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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

330 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

330

Décisions totales

383 581

Ordonnances

254 720

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : AVEEffacer tout
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503164

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. En cours d’instance, le préfet du Calvados a convoqué l’intéressé pour lui remettre le document sollicité, rendant sans objet les conclusions à fin d’injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. En revanche, il a fait droit à la demande de frais d’instance en condamnant l’État à verser 600 euros à l’avocat du requérant au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CAVELIER

19 novembre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506256

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant philippin, d’une demande d’injonction visant à obtenir une convocation en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, désistement dont le juge lui a donné acte. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée, et les conclusions relatives aux frais d’instance ont été écartées.

TRAVERSINI

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
17 novembre 2025
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504849

Le tribunal administratif d’Orléans est saisi d’une requête de la SAS Penske Autosport Fr demandant le remboursement de crédits de TVA pour 146 529 euros. La directrice régionale des finances publiques soulève l’incompétence territoriale du tribunal, la société relevant du service des impôts de Paris 8e. En application des articles R. 351-3 et R. 351-6 du code de justice administrative, le tribunal constate que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Paris. Il transmet donc le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État pour qu’il règle la question de compétence.

Avocat : BRYAN CAVE LEIGHTON PAISNER (FRANCE) LLP

14 novembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2303340

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B..., exploitant arboricole, qui demandait la condamnation de la métropole de Saint-Étienne pour les dommages causés à sa retenue collinaire par des débordements du réseau d'assainissement en décembre 2018 et mai 2019. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute du maître de l'ouvrage public était engagée, car le dommage accidentel subi par le requérant, un tiers par rapport à l'ouvrage, résultait du fonctionnement de celui-ci. La métropole n'ayant pas démontré de faute de la victime ou de cas de force majeure, elle a été condamnée à verser à M. B... une indemnité de 10 000 euros en réparation de ses préjudices moral et de jouissance. La demande d'injonction a été rejetée, la pollution ayant cessé suite aux travaux réalisés par la métropole en mars 2022.

Avocat : CJA PUBLIC CHAVENT-MOUSEGHIAN-CAVROIS

13 novembre 2025• 6ème chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503013

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a constaté que Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation le 17 octobre 2024, n'avait pas reçu d'offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. En conséquence, le juge a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à son relogement sous astreinte de 200 euros par jour de retard, destinée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue applique l'obligation de résultat de l'État en matière de droit au logement opposable, conformément aux dispositions du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : KAMGAING PIERRE-CLAVER

3 novembre 2025
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505645

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre la décision du préfet des Alpes-Maritains accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la requérante avait contribué à créer elle-même la situation d’urgence invoquée en raison de l’ancienneté de ses impayés de loyers (antérieurs à 2017) et du non-respect des échéanciers d’apurement fixés par un jugement de 2018. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : KAMGAING PIERRE-CLAVER

3 novembre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401212

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’une requête en injonction visant à obtenir un logement adapté sous astreinte. Le préfet des Bouches-du-Rhône a fait valoir que la demande était devenue sans objet. Le juge a constaté que l’intéressé avait signé un bail le 15 novembre 2024 et que sa demande de logement social avait été radiée, rendant les conclusions à fin d’injonction sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. L’État a été condamné à verser 1 100 euros à l’avocate de M. B... au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : NAVE

30 octobre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501717

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A... afin d’évaluer les conditions de sa prise en charge pour un asthme sévère au CHU de Bordeaux à partir de 2011, et les préjudices résultant d’une ostéonécrose bilatérale des têtes fémorales. La juridiction a jugé la mesure utile pour déterminer d’éventuelles fautes et l’existence d’une affection iatrogène relevant de l’ONIAM, sans préjuger des responsabilités. Un expert en orthopédie a été désigné, avec possibilité de recourir à un sapiteur, et la demande du CHU visant à contraindre la CPAM à communiquer sa créance avant le rapport a été rejetée.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

29 octobre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501823

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de M. A.... Ce dernier, propriétaire d'une maison à Ambarès-et-Lagrave, subit des inondations récurrentes qu'il attribue à un dysfonctionnement du réseau d'eaux pluviales lié à la construction d'un EHPAD voisin. Le juge a considéré que la mesure d'expertise était utile pour déterminer l'origine des désordres, évaluer les travaux nécessaires et chiffrer les préjudices, en vue d'un éventuel engagement de la responsabilité de la commune. Un expert a été désigné pour analyser les causes des inondations et proposer des solutions.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

29 octobre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301658

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A..., fonctionnaire stagiaire de la commune de Lagny-sur-Marne, contestant deux arrêtés de mutation d’office sur un poste d’agent d’animation et demandant réparation pour harcèlement moral et préjudices. La requérante s’est désistée de ses conclusions en annulation après le retrait des arrêtés par la commune, mais a maintenu ses demandes indemnitaires. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Sur le fond indemnitaire, il a rejeté les conclusions de Mme A..., estimant que les illégalités invoquées n’étaient pas établies et que les faits de harcèlement moral n’étaient pas suffisamment démontrés, en application des dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984.

