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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 190 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 190

Décisions totales

383 581

Ordonnances

303 313

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : AVEEffacer tout
TA06Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505106

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à liquider une astreinte de 300 € par jour prononcée à l'encontre du préfet des Alpes-Maritimes pour inexécution d'une précédente ordonnance. Le juge a constaté que le préfet avait finalement convoqué Mme B... pour retirer son titre de séjour, exécutant ainsi la décision antérieure avec retard. En application des articles L.911-6 à L.911-8 du code de justice administrative, il a estimé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte, l'exécution étant intervenue. La requête a donc été intégralement rejetée.

Avocat : TRAVERSINI

31 octobre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505872

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur une demande de suspension d’une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour, a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet des Alpes-Maritimes, estimant que la simple convocation de la requérante ne rendait pas la requête sans objet. Le juge a reconnu l’urgence, en raison de la précarité administrative et professionnelle prolongée de Mme A..., mère de trois enfants français scolarisés à Nice. Il a également estimé que le délai anormalement long de traitement de sa demande était constitutif d’un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de rejet, au regard notamment des articles L.423-7 et L.423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TRAVERSINI

31 octobre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400236

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 14 novembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait « classé sans suite » la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. C..., ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que cette décision, qui portait une appréciation sur le droit au séjour, constituait un refus de titre de séjour faisant grief. L’annulation a été prononcée au motif que la décision ne comportait pas les prénom et nom de son auteur, en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : GARAVEL

31 octobre 2025• 5ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400900

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté préfectoral du 20 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la CEDH et article L. 423-23 du CESEDA), malgré sa scolarisation et la présence de sa famille en Guadeloupe, en raison de son arrivée récente et de ses attaches conservées en Haïti. La décision fixant le pays de renvoi a également été jugée légale, le requérant n'apportant pas la preuve de risques personnels de traitements inhumains ou dégradants (article 3 de la CEDH).

Avocat : LACAVE

30 octobre 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201586

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de Mme A..., agent contractuel du centre hospitalier général de Laval, contestant son licenciement pour inaptitude physique. La requérante soutenait notamment une erreur sur la date de son ancienneté, une insuffisance de motivation, une irrégularité de procédure et un défaut de recherche de reclassement. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la décision de licenciement était légale au regard des dispositions du décret n° 91-155 du 6 février 1991 et de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986.

Avocat : PARAVEMAN

30 octobre 2025• 7ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419114

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant roumain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de circulation d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle de l'intéressé.

Avocat : JULIE CAVERNE AVOCAT

30 octobre 2025• 7ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502691

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant un arrêté préfectoral du 13 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Il a ensuite jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante dans l'arrêté attaqué. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un défaut d'examen de la situation personnelle de M. A... et a considéré que le moyen d'erreur manifeste d'appréciation n'était pas suffisamment précisé.

Avocat : CAZANAVE

29 octobre 2025• 7ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503028

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B..., ressortissant srilankais, contestant un arrêté préfectoral du 3 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendu, une erreur de droit et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que la décision était fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral.

Avocat : RASOAVELOSON

29 octobre 2025• 7ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503692

Le Tribunal Administratif de Toulouse (7ème Chambre) a rejeté la requête de M. Briki, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment un défaut d'examen de sa situation, une erreur manifeste d'appréciation liée à son état de santé, et une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation et que le requérant n'établissait pas l'indisponibilité de son traitement médical en Tunisie, pays de renvoi. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CAZANAVE

29 octobre 2025• 7ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501717

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A... afin d’évaluer les conditions de sa prise en charge pour un asthme sévère au CHU de Bordeaux à partir de 2011, et les préjudices résultant d’une ostéonécrose bilatérale des têtes fémorales. La juridiction a jugé la mesure utile pour déterminer d’éventuelles fautes et l’existence d’une affection iatrogène relevant de l’ONIAM, sans préjuger des responsabilités. Un expert en orthopédie a été désigné, avec possibilité de recourir à un sapiteur, et la demande du CHU visant à contraindre la CPAM à communiquer sa créance avant le rapport a été rejetée.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

29 octobre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501823

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de M. A.... Ce dernier, propriétaire d'une maison à Ambarès-et-Lagrave, subit des inondations récurrentes qu'il attribue à un dysfonctionnement du réseau d'eaux pluviales lié à la construction d'un EHPAD voisin. Le juge a considéré que la mesure d'expertise était utile pour déterminer l'origine des désordres, évaluer les travaux nécessaires et chiffrer les préjudices, en vue d'un éventuel engagement de la responsabilité de la commune. Un expert a été désigné pour analyser les causes des inondations et proposer des solutions.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

