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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 190 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 190

Décisions totales

383 581

Ordonnances

256 258

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : AVEEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406248

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D..., de nationalité sénégalaise, qui demandait l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus de l'autorité consulaire française à Dakar de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de visiteur. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas de la nécessité d'un séjour de plus de quatre-vingt-dix jours en France, ce qui constitue un motif suffisant pour fonder le refus. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 312-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le large pouvoir d'appréciation des autorités consulaires en la matière.

Avocat : CAZANAVE

30 décembre 2025• 11ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522849

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer la demande de renouvellement de carte de résident de Mme B... et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, sous un délai de quinze jours. La requérante, résidente régulière depuis 2015 et conjointe de Français, justifiait d'une urgence caractérisée par la suspension de son contrat de travail et l'absence de traitement de sa demande depuis plus de deux mois. Le tribunal a retenu que l'administration était tenue d'enregistrer la demande dans un délai raisonnable, sans que cette mesure ne fasse obstacle à une décision administrative antérieure. L'État a été condamné à verser 800 euros à Mme B... au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL DOUCHET - DE LAVENNE - ASSOCIES

30 décembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503971

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... D... d'une demande de nouvelle expertise médicale et de versement d'une provision de 30 000 euros, suite à un retard de prise en charge d'un syndrome des loges à la main gauche au centre hospitalier de Sud-Gironde, survenu en 2021. Le juge des référés a fait droit à la demande d'expertise complémentaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'évaluer l'ensemble des préjudices de la requérante après consolidation de son état de santé. En revanche, la demande de provision, fondée sur l'article R. 541-1 du même code, a été rejetée en raison de l'existence de contestations sérieuses sur le montant des préjudices invoqués, les parties adverses (l'hôpital et son assureur) contestant les évaluations chiffrées de Mme D....

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

29 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502448

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 16 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également relevé que l'arrêté ne comportait pas de décision de refus de titre de séjour, rendant inopérant le moyen y afférent. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 613-1.

Avocat : SCP BERTHILIER & TAVERDIN

26 décembre 2025• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305761

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A..., ressortissant camerounais, contestant la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne sur sa demande d’admission au séjour. Le tribunal a annulé cette décision pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l’intéressé. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

Avocat : GARAVEL

24 décembre 2025• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500347

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée par le CHU de La Réunion. La requête a été jugée irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, la décision ayant été notifiée le 9 octobre 2024 et la requête enregistrée le 5 mars 2025. Le tribunal n'a donc pas examiné le fond du litige, notamment le défaut d'aménagement de poste lié à la reconnaissance de travailleur handicapé.

Avocat : PARAVEMAN

24 décembre 2025• 2ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503979

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a été saisi par M. C..., ressortissant malien, d’une demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 31 octobre 2025 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait l’urgence, liée à la perte de son contrat d’apprentissage et de sa prise en charge par l’aide sociale à l’enfance, ainsi qu’un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie et qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté attaqué.

Avocat : CAVELIER

24 décembre 2025
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303919

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL Media Sud Conseil, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour l’année 2018, d’un montant total de 44 384 euros. Le tribunal a jugé que l’administration pouvait se fonder sur la comptabilité non probante de la société pour établir les redressements, et que les moyens soulevés, notamment sur l’absence de prescription de la TVA et la qualification des abandons de salaires, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles 38 et 271 du code général des impôts, ainsi que sur le livre des procédures fiscales.

Avocat : DELBOSC CLAVET BLANC CURZU

22 décembre 2025• 4ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400763

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL Media Sud Conseil, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée. La société soutenait notamment que l’administration ne pouvait rejeter sa comptabilité tout en s’y fondant pour établir les redressements, et contestait le bien-fondé des rectifications pour plusieurs clients ainsi que les majorations appliquées. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions supplémentaires et l’amende infligée sur le fondement du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : DELBOSC CLAVET BLANC CURZU

22 décembre 2025• 4ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503678

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... demandant l'annulation de l'arrêté du 12 novembre 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée au regard de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en visant les textes applicables et en mentionnant l'impossibilité d'exécuter l'éloignement. Il a également écarté les moyens tirés du défaut de droit d'être entendu, de l'erreur de droit sur la durée totale de l'assignation, et de l'absence de perspective raisonnable d'éloignement. En conséquence, le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle mais a rejeté les conclusions principales et accessoires de la requête.

