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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 190 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 190

Décisions totales

383 581

Ordonnances

309 140

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : AVEEffacer tout
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310193

Le Tribunal administratif de Versailles annule le refus du préfet de l'Essonne de renouveler la carte de séjour pluriannuelle de M. A, ressortissant congolais. Le tribunal estime que la menace pour l'ordre public invoquée par le préfet n'est pas suffisamment établie, les condamnations étant anciennes et les autres signalements non suivis de condamnations. La décision se fonde sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au requérant.

Avocat : GARAVEL

6 mai 2025• 7éme chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504552

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la sanction d'exclusion temporaire de quatre mois (dont deux avec sursis) infligée à une aide-soignante par son EHPAD employeur. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par la requérante (notamment la prescription des faits, le défaut de matérialité, le vice de procédure disciplinaire, la disproportion de la sanction et la discrimination syndicale) n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d'urgence n'a pas été examinée. Les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont donc été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CJA PUBLIC CHAVENT-MOUSEGHIAN-CAVROIS

6 mai 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502749

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne ordonnant son transfert aux autorités espagnoles en application du règlement (UE) n°604/2013. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (absence de remise de brochure et défaut d’entretien individuel), ainsi qu’une erreur manifeste d’appréciation liée à son état de santé. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, estimant que la procédure avait été régulièrement suivie et que le préfet n’avait pas commis d’erreur en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l’article 17. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de la décision de transfert.

Avocat : CAZANAVE

5 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403111

Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision du 30 avril 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé d'enregistrer la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme B. Le tribunal retient que cette décision est entachée d'un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen. L'Etat est condamné à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.

Avocat : TRAVERSINI

30 avril 2025• 4ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406854

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme A, ressortissante philippine, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un défaut de motivation, estimant l'arrêté suffisamment motivé. Il a également écarté le moyen de procédure relatif à la saisine de la commission du titre de séjour, faute pour la requérante d'avoir démontré une résidence habituelle en France de plus de dix ans par des pièces suffisamment diversifiées et probantes. Enfin, le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme A au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TRAVERSINI

30 avril 2025• 4ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502276

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté les requêtes de M. B, un ressortissant ivoirien, contestant son transfert aux autorités suisses et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert ne méconnaissait pas les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, ni l’article 17 de ce même règlement, et qu’elle n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. Par conséquent, l’assignation à résidence, fondée sur cette décision légale, a également été validée. La solution retenue s’appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CAZANAVE

30 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401593

Le Tribunal administratif de Caen a examiné la requête de M. A, un ressortissant nigérian, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 24 mai 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a accepté la substitution de base légale demandée par l'OFII, estimant que la situation de M. A, qui avait présenté une demande de réexamen d'asile, relevait du 3° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non de l'article L. 551-16 initialement invoqué. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation de sa vulnérabilité. La requête de M. A a donc été rejetée.

Avocat : CAVELIER

30 avril 2025• 2ème chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA02943

Avocat : MAGENTA;SCP BERTHILIER-TAVERDIN

29 avril 2025• 8ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2202376

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis par la commune de Courseulles-sur-Mer pour le recouvrement d’une indemnité d’occupation sans titre du domaine public. Le requérant invoquait notamment un défaut de signature et de motivation du titre, l’absence de base légale et le caractère disproportionné de l’indemnité. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que le titre était régulier en la forme, que la délibération fixant les tarifs était applicable et que le montant n’était pas disproportionné. La requête a été rejetée, et M. A a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : CAVELIER

25 avril 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401887

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, annule la décision du 29 mars 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant comorien. Le tribunal juge que ce refus, fondé sur l'existence d'une précédente obligation de quitter le territoire, méconnaît l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le requérant justifiait d'éléments nouveaux relatifs au handicap de son fils, rendant sa demande non abusive ou dilatoire. En conséquence, il enjoint au préfet de procéder à l'enregistrement de la demande et de délivrer un récépissé dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : TRAVERSINI