Avocat : CAVERNE

23 octobre 2025• 5ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505540

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de convoquer M. B..., ressortissant philippin, afin qu’il puisse déposer sa première demande de titre de séjour et obtenir un récépissé. Le juge a retenu l’urgence et l’utilité de la mesure face à la carence de l’administration, qui n’a pas permis au requérant d’obtenir un rendez-vous en ligne malgré ses tentatives répétées. L’ordonnance impose un délai de huit jours pour la convocation, sans astreinte, et condamne l’État à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : TRAVERSINI

17 octobre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517173

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de provision de 43 600 euros présentée par M. B..., enseignant victime d'un accident de service reconnu imputable. Le juge estime que l'obligation indemnitaire invoquée est sérieusement contestable, faute pour le requérant d'avoir apporté des éléments suffisants pour caractériser et évaluer ses préjudices. La décision applique les dispositions relatives à la provision, qui exigent une obligation non sérieusement contestable.

Avocat : PARAVEMAN

17 octobre 2025
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502786

Référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) devant le Tribunal administratif de Caen. La requérante demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé l'autorisant à travailler. Le préfet ayant délivré le document sollicité postérieurement à l'introduction de la requête, le juge constate un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. L'Etat est condamné à verser 400 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : CAVELIER

14 octobre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328608

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Paris-Granville et d'autres requérants d'une demande de condamnation du Théâtre national de la danse Chaillot à les indemniser pour les préjudices subis dans le cadre de l'exploitation des espaces de restauration du théâtre. Les requérants invoquaient notamment la responsabilité contractuelle et quasi-contractuelle de l'établissement, en raison d'un manquement à son obligation de loyauté et de modifications unilatérales des conditions d'exploitation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la responsabilité du théâtre ne pouvait être engagée en l'absence de conclusion d'une convention d'occupation du domaine public et que les conditions de l'enrichissement sans cause n'étaient pas réunies. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.

Avocat : BRILLIER LAVERDURE

14 octobre 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501741

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 150 euros en réparation d'un préjudice moral suite à une fouille à nu. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B... n'a pas produit de demande préalable auprès de l'administration concernant le fait générateur invoqué (fouille du 23 février 2025), en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande préalable qu'il a fournie portait sur un objet différent (une fouille du 2 juillet 2023). L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : CAZANAVE

13 octobre 2025
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503902

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par l’association Bien vivre en Bretagne romantique d’un recours de plein contentieux visant à obtenir le versement d’un solde de subvention de 10 000 euros. Le tribunal a invité l’association, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions. En l’absence de réponse dans le délai imparti, l’association est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement.

Avocat : AVELINE BOQUET STÉPHANE

13 octobre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503287

Le Tribunal administratif de Nice, saisi en plein contentieux d’une demande de liquidation provisoire d’une astreinte de 200 € par jour prononcée par un jugement du 20 mars 2025, constate que le préfet des Alpes-Maritimes a pris le 15 avril 2025 une décision de refus de séjour avec obligation de quitter le territoire, notifiée le 11 juillet 2025. Cette décision constitue une exécution du jugement initial du 18 juillet 2024 enjoignant le réexamen de la situation de Mme B... Il n’y a donc plus lieu de statuer sur la liquidation de l’astreinte, et les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Avocat : TRAVERSINI

2 octobre 2025• 1ère chambre
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502931

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande d'un jeune se déclarant mineur non accompagné (M. A) d'être hébergé par le département. Le juge a retenu qu'il existe une carence manifeste du département, qui n'a pas procédé à l'analyse d'authenticité des documents d'état civil présentés, et que cette carence porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de M. A de ne pas être privé de protection. En conséquence, le tribunal a ordonné au département du Calvados de procéder à un hébergement d'urgence de M. A dans l'attente d'une décision du juge judiciaire sur sa minorité. La décision s'appuie sur les articles L. 221-1, L. 222-5 et L. 223-2 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les articles 375 et suivants du code civil.

Avocat : CAVELIER

19 septembre 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2200560

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. I, qui demandait la condamnation de la commune de Le Castelet à lui verser 65 736,51 euros pour des préjudices résultant d’un harcèlement moral. Le tribunal a estimé que les éléments présentés par le requérant, notamment une surcharge de travail et des tensions liées à la fusion des communes, ne constituaient pas des faits précis et concordants permettant de présumer l’existence d’un harcèlement moral au sens de l’article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983. En l’absence de faute établie de la commune, la responsabilité de celle-ci n’a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : CAVELIER

19 septembre 2025• 1ère chambre
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308755

Le Tribunal administratif de Montreuil est saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par la société Segro Public Limited Company. Celle-ci conteste la conformité aux principes d’égalité devant la loi et devant les charges publiques des articles 115 quinquies et 187-1-1° du code général des impôts, qui fondent les rappels de retenue à la source mis à sa charge pour les années 2018 à 2020. Le tribunal constate que les dispositions contestées sont applicables au litige et n’ont pas déjà été déclarées conformes à la Constitution. Il estime que la question présente un caractère sérieux et décide de transmettre la QPC au Conseil d’État.

Avocat : BRYAN CAVE LEIGHTON PAISNER

18 septembre 2025