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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 190 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 190

Décisions totales

383 581

Ordonnances

265 183

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : AVEEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409273

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 25 octobre 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence habituelle de l'intéressé en France depuis l'âge de 14 ans, de sa scolarisation continue et de ses attaches familiales sur le territoire. La requête a été jugée recevable, la préfecture n'ayant pas prouvé la date de notification de l'arrêté contesté. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. B dans un délai de deux mois.

Avocat : CAZENAVE

2 juillet 2025• 7ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500681

Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. B. Le requérant, victime d'un AVC, conteste sa prise en charge du 16 au 27 janvier 2024 à l'unité neuro-vasculaire du centre hospitalier d'Agen-Nérac, estimant avoir subi des négligences, un retard de diagnostic d'une méningite nosocomiale et des séquelles. Le tribunal a désigné un expert pour déterminer si les soins prodigués étaient conformes aux règles de l'art, évaluer les préjudices et établir un éventuel lien de causalité avec les manquements allégués. Le centre hospitalier, qui ne s'oppose pas à la mesure, a formulé des protestations et réserves.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

2 juillet 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506620

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé pour suspendre le refus de la commune de Saint-Étienne de retirer ou d'abroger un arrêté de mise en sécurité du 24 juin 2024 concernant un immeuble, ainsi que le courrier de mise en demeure subséquent. Les requérants, copropriétaires, invoquent l'urgence financière liée aux travaux imposés et à la perte de loyers, ainsi que des doutes sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment son insuffisance de motivation, son caractère disproportionné et l'absence de péril immédiat. La commune conteste la recevabilité de la requête et l'urgence, arguant que les difficultés financières ne découlent pas directement de l'arrêté. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation justifiant une suspension, et a mis à leur charge les frais de procédure.

Avocat : CJA PUBLIC CHAVENT-MOUSEGHIAN-CAVROIS

1 juillet 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501113

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait à l'État de lui communiquer un rendez-vous ou de débloquer son accès à la plateforme ANEF pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le blocage de son dossier résultait de ses propres manquements (défaut de transmission de pièces et dépôt sous une identité différente) et qu'il n'avait pas épuisé les voies alternatives (contact du centre citoyen). La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais les conclusions principales ont été rejetées.

Avocat : CAVELIER

30 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403148

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour en qualité de travailleur salarié de M. C, ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que le motif initial, tiré du caractère incomplet ou non fiable des informations fournies, était entaché d'une erreur de fait, le requérant ayant produit des pièces probantes (autorisation de travail, contrat de travail, extrait K-bis). Le ministre de l'intérieur n'ayant pas proposé de substitution de motifs valable, la décision a été annulée. Il a été enjoint au ministre de délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Les articles L. 311-1, R. 313-1, R. 313-2 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été appliqués.

Avocat : TRAVERSINI

30 juin 2025• 10ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502087

Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’un recours en exécution d’un précédent jugement du 22 octobre 2024, a constaté l’inexécution par le préfet des Alpes-Maritimes de l’injonction de réexaminer la demande de titre de séjour de M. B. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 50 euros par jour de retard, à compter d’un délai de 15 jours suivant la notification de la décision. Les conclusions accessoires du requérant, notamment au titre des frais d’instance, ont été rejetées.

Avocat : TRAVERSINI

27 juin 2025• 6ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504504

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement, fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également écarté les moyens d'illégalité soulevés contre les décisions subséquentes, notamment celles relatives au pays de renvoi et à l'interdiction de retour.

Avocat : CAZANAVE

27 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500852

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 14 de la loi du 26 janvier 2024, un défaut d'examen de sa situation médicale et des violences conjugales. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des textes applicables, dont l'accord franco-algérien et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : CAVELIER

26 juin 2025• 3ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407102

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 janvier 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation et n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article 9 de la convention franco-congolaise, le requérant ne justifiant pas de la réalité et du sérieux de ses études. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination, privées de base légale selon le requérant, ont été validées. La décision s'appuie sur la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CAZANAVE

26 juin 2025• 6ème Chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300676

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de Mme B, agent contractuel en CDI, contestant le refus du groupe hospitalier Est de La Réunion (GHER) de la réintégrer après un congé pour convenances personnelles, ainsi que la nomination d’une lauréate à un concours de préparateur en pharmacie. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme B, jugeant que la décision de refus de réintégration du 29 mars 2023 était légale au regard des articles L. 332-15 et L. 332-19 du code général de la fonction publique et du décret n°91-155 du 6 février 1991, l’administration ayant démontré l’absence de poste vacant compatible avec ses qualifications. Concernant la décision du 28 avril 2023 relative au concours, le tribunal a estimé que Mme B ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant pour en demander l’annulation.