25 avril 2025• 2ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405174

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. C, a annulé l'arrêté du 30 juillet 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait refusé son admission exceptionnelle au séjour et l'avait obligé à quitter le territoire. La juridiction a considéré que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en raison de l'ancienneté et de l'intensité des liens personnels et familiaux de M. C en France, notamment la présence de sa fille scolarisée. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. C une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Avocat : TRAVERSINI

25 avril 2025• 2ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405454

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 9 août 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante philippine, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cet arrêté méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la présence continue et habituelle de l'intéressée en France depuis quatorze ans et de l'absence d'attaches familiales dans son pays d'origine. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme A.

Avocat : TRAVERSINI

25 avril 2025• 2ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406416

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant philippin, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes refusant son admission exceptionnelle au séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, faute de demande sur ce fondement. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne démontrant pas de liens suffisamment anciens et intenses en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : TRAVERSINI

25 avril 2025• 2ème Chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2101098

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi d’une requête en annulation d’une convention de partenariat conclue le 12 mai 2021 entre le CHU de La Réunion et le groupe Clinifutur, organisant la prise en charge des patients en urologie après la fermeture du service du CHU. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des droits des usagers, du droit à la protection de la santé, de l’égal accès aux soins, de la dignité des patients, ainsi que des règles de la commande publique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code de la commande publique.

Avocat : PARAVEMAN

24 avril 2025• 3ème chambre
TA14Décision

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401225

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A E pour contester une décision de la caisse d'allocations familiales de la Manche du 11 mars 2024 confirmant un indu de 10 601,51 euros, incluant des allocations de logement familiale et sociale. Le tribunal a limité son examen aux seuls indus d’allocations de logement (3 721 euros), la requérante ayant déjà saisi le tribunal judiciaire de Rennes pour l’indu d’allocation adulte handicapé. Il a rejeté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que la décision attaquée, signée par la directrice de la caisse, était régulière et suffisamment motivée par renvoi à l’avis de la commission de recours amiable. La solution retenue est fondée sur les articles L. 821-1 et L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : JULIE CAVERNE AVOCAT

24 avril 2025• 3ème chambre JU
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500570

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 20 février 2025 par lequel le préfet de La Réunion avait placé d'office M. A, inspecteur du travail, en congé de longue maladie. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu des conséquences graves et immédiates de la décision sur la situation professionnelle, financière et personnelle du requérant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté, en raison d'une possible erreur de qualification juridique des faits au regard des articles L. 822-6 du code général de la fonction publique et 34 du décret n°86-442 du 14 mars 1986.

Avocat : PARAVEMAN

24 avril 2025
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405856

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en 1ère chambre, a examiné les requêtes de Mme A D épouse C et de M. B C, ressortissants philippins, contestant les arrêtés du 4 octobre 2024 du préfet des Alpes-Maritimes leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'illégalité au regard des textes invoqués.

Avocat : TRAVERSINI

24 avril 2025• 1ère chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501054

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les requêtes de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 30 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an, et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et a validé les décisions du préfet de la Charente. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires, sans faire droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : CAZANAVE

24 avril 2025• étrangers JU
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401651

Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 24 avril 2024 par laquelle le préfet du Calvados avait suspendu l'instruction de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant soudanais bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée en droit, en méconnaissance de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : CAVELIER

23 avril 2025• 3ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426394

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D, qui s'interroge sur les conditions de sa prise en charge à l'hôpital Necker en octobre 2018 puis au CHU de Bordeaux Pellegrin, ayant conduit à une amputation de la jambe droite. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d'une éventuelle action en responsabilité. Le tribunal a rejeté la demande d'autorisation préalable de recourir à un sapiteur, rappelant que cette autorisation doit être sollicitée ultérieurement par l'expert, et a également écarté la demande visant à imposer un pré-rapport, cette formalité n'étant pas obligatoire.

Avocat : CABINET GRAVELLIER, LIEF, DE LAGAUSIE (SCP)

23 avril 2025