Avocat : CAZANAVE

22 décembre 2025• étrangers JU
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521345

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur la demande de renouvellement de carte de résident de Mme D..., ressortissante sri lankaise, ou, à défaut, de lui délivrer un récépissé, dans un délai de quinze jours. La requérante, épouse d'un ressortissant français et mère de trois enfants français, justifiait d'une situation d'urgence caractérisée par l'absence de réponse de l'administration depuis plusieurs mois et la menace de perte de son emploi. Le tribunal a également condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme D... au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL DOUCHET - DE LAVENNE - ASSOCIES

22 décembre 2025
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-24NC02371

Avocat : HAVEN

18 décembre 2025• 2ème chambre - formation à 3
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404688

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... contestant la décision de la commission de médiation de la Haute-Garonne du 23 mai 2024, qui avait refusé de le reconnaître comme prioritaire pour un hébergement. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de défaut d’examen de la situation personnelle du requérant. Il a également jugé que la commission n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation ni méconnu les stipulations de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant et de l’article 24 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. La solution retenue est fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : CAZANAVE

18 décembre 2025• Cellule juge unique
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508856

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 14 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendu, une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article 3-1 de la CIDE), ainsi qu'une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée aux droits de l'intéressé au regard des textes applicables (CESDH, CESCR, CESDHA). En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de la mesure d'éloignement.

Avocat : CAZANAVE

18 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500098

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe annule l'arrêté du 27 juin 2024 par lequel le préfet a refusé un titre de séjour à M. A..., ressortissant haïtien, et l'a obligé à quitter le territoire. La solution retenue se fonde sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la situation de violence généralisée en Haïti, qualifiée de conflit armé interne. Le tribunal estime que le renvoi vers Haïti expose l'intéressé à un risque réel de traitements inhumains ou dégradants, l'administration n'ayant pas démontré qu'il éviterait les zones les plus dangereuses (Port-au-Prince, départements de l'Ouest et de l'Artibonite). L'arrêté est donc annulé, et le préfet est enjoint de réexaminer la situation de M. A... sous un mois.

Avocat : LACAVE

18 décembre 2025• 2ème Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302475

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SAS CM Approvisionnement, qui contestait un arrêté du maire de Périgny la mettant en demeure de cesser une activité de vente au détail aux particuliers dans un marché de gros situé en zone UX. Le tribunal a jugé que cette activité était interdite par le règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) applicable à la zone UX. Il a écarté les moyens de procédure et de fond soulevés par la société, estimant notamment que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire avait été régulière. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 480-1 et L. 481-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : LAGRAVE - JOUTEUX & ASSOCIÉS

18 décembre 2025• 2ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503012

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B... contre un arrêté préfectoral du 28 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que la procédure était régulière au regard de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Il a également écarté les autres moyens, notamment ceux fondés sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B... et confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : CAZANAVE

17 décembre 2025• 7ème Chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402795

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme E..., rédactrice territoriale, qui contestait le refus du département du Calvados de revaloriser rétroactivement son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) pour la période du 1er janvier 2021 au 31 août 2023. La requérante demandait l'application du classement de son poste dans le groupe 8 « métiers d'ingénierie » avant le 1er septembre 2023. Le tribunal a jugé que la décision de refus n'avait pas à être motivée, qu'elle n'était pas entachée d'erreur de fait, et que Mme E... n'établissait pas que ses missions justifiaient un classement supérieur avant la date retenue par l'administration. La solution s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 relatif au RIFSEEP.

Avocat : CAVELIER

17 décembre 2025• 2ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501926

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les requêtes de M. et Mme G..., parents d'un enfant malade, contestant les arrêtés préfectoraux du 19 mai 2025 refusant leur autorisation provisoire de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et proportionnées, et qu'elles ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale ni à l'intérêt supérieur de leur enfant.

Avocat : CAVELIER

17 décembre 2025• 2ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503900

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 6 octobre 2025 par laquelle le préfet de l’Orne a rejeté la demande de regroupement familial de M. C... pour son épouse afghane. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, compte tenu de la précarité du séjour de l’épouse en Iran et du risque de renvoi en Afghanistan. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur l’insuffisance des ressources du requérant au regard des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CAVELIER

17 décembre 2025