Avocat : PARAVEMAN

26 juin 2025• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301511

Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du 22 septembre 2023 par laquelle le directeur général du groupe hospitalier Est de La Réunion (GHER) a licencié Mme B, préparatrice en pharmacie hospitalière. Le tribunal a jugé que le licenciement, motivé par l'absence de poste vacant, était entaché d'une erreur de droit et de fait, car il existait des postes vacants pourvus par des agents en contrat à durée déterminée, et que Mme B, en contrat à durée indéterminée, disposait d'un droit à être réemployée. La décision s'appuie sur les articles L. 332-15, L. 332-17 et L. 332-19 du code général de la fonction publique, ainsi que sur l'article 21 du décret n°91-155 du 6 février 1991.

Avocat : PARAVEMAN

26 juin 2025• 2ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405247

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 14 août 2024 refusant un titre de séjour à Mme A C, ressortissante philippine, et les mesures d'éloignement subséquentes. La requérante contestait ce refus en invoquant notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en rejetant la demande, compte tenu de la présence continue de l'intéressée depuis 2019, de son activité professionnelle stable et de ses efforts d'intégration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour portant la mention "salarié" dans un délai de trois mois.

Avocat : TRAVERSINI

26 juin 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406202

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 18 octobre 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait un titre de séjour à une ressortissante philippine, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour alors que la requérante justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination sont également annulées.

Avocat : TRAVERSINI

26 juin 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500764

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant philippin, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cet arrêté méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que M. A justifiait d'une présence continue et stable en France depuis 2014, d'une intégration professionnelle et d'une vie familiale établie avec son épouse, rendant la mesure disproportionnée. En conséquence, l'arrêté a été annulé et il a été enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. A.

Avocat : TRAVERSINI

26 juin 2025• 1ère chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400421

Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par Mme H d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du groupe hospitalier Est de La Réunion (GHER) de lui communiquer les contrats de travail et arrêtés de stagiairisation/titularisation des préparateurs en pharmacie recrutés depuis janvier 2023. Constatant que certains documents avaient été transmis en cours d’instance, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Pour le surplus, il a annulé la décision implicite de refus et enjoint au GHER de communiquer les documents restants dans un délai de deux semaines, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : PARAVEMAN

26 juin 2025• R222-13 (JU 2)
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-23MA03164

Avocat : TRAVERSINI

25 juin 2025• 4ème chambre-formation à 3
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501273

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B, ressortissante indonésienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Orne refusant de lui délivrer un titre de séjour "travailleur temporaire" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'illégalité, le préfet ayant suffisamment examiné sa situation et la requérante ne justifiant pas d'une autorisation de travail préalable, condition requise par l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.

Avocat : CAVELIER

25 juin 2025• 2ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401761

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus du préfet de la Manche d’autoriser le regroupement familial pour ses quatre enfants. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était signée régulièrement, que l’avis du maire de Saint-Lô avait bien été recueilli, et que la condition de logement prévue à l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’était pas remplie. La demande d’annulation a donc été rejetée.

Avocat : CAVELIER

25 juin 2025• 2ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500284

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante cap-verdienne, et lui faisant obligation de quitter le territoire. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance des stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, l'intérêt supérieur de l'enfant n'ayant pas été une considération primordiale dans la décision. Le tribunal a ainsi fait droit au moyen soulevé par la requérante, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

Avocat : TRAVERSINI

25 juin 2025• 3ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500160

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants philippins, qui contestaient les arrêtés du 17 décembre 2024 du préfet des Alpes-Maritimes leur refusant un titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. Il a également jugé que l'obligation de quitter le territoire n'était pas entachée d'illégalité, ni d'un défaut de motivation au regard de l'article L. 613-1 du même code. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions des requérants, y compris leurs demandes d'injonction et celles fondées sur les frais de justice.

Avocat : TRAVERSINI

25 juin 2025• 3ème Chambre