTHILIER & TAVERDIN

5 décembre 2025• 8ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508224

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A., ressortissant ivoirien, contre un arrêté préfectoral du 17 novembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le requérant invoquait la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 de ce règlement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la décision de transfert était légale.

Avocat : CAZANAVE

5 décembre 2025• Reconduite à la frontière
CAA13Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01708

Avocat : BARRIONUEVO DANIEL;TRAVERSINI

4 décembre 2025• 3ème chambre - formation à 3
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402695

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de plusieurs entreprises conchylicoles et comités professionnels. Cette mesure vise à identifier les installations d'assainissement à l'origine de la contamination par le norovirus des coquillages produits sur le Bassin d'Arcachon, à proposer des mesures correctives et à évaluer les préjudices subis. Le tribunal a rejeté les demandes de mise hors de cause de plusieurs communes et syndicats, et a élargi le contradictoire à de nombreuses autres personnes publiques et privées potentiellement impliquées.

Avocat : SELARL CAROLINE LAVEISSIERE

4 décembre 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2202650

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. C..., directeur de la police municipale de Saint-Lô, qui contestait le refus implicite de la commune de lui accorder la protection fonctionnelle et une indemnisation. Le tribunal a jugé que la décision implicite n'était pas illégale en raison d'un défaut de motivation, M. C... n'ayant pas demandé la communication des motifs dans les délais prévus par le code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que la commune n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant la protection fonctionnelle, les faits invoqués par l'agent ne présentant pas un lien suffisant avec ses fonctions ou n'étant pas établis. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : CAVELIER

4 décembre 2025• 2ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502421

Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. E... alias F..., ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 12 mars 2025 lui refusant une attestation de demande d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Il a également jugé que le refus de délivrance de l'attestation était légalement justifié, sans préciser le fondement textuel exact retenu pour ce refus. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : CAVELIER

4 décembre 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405391

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal estime que l'administration n'était pas tenue de délivrer cette attestation, car la demande de renouvellement a été déposée après l'expiration de la carte de résident, en méconnaissance des délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme est également écarté, le requérant s'étant placé lui-même dans cette situation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires sont rejetées.

Avocat : GARAVEL

3 décembre 2025• 3ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508117

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B..., ressortissant russe, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'erreur de fait, estimant établi que l'intéressé avait refusé d'embarquer pour la Croatie, et a écarté le défaut d'examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée.

Avocat : CAZANAVE

3 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511153

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir le versement d'une provision de 32 459 euros correspondant à l'aide à la reprise et à la création d'entreprise (ARCE) de la part de l'Assistance Publique Hôpitaux de Marseille (APHM). Le juge a rappelé que pour accorder une provision, l'obligation invoquée ne doit pas être sérieusement contestable. En l'espèce, la décision ne tranche pas le fond du litige mais précise les conditions de recevabilité d'une telle demande, sans se prononcer sur le bien-fondé de la créance au regard des textes applicables, notamment le code du travail et les décrets de 2019 et 2020. La solution retenue est que la demande de provision est rejetée, l'obligation étant considérée comme sérieusement contestable.

Avocat : CJA PUBLIC CHAVENT-MOUSEGHIAN-CAVROIS

3 décembre 2025
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-24BX01821

Avocat : LAVEISSIERE

2 décembre 2025• 4ème chambre (formation à 3)
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519128

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire refusant un visa de long séjour à une enfant mineure marocaine, orpheline, dont la sœur avait été désignée tutrice en France. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment d'une erreur d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 §1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CAZANAVE

2 décembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306649

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en plein contentieux par les parents de A... B..., était amené à se prononcer sur la responsabilité du CHU de Bordeaux pour une absence de repousse de l’ongle du gros orteil gauche, consécutive à une intervention chirurgicale de drainage d’un panaris réalisée en 2012. Constatant que l’état de l’instruction ne permettait pas de déterminer la cause du dommage, ni l’étendue des préjudices, le tribunal a ordonné une expertise médicale avant dire droit sur le fondement de l’article R. 621-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc une mesure d’instruction, et non un jugement au fond sur la responsabilité, qui est subordonnée à la démonstration d’une faute en application de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

2 décembre 2025• 5ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306680

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a été saisi par Mme et M. D... d’une demande d’indemnisation provisionnelle pour les préjudices subis par leur fils A... et par eux-mêmes, à la suite d’une faute lors de l’accouchement du 5 novembre 2015 au centre hospitalier universitaire de Bordeaux. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le rapport d’expertise était insuffisant pour établir un lien de causalité direct entre la faute alléguée et les séquelles neurologiques de l’enfant, et a ordonné une contre-expertise. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, sans faire droit aux demandes provisionnelles.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

2 décembre 2025• 5ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502143

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 5ème chambre, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant philippin, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du CESEDA, ni d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du même code. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Avocat : TRAVERSINI

2 décembre 2025• 5ème Chambre