29 octobre 2025
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300898

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par l’association UPAEL d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du conseil municipal de La Rochelle du 30 janvier 2023 résiliant un bail emphytéotique conclu en 1972, ainsi que d’une demande indemnitaire subséquente. Le tribunal a constaté le désistement de l’association de ses conclusions tendant à la reprise des relations contractuelles. Sur le fond, il a rejeté la requête en annulation et la demande indemnitaire, jugeant que la commune avait résilié le bail pour un motif d’intérêt général, tiré de l’organisation du service des temps de vie de l’enfant et de l’intérêt économique, et que l’association n’établissait pas de faute de nature à engager la responsabilité de la commune. La décision s’appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : LAGRAVE - JOUTEUX & ASSOCIÉS

28 octobre 2025• 1ère chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301250

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme C... contre l'arrêté du 12 août 2020 du maire de Port-d'Envaux portant non-opposition à la déclaration préalable de M. D... pour la réfection de toiture et la pose d'un bardage bois. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours contentieux de deux mois à compter de l'affichage sur le terrain, prévu à l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme, étant expiré. Le tribunal a également considéré que Mme C... ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.

Avocat : LAVEISSIERE

28 octobre 2025• 1ère chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507586

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. Nazari, ressortissant afghan, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendu, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) et de l'article 3 de la même convention (risques en cas de retour). Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu était inopérant, la procédure étant fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et que le moyen tiré de l'article 3 était infondé.

Avocat : CAZANAVE

28 octobre 2025• Reconduite à la frontière
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA02043

Avocat : TRAVERSINI

27 octobre 2025• 6ème chambre - formation à 3
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310145

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, annule la décision d’exclusion définitive prononcée le 28 septembre 2023 par la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants (SECOPSIE) de l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) du Centre hospitalier de Roanne à l’encontre de Mme A.... La juridiction retient que les pièces du dossier, notamment le bilan de stage, ne permettent pas de caractériser des actes incompatibles avec la sécurité des personnes, au sens de l’article 16 de l’arrêté du 21 avril 2007, justifiant une telle mesure. La décision est donc entachée d’une erreur d’appréciation. Le tribunal enjoint à la directrice de l’IFSI de réintégrer Mme A... et de lui permettre de poursuivre son cursus dans un délai de quinze jours.

Avocat : CJA PUBLIC CHAVENT-MOUSEGHIAN-CAVROIS

27 octobre 2025• 3ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405619

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante somalienne, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 12 juillet 2024 lui notifiant sa sortie d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFPRA avait déclaré sa demande d'asile irrecevable car elle bénéficiait d'une protection effective dans un autre État membre, ce qui mettait fin à son droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-2 et L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que l'OFII était fondé à mettre fin à son hébergement, et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, notamment sur l'effectivité de la protection en Espagne, n'était pas établi.

Avocat : CAZANAVE

27 octobre 2025• 1ère Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507253

Le Tribunal Administratif de Toulouse annule l'arrêté du préfet de l'Ariège assignant à résidence un ressortissant étranger. La juridiction a retenu que le préfet n'avait pas justifié de la notification régulière de l'obligation de quitter le territoire français préalable, rendant impossible la vérification de l'expiration du délai de départ volontaire, condition nécessaire à l'assignation sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette erreur de droit a entraîné l'annulation de la décision.

Avocat : CAZANAVE

24 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301658

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A..., fonctionnaire stagiaire de la commune de Lagny-sur-Marne, contestant deux arrêtés de mutation d’office sur un poste d’agent d’animation et demandant réparation pour harcèlement moral et préjudices. La requérante s’est désistée de ses conclusions en annulation après le retrait des arrêtés par la commune, mais a maintenu ses demandes indemnitaires. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Sur le fond indemnitaire, il a rejeté les conclusions de Mme A..., estimant que les illégalités invoquées n’étaient pas établies et que les faits de harcèlement moral n’étaient pas suffisamment démontrés, en application des dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984.

Avocat : CAVERNE

23 octobre 2025• 5ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2303373

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. A..., enseignant, qui contestait sa suspension de fonctions initiale (31 octobre 2023) et sa prolongation (28 février 2024) décidées par la rectrice de l’académie de Normandie. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, en validant la subdélégation de signature consentie à la secrétaire générale adjointe. Il a également jugé que les décisions, fondées sur l’article 43 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, n’étaient pas entachées d’erreur de droit, la suspension étant une mesure conservatoire ne nécessitant pas la fixation d’une durée précise.

Avocat : CAVELIER

21 octobre 2025• 2ème chambre